A l'occasion d'une matinale organisée par l'Observatoire du Véhicule d'entreprise, les spécialistes se sont penchés sur la question des boîtiers embarqués, de leur utilité et de leur légalité.
En 2006, plus de 2,1 millions de systèmes de navigation ont été vendus en première monte en Europe, soit une hausse de 10 % par rapport à 2005. Le véritable boom de la géolocalisation a porté sur les PND (Personal Navigation Device) : 14,5 millions d'unités ont été vendus l'an passé soit 40 % de plus qu'en 2005. "Il y a une véritable émulation sur ces technologies", a rappelé à cette occasion Emmanuel Grandserre, Directeur Associé de 4icom. A ce jour, la solution via Bluetooth et la solution avec la carte Sim embarquée sont proposées et les intervenants ont relevé la nécessité d'une harmonisation européenne quant à ces services d'urgence. "Volvo et PSA ont lancé leur propre service", a d'ailleurs souligné Emmanuel Grandserre. La question du financement de la mise en place des services d'urgence était également au centre du débat : qui doit assurer ces coûts ? Aucun volontaire ne s'est proposé.
La géolocalisation sous surveillance
Serge Deleau, Directeur Général de Masternaut, a tenu à mettre en valeur l'intérêt des boîtiers embarqués pour la géolocalisation en milieu professionnel en ce qu'ils favorisent les gains de temps productifs. Ces boîtiers valent à ce jour entre 30 et 70 euros par mois et par véhicule pour un client Masternaut. La discussion a ensuite mis en lumière le concept du "Pay as you drive", une assurance adaptée à l'utilisation réelle du véhicule via une boîte embarquée. Cette solution est actuellement effective en Grande-Bretagne, en Italie et aux Etats-Unis. Toutefois, le développement des boîtiers embarqués en France reste encore très largement soumis au contrôle de la CNIL, notamment en milieu professionnel. "Le détournement de finalité est juridiquement condamnable dans l'usage du "Pay as you drive" en Europe. Nous avons de nombreuses demandes de salariés sur la légalité de cette procédure, notamment en provenance des petites entreprises où les pressions syndicales sont moins fortes", tenait a rappeler Sophie Nerbonne, Chef du département division des affaires économiques de la CNIL. A l'issue de cette rencontre, au hasard d'une discussion, un professionnel n'hésitait pas d'ailleurs à déplorer la présence contraignante de la CNIL comme frein au développement de ces technologies sur le territoire français.
Benoît Landré
Benoit Landré
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