Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Succession ouverte

En plus d’un design qui demeure un élément fort, le CLS pourra compter sur une gamme de mécaniques modernes qui lui permet d’afficher, pour le 250 CDI, seulement 134 g de CO2.

Succession ouverte

Après 170 000 ventes, mais surtout après avoir bénéficié d’une image fantastique, le CLS passe la main. Une succession difficile tant ce coupé 4 portes a longtemps fait figure d’ovni automobile au service de l’image de Mercedes.

Il n’est jamais simple de renouveler une icône. Pas que le CLS soit un modèle installé depuis des décennies dans la gamme ou que son volume soit primordial pour Mercedes, mais depuis son apparition en 2004, ce coupé 4 portes, premier du genre, a superbement fait briller l’Etoile. Il a même été un “vecteur de tendance stylistique” pour Mercedes qui a une nouvelle fois pu se targuer d’être un pionnier, longtemps sans concurrence. Après six années et 170 000 unités vendues, dont 7 350 en France, l’heure du renouvellement a donc sonné.

Bien que technologie, qualité et sécurité aient joué et joueront un rôle important, on y reviendra, le design reste la pierre angulaire de ce succès. En effet, pour 64 % des acheteurs de la première génération, le coup de crayon a été le premier critère de choix. Pour ce nouvel opus, pas de révolution mais de larges évolutions. Comme le reste de la gamme, le CLS cuvée 2010 perd de ses rondeurs pour des lignes et des surfaces plus tendues. Même si Mercedes affirme que le CLS est “autonome” et immédiatement reconnaissable dans la gamme, sa filiation est ici bien plus forte. Cependant, aussi important soit le design, cet élément émotionnel, le CLS ne manque pas d’atouts plus rationnels.

134 g de CO2 ! Qui dit mieux ?

Lors de son lancement, en janvier prochain, le CLS sera disponible avec deux nouvelles mécaniques V6. Bien que le bloc V6 essence, entièrement nouveau et inauguré sur la Classe S, puisse mettre en avant une consommation mixte moyenne comprise entre 6,8 et 7 litres, en baisse de 25 %, marché français oblige, le nouveau V6 Diesel a davantage retenu notre attention. Apparu sur le Classe R, en septembre dernier, il passe de 224 à 265 chevaux (+ 18 %) tout en offrant une consommation moyenne et des émissions en baisse de 21 %, de 7,6/8,1 à 6/6,1 litres pour 100 km et de 200/215 g à 159/160 g de CO2. Si le constructeur avait conservé la même structure de gamme que pour la génération précédente, il s’agirait ici de la “meilleure” offre. Mais, Mercedes a ajouté une nouvelle mécanique, 4 cylindres, à la gamme lui permettant d’afficher une consommation mixte de 5,1 l et 134 g de CO2. Ce bloc de dernière génération, qui a dernièrement migré sous le capot de la Classe S, développe 204 ch mais surtout un couple de 500 Nm qui devrait procurer un bel agrément. Pour juger, il faudra toutefois patienter jusqu’au mois d’avril. En revanche, se pose une question d’image : même à l’heure du down-sizing, le mariage entre ce type de voiture luxueuse, facturée 63 000 e, et une mécanique 4 cylindres, aussi performante soit-elle, va-t-il séduire ? Mercedes l’assure. Face à ce CLS 250 CDi, Audi a choisi pour son A7 un V6 3.0 TDi lui aussi de 204 ch avec des émissions de 139 g de CO2. La “noblesse” de la mécanique fait-elle encore partie des critères principaux ? Enfin pour clore ce chapitre mécanique, le CLS 500, équipé d’un tout nouveau bloc V8 (408 ch), sera également disponible au printemps prochain. Là encore, la consommation s’annonce maîtrisée avec “seulement un chiffre avant la virgule” se plaisait à répéter un des pères de cette mécanique.

Montée en puissance du BlueEfficiency

Quelles sont les explications pour arriver à de telles valeurs ? Rassemblé sous le label BlueEfficiency, le travail pour arriver à ce résultat touche nombre de domaines. Bien sûr l’amélioration des mécaniques en est un, comme la généralisation en série du Stop/Start. La gestion des flux d’air autour de la voiture a également été soignée avec un Cx de 0,26. Un chiffre référence, en baisse de 13 %, qui témoigne du travail réalisé dans le domaine et trahit les heures de soufflerie. La réduction de la masse a également été un des axes de travail avec notamment une utilisation plus large de l’aluminium notamment pour les ouvrants. Si Mercedes avait déjà choisi ce matériau pour le capot ou les ailes avant d’autres modèles, c’est en revanche la première fois que la marque l’utilise pour les portes. Ainsi, 24 kg ont été gagnés.

Parmi les autres atouts du CLS, la vie à bord et la sécurité tiennent également une place de choix. Légèrement plus spacieux, l’habitacle cache 11 airbags mais surtout 12 systèmes d’aides à la conduite parmi lesquels l’avertisseur d’angle mort actif et l’avertisseur de franchissement de lignes actif. En effet, dans les deux cas, après avoir signalé au conducteur un risque, soit via une lumière dans le rétroviseur pour l’un ou via des vibrations dans le volant pour l’autre, le système corrige, s’il n’y a pas de réaction, la trajectoire du véhicule en jouant sur les freins. “L’automobile devient un véritable partenaire pour le conducteur” résume Mercedes.

Depuis des décennies, les innovations Mercedes sont la primeur des coupés de la marque. Bien que celui-ci ait 4 portes, il n’échappe pas à la règle. On se souviendra que le CLS aura été le premier véhicule à proposer, en option toutefois, des feux avant entièrement équipés de LED. Le CLS semble donc bien armé pour cette deuxième vie d’autant qu’elle sera forcément plus compliquée puisqu’il n’est plus seul sur son segment.

-----------------------
La CLS en bref

Date de lancement : 29 janvier 2011
Objectif France * : 2 000 unités
Principales concurrentes du CLS 350 CDi BlueEfficiency V6 265 ch (66 300 €) :
Jaguar XF 3.0 V6 D 240 ch Luxe Premium : 58 350 €
BMW GT5 530d 245 ch Luxe : 64 900 €
Audi A7 Sportback 3.0 TDi 240 ch Quattro Ambition Luxe : 65 800 €
Prix :
Essence : 68 300 € - 350 V6 306 ch
Diesel :
63 300 € - 250 CDi BE 204 ch
66 300 € - 350 CDi BE 265 ch
* estimation JA


Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
ZE : Renault veut garder un temps d'avance

Après la conversion à l'électrique de la quasi-totalité des constructeurs de la planète à plus ou moins longue échéance, l'Alliance Renault-Nissan, qui reste l'un des pionniers en la matière,

Une reprise de plus pour By my Car !

Le groupe dirigé par Jean-Louis Mosca et Jérôme Gerbier s'empare d'Auto Losange, distributeur Renault-Dacia dans la banlieue de Grenoble.

T3 : chiffre d'affaires en forte hausse pour Renault

Fort du succès rencontré par ses nouveaux modèles et par la bonne tenue de ses ventes en Europe, Renault voit son chiffre d'affaires progresser de 13% lors du troisième trimestre.

Résultats en baisse pour PSA au 3e trimestre

Confronté à des taux de change défavorables et au vieillissement de ses gammes, le constructeur tricolore voit son chiffre d'affaires reculer de 5% lors des trois derniers mois.

Mercedes a dévoilé son pick-up

Fruit de la collaboration entre Daimler et l'Alliance Renault-Nissan, le pick-up Mercedes sera lancé d'ici la fin de l'année 2017.

Exclusivité JA : Le futur des technologies automobiles selon Deloitte

Une étude réalisée par Deloitte démontre que l'intérêt des Français pour le véhicule autonome est en baisse et qu'ils ne sont pas nécessairement prêts à bourse délier pour toujours plus de technologies.

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page