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Créer la surprise

Largement méconnue en France, la Jetta est pourtant un “Global Player” pour Volkswagen. Jusqu’ici la marque en a vendu plus de 10 millions à travers le monde.

Créer la surprise

Avec cette 6e génération de Jetta, Volkswagen est conscient des limites d’un tel produit en France, mais se montre toutefois ambitieux, en la positionnant à l’entrée du M2 afin de séduire ceux qui ne peuvent plus suivre la crise de croissance des modèles traditionnels de ce segment.

Jetta, Vento, Bora… les compactes 4 portes ont jalonné l’existence de Volkswagen mais sans grand succès sous nos latitudes. Volkswagen France est conscient que cette nouvelle Jetta ne bouleversera pas le marché mais espère une bien meilleure performance. Pour quelles raisons me direz-vous ? Déjà, pour la première fois depuis que ce modèle existe, il ne s’agit pas d’une Golf avec un coffre ! En effet, la Jetta cuvée 2011 est un modèle à part entière, même si évidemment la base technique est proche d’une Golf. Témoin de cette émancipation, l’empattement plus long de 7 cm que celui de sa cousine star en Europe, à la plus grande joie des passagers arrière. Puis deuxième raison qui pousse à l’optimisme Jacques Rivoal, le directeur de VW en France, est l’évolution du segment M2. Pour lui, la Jetta avec ses 4,64 m se positionne à l’entrée du segment M2 qui a connu une crise de croissance et de montée en gamme. Ainsi, une Vectra ne mesurerait “que” 4,61 m alors qu’aujourd’hui l’Insignia culmine à 4,83 m. De la même manière, Peugeot avec une 508 plus grande, plus technologique, etc. risque de perdre de nombreux clients de la 407. Et c’est justement là que Volkswagen veut s’engouffrer avec un produit “inattendu”, comme il le qualifie, mais avec des prestations et des tarifs complètement adaptés. Pour aller vers cette clientèle, le constructeur va beaucoup travailler en marketing direct. Les ventes aux entreprises auront également un rôle important à jouer. Des ambitions chiffrées ? Difficile de donner un chiffre pour le patron de la marque, mais “elle vaut au moins entre 3000 et 5000 unités.” Pour mémoire, la Bora avait atteint, en France, près de 6 000 ventes à la fin des années 90.

Une hybride pour 2012

Mais la France n’est pas le reste du monde et la Jetta est, sur certains marchés, le cœur des ventes de la marque. C’est par exemple le cas en Turquie ou au Mexique où elle est produite dans l’usine de Puebla. D’ailleurs, pour mieux apprécier cela, Thierry Lespiaucq, aujourd’hui directeur de Volkswagen Mexique, nous en dit plus dans l’entretien ci-dessous.

Cette Jetta est aussi le best-seller de VW aux Etats-Unis avec plus de 110 000 ventes sur les 256 830 de la marque en 2010. Ce n’est donc pas un hasard si, dès 2012, la Jetta sera proposée en hybride au Canada et aux Etats-Unis. Le concept NCC, présenté à Détroit en 2010, l’annonçait d’ailleurs comme peut-être une future Jetta CC.

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La Jetta en bref

Date de lancement : Février 2011
Segment & Objectifs :
Bas du segment M2
Entre 3 000 et 5 000 ventes en 2011
Principales Concurrentes de la Jetta 1.6 TDi 105 Confortline 24 850 € :
Chevrolet Cruze 2.0 VCDi 163 ch LT : 21 400 € ;
Renault Fluence 1.5 dCi 110 Privilège : 22 850 € ;
Skoda Octavia 1.6 TDi 105 Elegance : 23 395 €
Prix :
de 19 900 à 21 880 € - Essence
de 22 960 à 31 890 € - Diesel

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QUESTIONS À - Thierry Lespiaucq, directeur de Volkswagen Mexique.

Journal de l’Automobile. Que représente la Jetta sur le marché mexicain ?
Thierry Lespiaucq.
Cette Jetta (A6) est le deuxième modèle le plus vendu de notre gamme au Mexique, derrière… la Jetta (A4) ! Cette dernière, baptisée Clasico, est première de son segment devant la Nissan Tiida et le tandem Bora/Jetta (A6) suivi par la Nissan Sentra. Ces deux Jetta dominent un segment qui représente à lui seul un quart du marché mexicain. Nous avons vendu en 2010 près de 42 000 Clasico et 26 000 Bora/Jetta.

JA. Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le marché mexicain ?
TL.
Le Mexique est un marché, les années normales, d’environ 1,2 million de VN, dont 77 % de VP. Cependant, l’impact de la crise a été fort puisqu’en 2009 il est tombé à 755 000 unités. La croissance a été forte en 2010 avec un total de 820 000 immatriculations.
Si les VUL sont à 85 % des pick-up, 80 % des VP sont des véhicules des segments A0 et A, dont la moitié sont des tricorps. Dans les 20 % restants, les SUV représentent la plus large part. Concernant la structure des prix, 40 % du marché est à moins de 8 000 euros et 80 % en dessous de 18 000 euros. Quant au Diesel, il est quasi inexistant avec un litre d’essence à 60 centimes d’euros !

JA. Que représente Volkswagen sur ce marché ?
TL.
Volkswagen est la troisième marque VP-VU dans le pays. Nous avons représenté 16 % du marché VP l’an passé et nos perspectives de croissance devraient nous conduire à près de 20 % dans les prochaines années.


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