Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Le moteur-show de Mercedes

Le moteur-show de Mercedes

Mercedes ne jure plus que par le V. Exit les 5 et 6 cylindres en ligne, les V6 ont pris le pouvoir tant en Diesel qu'en essence. Une nouvelle génération de mécanique bientôt disponible sur l'ensemble de la gamme, contrairement au nouveau V8 420 CDI dont les 314 ch sont dans un premier temps réservés...

...à la Classe E.

Un arbre qui cachait la forêt ! L'arrivée du nouveau CLK a constitué un excellent prétexte pour découvrir les dernières nouveautés mécaniques de Mercedes. En effet, outre le CLK coupé et cabriolet, la Classe C, mais aussi la Classe E et le CLS inauguraient de nouvelles mécaniques essence et Diesel. Les 5 et 6 cylindres en ligne appartiennent aujourd'hui au passé. Place aux V6. Même le V8 CDI évolue en profondeur. Dès le mois de juin en concession, le "nouveau" CLK cache ses véritables attraits. En effet, au-delà d'un très léger face-lift intérieur et extérieur, le coupé et le cabriolet CLK reprennent aujourd'hui la dernière génération des mécaniques Mercedes. Côté essence, le 3,5 litres V6 de 272 ch, inauguré sur le nouveau SLK, ouvre de nouveaux horizons aux modèles. De plus, les CLK accueillent également un V6 3 litres, dérivé du 3,5 litres et baptisé "280" par le marketing, qui affiche une puissance de 231 ch. Un moteur qui va également apparaître sur les Classe C, E et SLK. Cette mécanique vient remplacer le 6 cylindres commercialement appelé "240" et ses 177 ch. Au-delà de ces gains de 54 ch et de 60 Nm de couple, qui font évidemment la différence face au chronomètre avec 1,8 seconde de gagnée sur le 0 à 100 km/h et 14 à 23 km/h supplémentaires en vitesse de pointe selon le modèle, le V6 280 se montre moins gourmand avec des consommations en baisse de 1,2 à 1,8 litre. Et cette famille de V6 va encore s'élargir avec l'arrivée sous le capot de la C 230 d'une variante 2,5 litres développant 204 ch. La nouvelle gamme essence ne manque donc pas d'allure, mais malheureusement pour elle, le Diesel reste le maître en France. Et là encore, les V6 sont à l'honneur.

Le CLK cabriolet disponible pour la première fois en Diesel

Exit le 5 cylindres 270 CDI et le 6 cylindres en ligne 320 CDI, respectivement remplacés par un V6 de 3 litres de cylindrée décliné en deux puissances, 190 et 224 ch. Sur le coupé CLK, le V6 3 litres de 224 ch, 320 CDI, vient redonner une nouvelle jeunesse au modèle. Une nouvelle offre qui devrait encore accentuer le taux de diésélisation du modèle. En effet, en 2006, DaimlerChrysler France s'attend à une part de près de 80 % (45 % pour le 220 CDI et 35 % pour le 320 CDI) contre 71 % aujourd'hui. Cependant, la vraie nouveauté de ce chapitre CLK-Diesel est l'arrivée de ce V6 320 CDI sous la capot du cabriolet. Ce dernier sera disponible en octobre et nul doute qu'il se fera vite une place, même sans soleil. La marque s'attend à ce qu'il représente 50 % des ventes du modèle en 2006. Un V6 de 224 ch que l'on retrouvera également sur le CLS dès le mois de septembre prochain, mais également, pour la première fois, associé à la transmission intégrale 4-Matic sur la Classe E. Une mécanique qui a déjà fait ses preuves notamment en battant trois records du monde sur la piste texane de Laredo, aux Etats-Unis (voir encadré). Petit rappel technique. Ce V6 fait appel à une injection common-rail de 3e génération où des injecteurs piézo-électriques et une pompe capable de pulvériser le carburant jusqu'à 1 600 bars ont fait leur apparition. Grâce à leur rapidité, ils affichent un temps de réponse de 0,1 milliseconde, les injecteurs piézo-électriques permettant jusqu'à 5 injections pendant un cycle. Une efficacité dont les consommations, les rejets et le bruit sont les grands bénéficiaires. Et le festival Diesel de Mercedes ne s'arrête pas là !

Un nouveau V8 CDI de 314 ch sur la Classe E

Dans la course à la puissance que se livrent les constructeurs allemands, Mercedes se replace avec un nouveau V8 Diesel biturbo affichant 314 ch et un couple de 730 Nm. Ce nouveau bloc fait de la Classe E 420 CDI une berline franchement impressionnante. Si la vitesse maxi, autolimitée à 250 km/h, n'est franchement pas difficile à atteindre, rendant la performance assez quelconque, la vitesse à laquelle on y parvient en dit long sur le coffre de cette mécanique. Comme pour le V6 CDI, les gains face à la génération précédente de V8 (400 CDI) sont importants. La puissance progresse de plus de 20 %, passant de 260 à 314 ch, alors que le couple gagne 30 %. De plus, ce dernier est disponible très tôt. Dès 1 600 tr/mn, il atteint 580 Nm, 300 tr/mn plus tard il est déjà à 700 Nm et, enfin, les 730 Nm sont disponibles dès 2 200 tr/mn. Une performance globale qui ne se fait toutefois pas au détriment de la consommation et de la pollution, puisque ce V8, disponible en octobre, se montre moins gourmand que le précédent. Cette mécanique sera également disponible sur la prochaine Classe S présentée lors du prochain Salon de Francfort.

Christophe Jaussaud

 

ZOOM

La première Mercedes Diesel en 1936

La Mercedes 260 D reste dans l'histoire de Mercedes le véritable premier véhicule particulier Diesel. En effet, avant cette date, Mercedes et d'autres constructeurs travaillaient sur ces mécaniques, mais ces dernières restaient cantonnées aux véhicules utilitaires, notamment à cause de leur performance relative et des vibrations. La mécanique de la 260 D, un quatre cylindres de 2 600 cm3, a en fait été validée par les taxis. En effet, en 1935, ils ont pu juger cette mécanique sur le châssis d'une Mercedes 200. Les taxis n'ayant connu que peu de problèmes, Mercedes prit alors la décision de commercialiser une version VP Diesel. La 260 D est ainsi devenue une réalité. Avec son moteur développant 45 ch à un régime de 3 000 tr/mn, lui permettant d'atteindre une vitesse de 97 km/h avec une consommation comprise entre 9 et 11 litres aux 100 km, la 260 D sera produite à environ 2 000 exemplaires jusqu'en 1940.

 

 

FOCUS

160 000 km et trois records

Sous le contrôle de la FIA, trois Classe E 320 CDI, avec filtre à particules ont pris la direction de Laredo, au Texas, pour un test d'endurance. Cent mille miles (160 923,96 km), trente jours et 20 000 tours de circuit plus tard, les véhicules avaient battu trois records du monde : 50 000 miles à 225,456 km/h, 100 000 km à 225,903 km/h et 100 000 miles à 224,823 km/h. Durant toute cette aventure, 28 pilotes se sont relayés au volant des E 320 CDI et seul l'entretien classique a été réalisé sur les voitures, comme les vidanges, le changement des pneus, etc. Et pour finir en beauté, les E 320 CDI ont parcouru 1 672 km avec un plein de 80 litres de gasoil, soit une consommation de 4,75 l aux 100 km.

Voir aussi :

Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles

Extension de garantie revisitée, location d'accessoires, vente en ligne, labels carrosserie et vitrage… Le service après-vente de Skoda France prépare un solide plan de bataille à mettre en action

Grand Prix des Marques Automobiles 2016 : et les gagnants sont...

Evénement mesurant l’attachement des clients VN à leur marque, la dernière édition du GPMA voit BMW triompher. Le constructeur allemand s'octroie ainsi quatre des huit prix mis en jeu. Le palmarès

Mercedes-Benz Vans en passe de lancer Mercedes Pro

Il s'agit d'une offre complète de gestion de flottes présentée au salon IAA d'Hanovre et dont la commercialisation est prévue pour la mi-2017.

Le bonus-malus revu de fond en comble en 2017 ?

Le Gouvernement aurait l'intention de modifier de façon significative les seuils de déclenchement ainsi que les montants des bonus et des malus dans le projet de loi de finances 2017…

Tuppin a le feu vert pour sa plateforme PR

Le groupe picard, qui immatricule plus de 6000 véhicules des marques Peugeot et Citroën, vient de recevoir l'aval du constructeur pour mettre en forme sa stratégie de distribution de pièces de rechange.

VP Europe : la croissance de retour

Après une hésitation en juillet (-1,4%), le marché européen repart du bon pied en août avec une croissance de 10%. De quoi conforter la tendance observée depuis janvier avec une croissance de 8,1%

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page