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"Notre réseau devrait afficher une rentabilité historique"

Benoit Tiers, directeur Audi France - Grâce au lancement très réussi de l’A1 - mais pas seulement -, Audi va, avec 62 000 unités, faire de l’année 2011 un nouveau sommet. Le réseau ne sera pas en reste avec une rentabilité attendue de plus de 2,5 %. Les investissements consentis, parfois très importants, payent déjà.

JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Audi affiche une croissance de plus de 16 % depuis le début de l’année. Un nouveau record est-il en vue ?

BENOIT TIERS. Nous sommes très satisfaits de la façon dont l’année se déroule : 2011 est et sera une bonne année. C’était d’autant plus important car nous lancions l’A1 qui a d’ailleurs parfaitement trouvé sa cible. Nous estimons pouvoir livrer, d’ici fin décembre, 62 000 Audi en France. Ce serait alors un nouveau record et signifierait une progression de 17 % par rapport à 2010.

JA. Cette progression est-elle essentiellement due à l’A1 ?
BT. L’A1 y a contribué, avec plus de 15 000 unités, mais cette croissance est à mettre à l’actif de toute notre gamme, avec notamment le Q5, l’A6 et même l’A8. Il y a toutefois des exceptions, avec notamment des produits en fin de cycle comme l’A3 ou même l’A5, dont nous venons de présenter le face-lift à Francfort. Cependant, l’effervescence autour de la marque est forte et c’est positif pour l’avenir.

JA. L’avenir justement, que peut représenter Audi, à moyen terme, sur le marché français ?
BT. Le marché français reste atypique en Europe car la part des marques premium y demeure assez faible avec environ 10 % du marché. Même moins de 10 % en 2010. A l’inverse, en Allemagne, cette part peut atteindre 20 à 25 %. Cette particularité française devrait s’estomper peu à peu, offrant ainsi naturellement plus de potentiel aux marques comme Audi. Partant de ce constat, nous visons logiquement la croissance en France. D’autant que l’élargissement de notre offre, avec l’A1 et le Q3 notamment, nous permet de toucher une clientèle plus vaste. Ensuite, l’évolution du comportement des acheteurs, notamment professionnels, nous ouvre également de nouvelles perspectives. En effet, leur panier de véhicules de fonction n’est plus exclusivement français et Audi y a toute sa place. Nous avons des produits très bien adaptés qui offrent de plus de très bonnes valeurs résiduelles.

JA. Nous venons d’évoquer les différents canaux du marché, lequel a le plus participé à votre croissance ?
BT. Aussi bien les particuliers que les professionnels, ces deux canaux ont progressé de la même manière. Nous restons sur une proportion particuliers / entreprises de 60/40. Ce ratio nous convient, car il permet d’avoir une assise solide auprès des entreprises tout en ne négligeant pas les particuliers qui demeurent le canal primordial pour nous. 

JA. Avec l’arrivée de l’A1, comment a évolué, notamment financièrement, votre réseau ?
BT. Depuis l’arrivée de l’A1, qui affiche un prix moyen de 24 712 euros, le réseau a vu sa facture VN moyenne baisser de seulement 1 000 euros. Sur le plan comptable, il dépasse très largement ses objectifs de rentabilité avec, à fin juin, un taux moyen de l’ordre de 2,2 % du chiffre d’affaires. Une performance qui laisse penser qu’en fin d’année, avec l’intégration des différentes primes de performances, notre réseau devrait afficher un chiffre historique, entre 2,7 et 3 %.

JA. Percevez-vous déjà une différence dans ce domaine entre ceux qui exploitent un Terminal et les autres ?
BT. De façon très nette, nous assistons, à chaque ouverture d’un nouveau site Audi ou d’un Terminal, à une croissance importante du chiffre d’affaires VN et après-vente. Ainsi, au Mans, après l’ouverture du Terminal, le chiffre d’affaires après-vente a augmenté de 30 %. Ce travail avec le réseau nous a permis d’augmenter notre capacité après-vente, et c’est à mettre en corrélation avec l’augmentation du chiffre d’affaires. Mais c’était également un impératif pour nos clients et pour nous, après avoir affiché une croissance de 10 à 15 % par an ces dix dernières années. Il fallait absolument que le réseau se dimensionne pour accueillir nos nouveaux clients. Nous y travaillons encore, cela demande parfois de lourds investissements mais, comme l’année 2011 le prouve, nous le faisons avec un souci de rentabilité.

JA. Allez-vous faire évoluer le maillage de votre réseau et à quelle date sera-t-il totalement aux nouveaux standards ?
BT. Nous comptons aujourd’hui 155 points de vente et 220 points de réparation. Ce maillage convient au marché français. Quant aux nouveaux standards, l’objectif est que, d’ici fin 2012, le réseau soit entièrement à la nouvelle image. Les choses avancent rapidement. Sur le seul mois d’octobre, nous allons inaugurer 11 nouveaux sites arborant la nouvelle architecture.

JA. Lors du dernier salon de Francfort, Audi a notamment présenté le concept A2. Est-ce votre solution pour la mobilité urbaine de demain ?
BT. Ce salon a été l’occasion de rappeler quelles étaient les technologies disponibles et éprouvées, mais surtout de montrer ce sur quoi la marque réfléchit. L’A2 pourrait effectivement préfigurer cette mobilité urbaine de demain, avec sa propulsion électrique et un gros travail d’allégement grâce au programme Audi Ultra. Cette même logique d’élaboration sur les matériaux et l’allégement se retrouve également dans les concepts Audi Urban qui n’affichent que 480 kg sur la balance. Mais la recherche sur ce futur ne doit pas faire oublier le présent, comme les Q5, A6 ou A8 hybrides ou encore la R8 e-tron, 100 % électrique, qui sera une réalité commerciale en 2012.
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