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"Elargir rapidement notre offre hybride aux Etats-Unis et ailleurs"

Pierre Loing, vice-président, Product Planning, Nissan Americas - Nissan avait déjà franchi le million de ventes aux Etats-Unis en 2005, avec 1 076 000 unités. Il vient de franchir à nouveau ce cap symbolique sur l’exercice 2011 avec 1 042 534 immatriculations, soit une croissance de 14,7 %. Une bonne chose pour Pierre Loing, le nouveau patron du produit de Nissan Americas.

Journal de l’Automobile. Que vous inspire la performance de Nissan en 2011 ?
PIERRE LOING.
Avec une croissance de plus de 14 %, nous sommes évidemment satisfaits. Mais, au-delà du volume, nous avons atteint une part de marché de 8,1 %. Un record pour la marque aux Etats-Unis. Nous sommes quasiment revenus au niveau de Honda qui affiche 8,4 %. “Catch Honda” pourrait être un objectif pour 2012.

JA. Quels sont vos modèles phares aux Etats-Unis ?
PL.
Nous avons un portefeuille assez équilibré. Notre best-seller demeure l’Altima, qui s’est encore écoulée à plus de 270 000 en 2011, pourtant sa 5e année de vie. Je dirais, pour comparer, que c’est un peu le Qashqai en Europe. D’ailleurs, cette berline va être remplacée cette année par un modèle extrêmement prometteur. A l’Altima, il faut également ajouter la Maxima, qui totalise environ 70 000 unités. Toujours pour les berlines, nous devons également adjoindre la Versa et ses 190 000 ventes. Ensuite, parmi nos SUV, nous avons le Rogues, une sorte de gros Qashqai, qui représente plus de 130 000 véhicules par an.

JA. Le Juke est également présent sur le marché US. Le succès est-il au rendez-vous ?
PL.
Le Juke est en vente depuis une année environ, mais naturellement les volumes ne sont pas les mêmes qu’en Europe car, traditionnellement, ce segment n’est pas énorme aux Etats-Unis. Cependant, nous réalisons tout de même 30 000 voitures. Un chiffre nettement supérieur à ce qu’avait imaginé Nissan Americas.

JA. Vous présentez ici un concept Pathfinder, un nom connu en Europe. Faut-il y voir le remplaçant du modèle actuel ?
PL.
Ce concept Pathfinder, très proche de la réalité, sera lancé sur le marché américain cet automne. Hormis le nom, les points communs avec le Pathfinder que vous connaissez en Europe sont inexistants. Cela étant, nous sommes toutefois en train de juger des opportunités pour lui faire traverser l’Atlantique.

JA. Vous présentez également l’Infiniti JX, qui semble proche du concept Pathfinder. Est-ce vraiment le cas ?
PL.
Effectivement, la base technique est identique, avec notamment un moteur avant transversal distribuant sa puissance à quatre roues motrices. Pour le reste, la peau et l’intérieur du JX, qui peut accueillir 7 personnes, sont complètement différents. Avec ce nouveau modèle, Infiniti répond à une vraie demande de la clientèle américaine qui souhaite un véhicule sportif, mais également familial, avec plus d’espace. Une chose à laquelle le FX ne répond pas.

JA. Vous comptez aujourd’hui sur l’Infiniti M35h dans l’univers hybride. Y aura-t-il d’autres développements à court terme ?
PL.
Nous venons de présenter de nouveaux développements en la matière, qui vont nous permettre d’élargir rapidement notre offre hybride aux Etats-Unis et ailleurs. En plus de la technologie de la M35h, un modèle hybride propulsion, nous pourrons compter sur un système qu’il sera possible de monter sur les modèles traction à moteur transversal. Pour la partie thermique, il repose sur un 2,5 litres associé à un compresseur.

JA. Le NV 200 électrique a-t-il un avenir américain ?
PL.
Il s’agit là du prochain produit électrique lancé par Nissan à l’horizon 2013-2014. Ce NV 200, qui sera vendu au Japon et en Europe, reprend la chaîne de traction de la Leaf. Quant à une commercialisation aux Etats-Unis, ce n’est pas prévu pour l’heure, mais rien n’est impossible, notamment dans le cadre de notre accord avec les taxis de New York.

JA. Puisque l’on évoque l’électrique, vous avez présenté lors du dernier salon de Tokyo une Twizy badgée Nissan. Allez-vous commercialiser ce modèle ?
PL.
Il s’agit d’un projet que nous étudions, mais rien n’est encore finalisé. Renault étant très peu présent au Japon, dans le cadre de l’Alliance nous étudions effectivement la possibilité de vendre un dérivé de la Twizy sous la marque Nissan au Japon, voire en Asie.

JA. A quels horizons verrons-nous, pour Nissan et Infiniti, les premiers fruits de l’Alliance avec Daimler ?
PL.
Dans l’immédiat, les premiers bénéfices seront pour Infiniti. En effet, nous allons avoir accès à des mécaniques Daimler, notamment de grosses mécaniques Diesel pour nos produits en Europe. Ensuite, l’entrée de gamme Infiniti, pour l’heure symbolisée par le concept Etherea, sera développée sur la plate-forme Mercedes que vient d’inaugurer la nouvelle Classe B. Nous partagerons cette base technique mais, pour le reste, nous retrouverons totalement l’ADN Infiniti.
 

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