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Kia Optima passe l’examen européen

A la prestance de son allure dynamique, la Kia Optima opposera une certaine réserve dans ses ambitions. La berline vise les 600 unités en France, en 2012.

Kia Optima passe l’examen européen

En mars prochain, la berline entrera dans nos concessions. Forte de quelques succès, elle a conscience de s’aventurer sur des terres difficiles. Elle viendra effectivement disputer un segment acquis à une poignée de cadors.

A en croire les chiffres, la berline coréenne qui s’apprête à débarquer sur nos côtes est déjà un relatif succès planétaire. D’abord lancée sur son marché domestique en mai 2010, la Kia Optima (K5, en Corée) avait cumulé plus de 10 000 exemplaires au terme de ses deux premiers mois d’exercice, avant de boucler l’année à 67 836 unités, tous pays confondus. Une courbe d’évolution qui n’a jamais cessé de croître. A fin 2011, la voiture avait, en effet, trouvé 200 000 preneurs, soit un rythme de croisière de 16 500 unités mensuelles. L’anecdote raconte encore que la demande est telle aux Etats-Unis, que Kia s’est vu dans l’obligation de réaménager son usine de West Point (Géorgie), afin de l’assembler aux côtés du Sorento pour approvisionner sans attendre les stocks des concessionnaires.

Née du coup de crayon de Grégory Guillaume pour la partie extérieure et de celui des designers américains pour la partie intérieure, la berline jouit d’un style remarquablement séduisant, tournant définitivement la page de la fantomatique Kia Magentis. Toute en lignes tendues, l’Optima respire le dynamisme. Au premier regard, on a tendance pourtant à se prêter au jeu des sept ressemblances, et chacun y retrouvera des codes stylistiques du genre, notamment ceux de la Ford Mondeo ou de la Volkswagen Passat, ses cibles désignées. Mais force est de constater que les voitures coréennes ont changé leur image et l’Optima en est un symbole.

Selon le plan du groupe Hyundai-Kia, cette voiture est le pendant de la Hyundai i40. Chacune proposera à terme sa version berline et sa version break. Pourtant, elle ne partage pas la même plate-forme. L’Optima a retenu celle de la Sonata. “Nous voulions des proportions différentes”, explique Benny Oeyen, directeur marketing de Kia Europe. Le constructeur souhaitait en faire une des plus spacieuses de sa catégorie. Mission accomplie puisque l’Optima est à la fois plus longue et plus large que la Passat, mais également plus basse.

De la référence du segment elle s’approche, certes, mais elle ne la surclasse pas. Et pour cause : à l’assemblage des éléments intérieurs de très bonne facture, s’opposent quelques incongruités, comme l’absence de garniture dans le coffre, où les passages de câbles d’alimentation et le système audio sont à nu et, par voie de fait, exposés au risque d’être détériorés par des bagages volumineux.

Timides objectifs… en attendant l’hybride

Sur la route, la berline de Kia livre une très belle prestation. Motorisée par le généreux 1,7 CRDi de 136 ch, l’Optima est disponible en version boîte mécanique ou automatique. La première parvient à se positionner dans la zone neutre, tandis que la seconde se voit frappée d’un malus de 750 euros. Etrangement, le constructeur dote sa voiture de palettes au volant alors qu’elle n’a aucune vocation sportive - ni déclinaison prévue au programme. D’ailleurs, on réclamerait volontiers une bonne vingtaine de chevaux supplémentaires pour lui donner un surplus de dynamisme, face à une concurrence qui ne lésine pas. Cela aidera sûrement la boîte à jouer davantage sur la puissance en réserve et non sur le changement permanent de rapport pour relancer cette machine de 1,6 tonne.

En revanche, le choix des autres équipements est toujours judicieux et riche. Dès le premier niveau de finition, Active, le bagage de l’Optima est complet, tant sur le plan des technologies que du confort. Ensuite, en version Premium Navi, elle gagne notamment un système de navigation. Frédéric Verbiztski, directeur général de Kia France, estime que le mix se composera à 61 % de Premium Navi et à 55 % de boîte automatique, soit un véhicule à 33 490 euros. Les ambitions restent quant à elles très modestes pour 2012. Kia vise à peine une part de marché de 1,7 %, soit 600 unités, dont 75 % aux sociétés. Une répartition qui n’engendrera pas pour autant l’intégration d’une gamme Entreprise au catalogue pour attirer les PME et les professions libérales, cibles privilégiées de l’Optima. Pour la petite histoire, la berline vedette de Kia a l’an passé servi de laboratoire aux ingénieurs. Il en avait résulté la première voiture au monde conjuguant motorisations électrique et GPL. En septembre prochain, lors du Mondial, c’est une hybride plus conventionnelle, associant l’électrique et l’essence, qui sera présentée. Mais ce surcroît d’image pour la gamme et pour la marque dans son ensemble pourrait cependant augmenter significativement les volumes de la berline à partir de 2013.

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La Kia Optima en bref

Date de lancement : mars 2012
Segment de marché : berline 4 portes
Objectifs : 600 unités à fin 2012
Les concurrentes de la Kia Optima CRDi 136 ch BVA Active (29 490 euros) :
Citroën C5 2.0 HDi 140 Confort (29 650 euros)
Ford Mondeo 2.0 TDCi 140 FAP Trend PShift (29 100 euros)
Peugeot 508 e-HDi FAP BMP6 Allure (30 950 euros)
Skoda Octavia 2.0 TDI 140 CR FAP Elegance 2 (26 740 euros)
Volkswagen Passat 2.0 TDI 140 FAP DSG Confortline (31 840 euros)
Prix : de 27 990 à 33 490 €
 


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