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"Christian Klingler a doré les lettres de noblesse du commerce et du marketing au sein du groupe, ancré dans une très forte tradition d’ingénierie"

Xavier Chardon, directeur exécutif des ventes Europe de la marque Volkswagen - L’ancien “kid” de PSA est désormais un manager de premier ordre de Volkswagen. Il évoque avec nous les raisons qui ont motivé son choix et Christian Klingler, les deux étant étroitement liés !

JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Quel souvenir gardez-vous de votre première rencontre avec Christian Klingler ?
Xavier Chardon.
Nous nous sommes rencontrés pour la première fois par l’intermédiaire d’Alain Favey, un dimanche à Paris. C’est à cette occasion que nous avons fait connaissance. Nous nous sommes revus un peu plus tard sur un Salon automobile, puis, naturellement, à Wolfsburg dans le cadre du processus de recrutement à proprement parler. Je ne vais pas rentrer dans le détail de nos entrevues, mais pour que vous compreniez ce qu’elles m’ont inspiré, je peux vous dire ceci : si j’ai changé de groupe et de marque après dix-huit ans de fidélité, ce qui n’est pas négligeable, cela tient en grande partie à la force de conviction de Christian Klingler. L’attrait du groupe Volkswagen et de ses marques est indéniable, mais ce sont vraiment la vision et l’ambition que Christian Klingler m’a présentées qui m’ont convaincu de partir pour cette nouvelle aventure.

JA. Sans prétendre à l’exhaustivité, quelles sont selon vous les principales qualités de Christian Klingler ?
XC.
Tout d’abord, je tiens à souligner que c’est un très bon choix du jury car si Christian Klingler est naturellement un très grand professionnel de l’automobile, ce n’est pas pour autant le plus médiatique. Il fait valoir une excellente connaissance de la distribution et fait rare et remarquable, en l’appréhendant dans sa dimension mondiale, avec toute sa variété. Il possède aussi une culture du client très prégnante et précise qui transforme actuellement en partie le groupe Volkswagen, qui s’en trouve renforcé. Christian Klingler a doré les lettres de noblesse du commerce et du marketing au sein du groupe, ancré dans une très forte tradition d’ingénierie. En outre, il a une véritable hauteur stratégique. D’une certaine manière, il me rappelle Claude Satinet, un autre manager qui m’a beaucoup marqué, dans l’implacable logique de son raisonnement et dans son aptitude à challenger ses équipes. Il vous amène à vous dépasser, il vous amène un cran plus loin que ce que vous auriez fait tout seul.

JA. Justement, comment définiriez-vous son mode de management ?
XC.
Vu l’étendue du groupe et de son champ de responsabilités, vous pouvez aisément imaginer qu’il a de grandes qualités de délégation. Mais il parvient aussi à tout suivre à distance avec beaucoup de précision et de pragmatisme. En fait, sa devise pourrait être : “Tout ce qui n’est pas mesurable n’a pas de valeur”. Il place ses collaborateurs dans une logique naturelle d’obligation de résultats et d’engagement à tenir les objectifs définis. Au niveau du commerce par exemple, où nous mettons en œuvre de nombreux projets, tout s’appuie sur des mesures clients très concrètes. C’est vraiment l’un des sceaux de Christian Klingler. Par ailleurs, il a parfaitement conscience de la valeur de la dimension humaine et il veut les meilleures équipes dans les marques comme dans les réseaux, bref, partout. De surcroît, il a une véritable capacité à anticiper, ce qui se révèle précieux dans un monde qui change vite et parfois de manière inattendue. Et face aux circonstances, il sait mettre en action les équipes extrêmement rapidement. En fait, il fixe le cap et le rythme. C’est à la fois très exigeant et très rassurant.

JA. Vu son expérience passée, on imagine qu’il a une vision particulière du marché français, pouvez-vous le confirmer en tant que “frenchy” ?
XC.
Oui, Christian Klingler est d’ailleurs très francophile. Il possède une très grande connaissance de la France et cela dépasse largement le seul cadre de l’automobile. Il a ainsi une très vaste culture de notre pays. Il apprécie aussi sa gastronomie et c’est un œnophile averti. D’ailleurs, son réseau de relations en France est tout simplement impressionnant.

JA. Aux yeux de certains, il pourrait apparaître réservé, voire froid, est-ce une fausse impression ?
XC.
Oui, je crois que c’est une fausse impression. En fait, il est tout simplement très direct dans les contacts. Avec lui, les relations sont donc directes, mais simples. Au-delà du stratège, c’est un vrai homme d’action. Et contrairement à certains dirigeants que l’on peut rencontrer dans des groupes de cette envergure, il n’a absolument pas un égo surdimensionné. S’il apparaît réservé, c’est peut-être tout simplement parce qu’il ne cherche pas à se mettre en avant.

JA. Quels sont les objectifs prioritaires qui vous ont été fixés dans votre périmètre ?
XC.
Nous savons que le marché européen va être compliqué… Cependant, nous devons poursuivre notre croissance, mais il ne s’agit pas d’une course échevelée aux volumes : nous raisonnons en parts de marché et en croissance rentable. Par ailleurs, nous devons encore améliorer la qualité des services clients, car c’est la clé de voûte de la fidélisation.

JA. On sait que l’image de Volkswagen est plutôt forte et positive en Europe, mais est-elle homogène dans les différents pays que vous couvrez ?
XC.
L’image de Volkswagen est assez homogène en Europe. C’est sans doute en Espagne que son niveau est le plus élevé. D’une manière générale, nous sommes perçus comme la marque généraliste la plus proche du Premium. C’est très précieux, car cela justifie aussi le positionnement prix que beaucoup nous envient.
 

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