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"Développer la Polo est un formidable challenge"

En attendant la saison 2013 et le retour officiel de Volkswagen en WRC avec la Polo, Sébastien Ogier en assure le développement mais participe également au Championnat du Monde au volant d’une Fabia S2000. Rencontre et impressions du Français dans sa nouvelle équipe.

JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Vous participez aujourd’hui à la Volkswagen Night* et au lancement d’un nouveau modèle, la Passat Alltrack. N’avez-vous pas l’impression d’avoir changé de dimension ?
Sébastien Ogier.
Effectivement, ce genre d’aventure ne faisait pas partie de mon univers, dans mon ancienne équipe. C’est assez impressionnant de voir les moyens mis en place pour le lancement d’un nouveau produit. Mais, pour nous, cet événement est également important afin de créer du lien avec le public.

JA. Avez-vous noté des différences, sur les méthodes ou la philosophie de travail, au sein de l’équipe Volkswagen MotorSport ?
SO.
L’équipe Volkswagen WRC est jeune, il est donc naturel qu’il faille un peu de temps pour que tous trouvent leurs repères. Nous ne possédons pas encore les automatismes d’une équipe bien rodée qui participe au championnat du Monde depuis dix ans. Nous travaillons, nous progressons, et chacun fait partager son expérience pour construire une équipe solide.

JA. Pourtant, l’équipe Volkswagen dispose d’une forte expérience, avec trois victoires au Dakar notamment. Le changement de discipline oblige-t-il à une refonte complète ?
SO.
Nous ne repartons pas de zéro, mais le Dakar et le WRC restent des disciplines bien différentes. Avec le Dakar, l’ensemble de l’équipe se prépare finalement presque toute l’année pour une course, alors que le WRC demande une autre organisation, avec 13 courses par an.

JA. Carlos Sainz est une autre pièce maîtresse de l’équipe. Quels sont vos liens avec lui ? A-t-il joué un rôle dans votre venue chez Volkswagen ?
SO.
Disons que Carlos est une des personnes qui m’a conforté dans mon choix. Quant à sa présence et à son implication au sein de l’équipe, ce sont d’incontestables atouts pour le programme. Il suit de très près l’évolution de l’auto. Après chaque roulage, bien que nous n’en soyons encore qu’au début, il me téléphone le soir pour connaître les moindres détails de la séance.

JA. L’année dernière, vous étiez à la lutte pour le titre mondial. Cette saison, en S2000, c’est bien différent. Comment appréhendez-vous cela et comment restez-vous motivé ?
SO.
Tout simplement en regardant plus loin que 2012. J’ai intégré ce paramètre depuis la signature de mon contrat. Il s’agit peut-être là du seul aspect négatif de cette aventure, mais je reste persuadé que, dès 2013, il y aura de nombreux points positifs. Et il ne faut pas oublier le formidable challenge que représente le développement de la Polo. J’ai toutes les clés en main pour construire un bel avenir sur des bases solides.

JA. Justement, la base de votre futur, la Polo R WRC, est-elle bien née ?
SO.
Pour l’heure*, je n’ai réellement roulé que sur la neige et, dans ces conditions, la Polo s’est bien comportée. Mais nous en saurons davantage après la première séance sur terre, qui demeure la surface prédominante du championnat. Naturellement, nous avons encore à travailler sur de nombreux aspects car il ne faut pas oublier que la voiture débute seulement son développement. Mais je ne suis pas inquiet car l’équipe s’appuie sur de nombreuses personnes d’expérience.

JA. Quelle est votre feuille de route ? Comptez-vous être compétitifs dès 2013 et viser le titre en 2014 ?
SO.
Nous voulons effectivement être compétitifs dès 2013. Difficile de dire aujourd’hui si ce sera le cas, mais nous ferons tout, l’équipe et moi-même, pour atteindre cet objectif ambitieux. Pour cela, tout au long de l’année, nous avons beaucoup de séances d’essai programmées pour avancer. Les roulages vont s’enchaîner.

JA. Les ambitions du groupe Volkswagen, aussi bien en WRC qu’à l’échelle mondiale en tant que constructeur, vous mettent-elles une pression supplémentaire ?
SO.
Depuis mon arrivée dans l’équipe, tout le monde m’a témoigné sa confiance, et je suis confiant moi-même. Je ne me mets pas plus de pression que nécessaire, car la pression ne fait pas rouler plus vite ! Je suis conscient de la responsabilité qui est la mienne mais, honnêtement, je le vis bien. Je suis heureux de la mission qui m’a été confiée.

* Entretien réalisé en février dernier.

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cc
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