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Opel Zafira : Un nouveau challenger de poids

Opel Zafira : Un nouveau challenger de poids

En une seule génération, le Zafira est devenu un des piliers d'Opel en Europe. Vendu à plus de 1,4 million d'exemplaires, il passera la main en septembre à une nouvelle génération aux dents longues. Même si la maison mère, GM, traverse toujours une forte période de turbulences, notamment...

...aux Etats-Unis, Opel, sa filiale européenne, semble avoir retrouvé le calme et la croissance. En effet, après le vaste plan de restructuration des activités européennes du géant américain, le Blitz voit ses ventes s'améliorer et le carnet de commandes se remplir. Une situation qui réjouit Hans Demant, le directeur général d'Opel. D'ailleurs, ce dernier revient dans l'entretien en page 20 sur le travail effectué par l'ensemble de l'entreprise afin de renouer avec la croissance. Et il semble que cela commence à payer. En effet, Hans Demant a annoncé qu'après un bon début d'année, le niveau de commandes ne devrait pas fléchir dans les mois à venir. Dans l'Hexagone, l'embellie se confirme également avec des volumes de ventes sur les cinq premiers mois en augmentation de 6,4 %. En mai, la croissance était même à deux chiffres avec 13 % de gagnés. La nouvelle Astra n'est pas étrangère à cette réussite européenne et le nouveau Zafira devrait venir l'accentuer. Car le monospace compact d'Opel, apparu en 1999, a rapidement trouvé sa place. "Produite à 1,4 million d'exemplaires, la première génération de Zafira a été un véritable best-seller", lance Alain Visser, directeur exécutif marketing d'Adam Opel AG.

Les monospaces compacts, qui représentent aujourd'hui 7 % du marché européen, devraient atteindre 10 % à l'horizon 2010.

Depuis 1997 et l'arrivée du Scénic, les monospaces compacts ont bouleversé la physionomie du marché. Si on s'en tient à la "période Opel", de 1999 à 2004, ce segment de marché n'a fait que progresser. En effet, sa part européenne est passée de 2,4 % à 7 %, et Opel pense même que ce segment pourrait représenter 10 % des immatriculations européennes en 2010. Avec le segment des minispaces, type Meriva et Modus, Opel estime que cet ensemble de monospaces pourrait atteindre 17 à 18 % du marché. En France, les chiffres de ce type de carrosserie sont encore plus forts, notamment à cause de la performance du monospace compact de Renault. En effet, l'année dernière, plus de 280 000 véhicules de ce type ont été immatriculés (dont 124 300 Scénic), soit une progression de plus de 21 %. Avec de tels chiffres, le segment détient une part de marché de 14 %. Toutefois, l'offre étant de plus en plus large, Opel aura sûrement du mal à atteindre à nouveau les 40 000 unités que le Zafira avait réalisées en 2002. Durant les quatre derniers mois de l'année 2005, Opel compte atteindre les 10 000 immatriculations de son nouvel atout familial auxquelles il faudra ajouter les 14 000 de l'ancienne génération. Pour 2006, le Blitz s'attend à un volume de 29 000 unités. Le contexte, tant européen que français, laisse donc augurer une belle carrière pour le nouveau Zafira. Une nouvelle génération qui va évidemment capitaliser et fidéliser une large partie de la clientèle de la précédente. Le marketing d'Opel s'attend même à un taux de conquête élevé, de l'ordre de 40 %. Le Zafira II a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Le Zafira innove sur le segment avec notamment l'IDS Plus et sa suspension pilotée

"Opel a atteint une fois de plus un niveau de qualité de fabrication pour ces nouveaux véhicules qui rivalisent avec les concurrents les mieux placés", affirme Reinald Hoben, le directeur exécutif de la fabrication Opel et GM Europe. "Dès le démarrage de la production, nous avions pour priorité d'atteindre les normes les plus élevées de contrôle qualité." Une qualité qui prend donc une place toute particulière, comme le confirme Hans Demant. D'ailleurs, l'investissement de 400 millions d'euros réalisé dans l'usine de Bochum, où le Zafira est produit aux côtés de l'Astra Break dont il reprend la plate-forme, en témoigne. Après l'Astra qui a vraiment marqué un tournant dans la production Opel, le Zafira vient confirmer. Et la qualité n'est pas le seul point commun entre les deux modèles. En effet, bien que leurs silhouettes soient vraiment différentes, ces deux modèles partagent le même coup de crayon. Il en est de même à l'intérieur. Ils partagent également leur colonne vertébrale électronique. En effet, et c'est une première sur ce segment, le Zafira peut bénéficier de l'IDS Plus, le système de gestion électronique du comportement, qui compte notamment une suspension à amortissement piloté (CDC). Côté mécanique, le Zafira voit également les choses en grand avec pas moins de 8 motorisations à terme, avec 5 essence de 105 à 240 ch et 3 Diesel de 100 à 150 ch. Ces derniers étant appelés à truster les ventes en France avec plus de 90 % attendus. Mais si l'Astra a été une large contributrice, le Zafira innove avec notamment le pavillon aviation, de série sur la finition Cosmo (option Négative - 1 400 euros), ou encore avec la clé Opel mains libres. Au chapitre de la sécurité, si le Zafira a décroché les 5 étoiles à l'Euro-Ncap, il est aussi l'un des premiers véhicules et la première Opel à respecter la nouvelle directive européenne sur la protection des piétons qui entrera en application le 1er octobre prochain. Pour conclure, la vision de Carl-Peter Forster, le président de GM Europe : "Le formidable intérêt qu'a suscité notre opération européenne "Million mile test drive" (la preuve par 3 en France) et le nombre de prises de commandes en hausse montrent que les clients font à nouveau confiance à Opel. Nous allons leur donner encore plus de raisons de nous faire confiance en présentant des produits innovants, évolués et de grande qualité, poursuit-il. Le nouveau Zafira correspond déjà à cette définition et va poursuivre la success-story entamée par son prédécesseur. Après le démarrage en fanfare de la nouvelle Astra, voici une nouvelle preuve de la créativité d'Opel, marque innovatrice au sein de l'activité automobile européenne de GM."

Christophe Jaussaud

 

QUESTIONS À

Hans Demant, Directeur général d'Adam Opel AG et vice-président de l'engineering de GM Europe

"Nous avons réuni les conditions nécessaires pour être plus productifs"

Journal de l'Automobile. Qu'en est-il, aujourd'hui, du vaste plan de restructuration d'Opel ?
Hans demant. Le programme annoncé, c'est-à-dire une réduction de 500 millions d'euros des coûts structurels d'ici fin 2006, est en cours de réalisation. Nous avons déjà signé des accords avec de nombreuses usines, en Espagne, en Belgique et en Allemagne (à Rüsselsheim, Bochum et Kaiserlautern). Ces contrats sont les gages d'un avenir meilleur. Ainsi, nous avons réuni les conditions nécessaires pour être plus productifs.

JA. Les joint-ventures avec Fiat appartiennent au passé. Comment vous êtes-vous réorganisés ?
HD. Les joint-ventures, GM-Fiat Worldwide Purschasing et GM-Fiat Powertrain, sont effectivement dissous. Si pour celui des achats la situation est claire, Opel achète avec GM. En matière de fabrication d'organes mécaniques, Fiat et GM conservent les fruits de leur travail commun. De plus, pour le moteur 1,3 Multijet, l'usine polonaise qui le fabrique demeure un joint-venture à 50/50. Nous avons donc mis en place une nouvelle structure, GM Powertrain, dont le siège est à Turin. Durant l'année 2005, nous allons regrouper dans cette nouvelle entité les activités existantes de fabrication d'organes mécaniques mais qui ne faisaient pas partie du joint-venture avec Fiat, comme notamment l'usine de Strasbourg spécialisée dans les boîtes automatiques.

JA. Avec le Zafira, vous confirmez que la qualité est au cœur du développement des modèles ? HD. En effet, le processus de création n'avance pas si la qualité n'est pas au rendez-vous. De plus, nous offrons ce haut niveau sur tous nos modèles car toutes nos usines sont organisées sur le même schéma pour atteindre ce but. Le client final le ressent, tout comme nos distributeurs qui, depuis trois ans, nous font remonter des informations dans ce sens. La qualité, son maintien mais aussi son amélioration sont des combats quotidiens, un travail perpétuel.

JA. Etes-vous satisfait du partenariat avec Heuliez ?
HD. A l'époque, c'est moi qui aie signé le contrat et, aujourd'hui, je dois dire que je suis très heureux des accomplissements de cette entreprise. Elle est flexible, très motivée et son niveau de qualité très bon. D'ailleurs, la Tigra TwinTop est devenue, en 2005, le coupé-cabriolet le plus vendu en Europe.

JA. Que pensez-vous de la performance d'Opel en France ?
HD. L'équipe d'Opel en France réalise un bon travail, mais on peut toujours faire mieux ! La marque Opel a maintenant une bonne image en France, notamment en termes de qualité et de design, et cette situation, combinée à l'énergie déployée, va conduire à une amélioration des positions de la marque en France.

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