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Le VE et les Français

Le VE et les Français

A l’occasion de la conférence sur l’électromobilité Les Echos/Le Journal de l’Automobile, TNS Sofres avait réalisé une enquête exclusive auprès des Français. Marie-Agathe Nicoli, directrice du département automobile de TNS Sofres, présente les principaux enseignements de cette étude.

Connaissance de l’offre :

Le niveau de connaissance de l’offre “Véhicule électrique” est encore assez limité chez les Français :
53 % des personnes interrogées estiment avoir un faible niveau de connaissance de l’offre existante. Seulement 16 % des sondés estiment avoir une bonne connaissance de l’offre, un chiffre qui tombe à 3 % quand on parle de “très bonne connaissance de l’offre”.
Par ailleurs, 60 % des sondés disent avoir été exposés à des communications commerciales sur le véhicule électrique. Les publicités TV arrivent largement en tête (70 %), mais les supports presse écrite (33 %) et Internet (24 %) affichent aussi des résultats non négligeables.
L’étude souligne encore que l’efficacité de ces communications commerciales est bonne. Elles influent d’ailleurs directement et significativement sur le niveau de connaissance précédemment évoqué.
Le véhicule électrique suscite en outre une réelle curiosité :
29 %des sondés ont fait une démarche personnelle pour se renseigner sur le véhicule électrique. Dans cet échantillon, 40 % déclarent avoir une bonne connaissance du véhicule électrique.
Sur ces 29 %, 9 % ont fait une recherche par simple curiosité et 9 % dans le cadre de la préparation d’un futur achat.
Pour rechercher l’information, la priorité va aux sites des constructeurs automobiles. Suivent la presse automobile et la presse généraliste.
Le site constructeur le plus consulté est le site de Renault (74), devant ceux de Peugeot (40), Citroën et Toyota (34).
Les sites Internet en général comme les show-rooms des concessionnaires ont d’ailleurs un rôle non négligeable dans la recherche d’informations.
Parmi les personnes les plus intéressés par le véhicule électrique, on trouve une majorité d’hommes, une moyenne d’âge de 44 ans (sensiblement plus jeune que l’âge moyen des acheteurs de véhicules neufs), une dominante de la catégorie socio-professionnelle CPS +, des foyers avec enfants, multi-motorisés, et des gros rouleurs. On note aussi que la part des utilisateurs de deux-roues est plus importante que par rapport à la moyenne nationale.
Pour les sondés, la marque qui se détache au niveau de l’offre de véhicules électriques est Renault, largement en tête devant Peugeot, Toyota et Citroën.

Adéquation offre/besoins :
59 % des sondés estiment que les véhicules électriques répondent à leurs besoins.
Ce sont plutôt des possesseurs de véhicules du segment B, essence, et dans cette catégorie, la part des femmes redevient plus équilibrée.
Dans la perspective d’un acte d’achat, le chiffre de 59 % diminue pour s’établir à 34 %. Soulignons que, plus la perspective d’achat est proche, plus cette dernière valeur augmente. Dans ces 34 %, près de 10 % intégreraient dès aujourd’hui les véhicules électriques dans leur shopping-liste, ce qui n’est pas négligeable.
Les motivations d’achat sont : l’écologie (49 %), l’économie à l’usage (38 %). Hormis la part plus importante accordée à l’environnement, les motivations d’achat ne diffèrent pas beaucoup de celles des acheteurs de véhicules traditionnels (prix, design…).
A l’inverse, parmi les freins, on retrouve celui, plus psychologique qu’autre chose, certes, de l’autonomie et le prix d’achat.
Les personnes qui se disent prêtes à acheter un véhicule électrique n’ont pas des profils “d’anti-voiture”. C’est un choix rationnel et il convient donc de ne pas exagérer sa dimension militante.

Modalités d’acquisition envisagées :
Les citadines compactes et les mini-citadines sont plébiscitées.
L’attachement à l’achat du véhicule demeure très important. Ce niveau diminue quand il s’agit de la batterie, mais 55 % des sondés expriment cependant leur préférence pour acheter aussi cette dernière.
Point important : les personnes qui se déclarent intéressées par l’achat d’un VE seraient en moyenne prêtes à assumer un surcoût de 16 % par rapport à un modèle traditionnel. En effet, dans leur large majorité (76 %), elles estiment que le surcoût serait amorti sur une durée de cinq ans.

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