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Boxster : Incontestablement Porsche

Bien que “downsizé”, passant de 2,9 l à 2,7 l de cylindrée, le flat 6 du Boxster gagne 10 ch (265 ch) tout en réduisant sa consommation de 15 %, passant de 9,1 l à 7,7 l aux 100 km. Même trajectoire pour les émissions de CO2 qui dégringolent de 214 à 180 g/km.

Boxster : Incontestablement Porsche

Fidèle à l’essence Porsche, cette 3e génération du Boxster marque une réelle évolution dans l’histoire de ce modèle apparu en 1996. Pour la première fois, ce roadster n’a quasiment plus rien à envier à la reine 911. Il devient une vraie Porsche, en somme.

Rarement Porsche n’aura connu une telle période. Après la 7e génération de la mythique 911 l’automne dernier et avant le Macan en 2013, la marque de Stuttgart, qui a lancé au printemps la 911 cabriolet, lance aujourd’hui le nouveau Boxster avant que n’arrive la nouvelle génération du Cayman en fin d’année. Normal, me direz-vous, pour un constructeur qui veut passer de 120 000 ventes en 2011 à plus de 200 000 à l’horizon 2018. Dans cette optique, la troisième génération du Boxster aura naturellement un rôle à jouer, mais pas forcément le premier car Porsche pense pouvoir écouler 15 000 unités dans le monde en année pleine. Pour le reste de l’exercice 2012, ce chiffre devrait être voisin de 10 000 unités. Dans l’Hexagone, où la marque espère faire aussi bien, en volume, qu’en 2011 (2 734 immatriculations, + 31,9 %), le roadster devrait facilement dépasser les 194 unités de l’exercice précédent, avant de trouver son rythme de croisière de 300 à 400 unités en année pleine. Mais, au-delà des volumes, Porsche vise surtout la rentabilité. Pour mémoire, en 2011, le réseau Porsche français a affiché une rentabilité de 2,5 % du chiffre d’affaires, soit plus de 500 000 euros de résultat net par concession. Seul Audi a fait mieux avec près de 720 000 euros par affaire, équivalent toutefois à un taux de 2,24 %. Mais revenons à cette 3e génération du Boxster.

Le modèle qui a sauvé Porsche

Apparu en 1996 après un concept car présenté à Détroit en 1993, le Boxster est le modèle qui a remis Porsche sur les rails. Car il ne faut pas oublier qu’au début des années 90, le constructeur est exsangue, à deux doigts de disparaître lorsque Wendelin Wiedeking en prend la direction et décide de proposer une Porsche “accessible”. Ce sera donc le Boxster, qui se vendra à 160 578 exemplaires entre 1996 et 2005 (2 933 en France). Sa 2e génération totalisera, de 2005 à nos jours, 74 660 unités (1 798 en France). Même si ce chiffre a été divisé par plus de deux, cela reste toutefois un succès car la part de marché du modèle est restée proche de 30 % sur un segment qui a ainsi été divisé par trois durant cette période, notamment sous l’impulsion des réglementations environnementales. Mais, comme les autres constructeurs, Porsche s’adapte et propose aujourd’hui un Boxster beaucoup plus efficient tout en restant une vraie machine à plaisirs. Déjà pour le plaisir des yeux, avec un style réussi et un intérieur qui n’a plus rien à envier au reste de la gamme. Puis il y a naturellement le plaisir que distille ce roadster une fois au volant. Un quasi-sans-faute qui va de la position de conduite à l’exploitation et à la sonorité du flat 6 en passant par la rigueur du comportement et l’excellence de la boîte PDK.

Machine à sensations

La maîtrise de la masse a toujours été dans l’ADN du constructeur et les ingénieurs en livrent ici un nouvel exemple. Ainsi, le nouveau Boxster S affiche 35 kg de moins sur la balance pour totaliser seulement 1 320 kg (1 350 kg avec la boîte PDK demandée dans 85 % des cas par les clients). Malgré de nombreux équipements supplémentaires représentant un surpoids de 52,8 kg, le travail sur la caisse a permis de gagner 55 kg, puis 32,8 autres kilos ont été traqués dans le module de climatisation, le GPS ou encore les câblages. Résultat : malgré des puissances raisonnables de 265 ch pour le nouveau 2,7 l et 315 ch pour le 3,4 l, les Boxster et Boxster S affichent des performances supérieures à celles de concurrents plus puissants… mais plus lourds. Et chez nos voisins allemands, le juge de paix est la boucle Nord du Nurburgring. Le verdict est sans appel puisque le roadster a bouclé le tour en 7 min 58 s, soit 17 secondes de moins que la précédente génération. Il n’a pas été dit combien le Boxster avait consommé durant ce tour, mais le constructeur affiche néanmoins une consommation en cycle mixte en baisse de 14,9 % pour un Boxster S équipé de la boîte PDK. Soit 1,4 litre de moins pour 100 km avec seulement 8 litres (188 g de CO2).

Cet héritier des 356, 718 RSK, 550 Spyder et même de la 914, a réussi sa mutation. Son émancipation. En revanche, si le Boxster reste et restera le modèle d’accès à l’univers Porsche, le ticket d’entrée n’a plus rien à voir avec celui de 1996 où Wendelin Wiedeking voulait une offre voisine de 250 000 francs, environ 38 000 euros. Aujourd’hui, la gamme débute à 49 972 euros et à 64 650 euros pour la version S. Mais à cela s’ajoute une longue liste d’options qui peut allégrement faire grimper la facture à plus de 80 000 euros. Le prix d’un jouet extraordinaire.

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Le Boxster en bref

Date de lancement : Mai
Objectif 2012 :
10 000 unités dans le monde. 15 000 en année pleine
300 à 400 en France par an
Principaux concurrents du Boxster S 3.4 315 ch : 60 435 € :
Mercedes SLK 350 BE V6 306 ch : 55 500 € ;
BMW Z4 sDrive 35is 340 ch : 64 650 € ;
Audi TT RS Roadster 2.5 TFSi 360 ch : 72 200 €
Prix :
Boxster   49 372 €
Boxster S   60 435 €


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