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La Malibu traverse l’Atlantique

Des optiques aux cadrans du tableau de bord, les similitudes avec la Camaro sont frappantes. L’idée d’une version break n’est pas exclue chez Chevrolet.

La Malibu traverse l’Atlantique

La berline historique de Chevrolet s’exporte enfin en Europe et se montre ambitieuse. Mais face à des cadors qui règnent sur un marché décroissant, la tâche est rude.

Son nom fleure bon l’Amérique et l’aventure. Et c’est bien dans une réelle aventure que se lance aujourd’hui Chevrolet avec sa Malibu sur un segment pas vraiment porteur. Mais il ne faut pas oublier que l’arrivée de la Malibu, en remplacement de la terne Epica, répond à une logique mondiale. En attendant la sortie du petit SUV Trax, dévoilé au Mondial et planifié pour le printemps 2013, Chevrolet couvre désormais 85 % de la demande des consommateurs, au travers de ses 12 modèles.

La Malibu aura attendu trente-huit années et sa 8e génération pour traverser l’Atlantique, et elle aura fort à faire face à des spécialistes du genre, dont sa compatriote la Ford Mondeo. Elle devra surtout tenter d’exister face, entre autres, à la Volkswagen Passat, leader de la zone, aux berlines françaises qui ont la main mise sur près de 75 % des volumes dans notre pays et à l’Opel Insignia, avec qui elle partage sa plateforme.

En phase avec le marché

Les exemplaires destinés à nos marchés seront assemblés en Corée. Toute la production de l’usine américaine étant réservée au marché nord-américain. En termes de dimensions, la Malibu est un peu plus grande que la Cruze. Les deux voitures mesurent respectivement 4,86 m et 4,60 m, l’empattement de la nouvelle venue n’étant plus long que de 6 cm, à 2,74 m. Sur la route, le châssis démontre toute sa qualité. Ce sera d’ailleurs un des points forts de cette berline.
Sous le capot, le choix est restreint. La direction de Chevrolet France, se basant sur les statistiques de ventes, a limité le catalogue à une seule motorisation. Sur le marché hexagonal des berlines, il s’immatricule 97 % de blocs Diesel et 71 % de boîtes de vitesses manuelles. La Chevrolet Malibu proposera donc le 2.0 VCDi de 160 ch, d’origine Opel, qui se fond au cœur du marché en ce sens qu’il parvient à ne pas être impacté par le malus, en boîte mécanique (134 g de CO2/km), comme beaucoup de ses concurrentes. La version boîte automatique séquentielle (160 g de CO2/km), qui sera commercialisée dans quelques semaines, se classe dans la catégorie des 750 euros de malus. En comparaison, la Peugeot 508, la Ford Mondeo et la Seat Exeo sont à 200 euros. “Nous ne voulions pas de moteur essence qui serve de faire-valoir dans la gamme”, place Ludovic Dirand, le directeur général de Chevrolet France, dont la stratégie marketing ne passera pas par un prix d’appel coup de poing.

Agressivité tarifaire

Cette même volonté de conserver un catalogue simple annihile pour l’heure tout espoir de voir un moteur plus puissant enrichir l’offre. Ce qui ne serait pas un luxe car, si le bloc de 160 ch fait bien son office, il pourra sembler un peu juste aux yeux de certains conducteurs, mais il s’avère toutefois logique, à la lecture de ce que proposent les rivales.

Vis-à-vis de la concurrence, la grille tarifaire de la Chevrolet Malibu s’évertue à rester “2 000 à 3 000 euros en dessous”, rapporte Ludovic Dirand. Débutant à 26 800 euros (LT), elle s’arme d’un équipement relativement complet dès le deuxième des trois niveaux de gamme (LT+, à 27 900 euros). Sera-ce suffisant pour séduire plus de particuliers que de professionnels, dans le mix comme le voudrait le directeur de la marque ? Peu de chance. La tendance générale du marché de la berline est à rebours de cette hypothèse. D’autant que la marque Chevrolet elle-même est en progression de 40 % actuellement auprès des loueurs et des sociétés. Il n’y a qu’à voir comment la compacte Cruze jouit du dispositif de vente à entreprises mis en place dans le réseau.

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La Malibu en bref

Date de lancement : Disponible
Segment de marché : Berline tricorps M2
Objectif : 500 unités
Principales concurrentes de la Chevrolet Malibu VCDi 160 LT+ 27 900 € :
Ford Mondeo TDCI163 FAP Titanium 31 100 € ;
Opel Insignia 2.0 CDTi160 Cosmo 5p 31 750 € ;
Renault Laguna 2.0 dCi150 Energy 31 900 € ;
Skoda Octavia 2.0TDI170 FAP RS 29 210 € ;
Kia Optima 1.7 CRDi 136 Active 28 090 € ;
Seat Exeo 2.0 TDI 170 FAP 30 930 €
Prix : de 26 800 à 33 000 € - Diesel


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