Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page

Nissan Navara : Véhicule Utilitaire de Luxe

Dans un segment du pick-up en constant développement ces dernières années, le Nissan Navara se veut figure de proue d'un marché hexagonal de moins en moins timide. Leader sur le secteur, le constructeur japonais vient de sortir une nouvelle mouture de son modèle roi et se dote même de prétentions...

...princières. Peut-être l'avènement des nouveaux VUL… les véhicules utilitaires de luxe.

Il y a des véhicules qui symbolisent l'époque dans laquelle ils baignent, qui marquent leur temps et traduisent les priorités esthético-sociales des automobilistes. Loin des marques de prestige, il est, en effet, des véhicules qui incarnent la réussite et qu'il devient, parfois, de bon ton de s'offrir. Ces dernières années, le SUV s'est imposé comme la norme du luxe modéré en matière d'automobile. Mais comme pour d'autres modèles avant lui, son règne ne sera pas éternel. Car l'ostentation a le lifting facile. Certains s'interrogent déjà sur le visage du futur prétendant ? Vers quel segment se pencheront en effet les constructeurs pour titiller l'orgueil des automobilistes ? Terminés les breaks, compactes, monospaces et autres 4x4 des villes ! L'avenir se doit d'être inédit. A regarder de plus près le visage du nouveau Nissan Navara, peut-être pourrions-nous penser que le constructeur japonais mise sur le pick-up pour prendre les habits du luxe tendancé du marché automobile.
Bien sûr, le pick-up souffre encore d'un déficit d'image flagrant. Aujourd'hui, beaucoup d'automobilistes persistent à ne pas considérer un tel véhicule comme un utilitaire, ou même comme un 4x4. En définitive, l'utilisateur lambda se trouve bien souvent dans l'incapacité de définir sa nature. C'est précisément le problème du pick-up en France. Cette interrogation compte en effet pour beaucoup dans la timidité du marché français. Aujourd'hui pourtant, le "light truck", comme il est appelé aux Etats-Unis, a entamé sa mutation sur le Vieux Continent. En témoigne la progression des ventes enregistrées ces dernières années. En 2002, le marché européen végétait aux environs de 25 000 ventes. L'an dernier, ce sont près de 45 000 exemplaires qui se sont écoulés de part et d'autre du continent. En France, même si les chiffres ne sont pas démesurés, la tendance est la même. La sortie du nouveau Navara infirmera ou confirmera ces derniers résultats.

Une leçon de "Fun-éthique"

Chez Nissan en tout cas, on a choisi la prudence. Puisque l'objectif de ventes 2005 se calque sur les résultats engendrés en 2004 par l'ancien Navara, soit environ 3 500 exemplaires. Peut-être à la fin 2006, avec une année pleine derrière lui, la nouvelle mouture du pick-up japonais révélera-t-il sa véritable popularité. Car c'est là, l'un des points sur lesquels Nissan appuie sa communication. En effet, la "Navara attitude" sur laquelle la marque communique, transpire le plaisir. Sable, vague, sport, évasion… Nissan nous récite par cœur sa leçon de "Fun-éthique". Comme si le Navara se voulait passeport pour le plaisir. Peut-être l'est-il en effet. Mais c'est alors renier l'aspect utilitaire professionnel du véhicule. Maçon, menuisier, charpentier… ne surfent pas sur la même vague ! En témoigne d'ailleurs le soin particulier apporté à l'espace intérieur. L'habitabilité du modèle est, en effet, des plus surprenantes pour un véhicule de ce type. L'équipement est aussi impressionnant : GPS, Confort ou Elegance, sellerie cuir sur certains modèles et même pack MP3 en option, Nissan donne au pick-up une nouvelle image. Plus smart, plus people, plus attrayante pour le grand public, sans doute. Et c'est là un indice du public que le constructeur cherche à toucher avec son nouveau Navara. Incontestablement, le leader du marché élargit la voie sur laquelle le segment roule depuis des années et entend bien diversifier sa cible. Le Navara préfigure peut-être l'avènement de véhicules d'un nouveau genre, mêlant, on ne peut mieux, l'utile à l'agréable.

Sur les bases du Pathfinder

Le Nissan Navara a été conçu au sein d'un projet commun avec le Pathfinder, l'autre 4x4 du constructeur. Tous deux sont ainsi assemblés à Barcelone, dans l'usine située en bordure de la ville. Pas étonnant de retrouver quelques similitudes dans les deux modèles. Du reste, les deux véhicules sont construits sur le même châssis en échelle. A l'avant, la suspension à double triangle et ressorts hélicoïdaux se veut indépendante. En revanche à l'arrière, Nissan a conservé un essieu rigide, notamment pour supporter les lourdes charges. Zvec 1 861  mm X 1 560 mm en King-Cab et 1 511 mm X 1 560 mm en Double-Cab, le Navara affiche le plus grand plateau de charge de sa catégorie. D'ailleurs, Nissan a également porté un soin particulier aux performances-moteur et à la tenue de route, précisément pour gommer l'aspect rustique du pick-up traditionnel. Côté motorisation, le Navara se décline ainsi en deux gros Diesel 2,5 dCi de 144 ou 174 ch. Sur les bases d'un bloc 4 cylindres en lignes, ces deux moteurs sont équipés d'une injection directe à rampe commune de deuxième génération et d'un turbocompresseur à géométrie variable. Pour un véhicule de ce type, les sensations de conduite, en usage normal, sont tout à fait surprenantes, même si, à vide, le Navara a tendance à laisser quelque peu glisser son train arrière. Disponible en boîte manuelle à 6 rapports ou automatique à 5 rapports, le pick-up de Nissan jouit d'une commande de transfert 4x4 sous forme de bouton rotatif. Un mode quatre roues motrices également équipé d'un réducteur, très appréciable, pour franchir les passages les plus délicats. Au final, l'ensemble se veut attrayant. A peine s'étonne-t-on de trouver des tambours de freins à l'arrière de l'engin. Le couple du moteur faisant presque oublier le poids du véhicule (de 1 852 à 2 124 kg à vide). On l'aura compris, avec le Navara, Nissan a choisi de faire dans le haut de gamme. Au pays des pick-up, l'humeur est donc à l'ouverture. Et si les prix n'oscillaient pas entre 23 000 et 33 000 euros, nous serions presque tentés de dire, à la démocratisation.

David Paques

Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Les maisons d'enchères ont résisté à la crise en 2020

Le Conseil des ventes a publié le bilan commercial définitif de l'exercice 2020. En recul de 5,7 % sous l'effet de la pandémie, le secteur du VO signe toutefois sa deuxième meilleure performance historique,

Les ventes mondiales de modèles électrifiés ont bondi au premier trimestre 2021

Sur les trois premiers mois de 2021, les ventes de modèles électrifiés ont progressé de 145 % dans le monde. La Chine et l'Europe sont les deux zones où il se vend le plus de ces modèles, dont 67,2

Quels seront les prochains métiers stars de la distribution auto ?

Tandis que la pandémie a conforté le rôle central du e-commerce dans de nombreux secteurs d'activité, celui de la distribution automobile n'échappe pas à cette évolution et voit progressivement

Les particuliers à l'origine de la moitié des immatriculations de voitures électriques

Les véhicules électriques ont représenté 12,6 % du marché automobile en 2020 et 7,1 % depuis le début de l'année 2021, en hausse de 30,5 %. Plus de la moitié des acheteurs sont des particuliers.

Bruxelles pose les jalons des futurs règlements européens de vente et d'après-vente

Dans une communication publiée le 28 mai 2021, la Commission européenne souhaite une mise à jour du règlement 461/2010 sur la réparation automobile et la vente des pièces détachées. Pour la distribution

Guillaume Couzy, Stellantis : la performance sera le moteur des nouveaux contrats de distribution

Pendant les six semaines qui viennent, Stellantis et les concessionnaires vont travailler sur le futur contrat de distribution qui les liera. Guillaume Couzy, directeur de Stellantis en France, fait le point

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page