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Mercedes Classe S : Le George V roulant

Mercedes Classe S : Le George V roulant

Lancée en 1998, la dernière génération de la Classe S a été un best-seller mondial avec plus de 500 000 ventes. Avec ce nouvel opus, Mercedes veut faire mieux. Plus séduisante, plus véloce sans toutefois être plus gloutonne, plus sûre et plus simple dans sa complexité, cette Classe S, au-delà...

...de ses propres ambitions commerciales, sera le nouvel étendard de Mercedes. Bugs en tous genres interdits !

A l'image du grand hôtel parisien George V récemment élu, pour la 5e année consécutive, meilleur hôtel de la planète, Mercedes veut avec sa Classe S conserver ce même rang dans l'univers des limousines. ll n'aura fallu que quelques jours à l'incontestable reine du stand Mercedes durant le Salon de Francfort, la Classe S, pour traverser le Rhin. Cette nouvelle limousine étoilée est en effet disponible, en versions essence, dans le réseau. Pour la Classe S 320 CDi équipée du V6 développant 235 chevaux, il faudra attendre le début d'année 2006. C'est également à cette date que la S 600, avec son V12 bi-turbo de 517 chevaux, fera son apparition dans les showrooms. D'ici là, la marque compte immatriculer 350 à 400 unités de son nouveau vaisseau amiral avant que le Diesel, qui représente 70 % des immatriculations, ne viennent doper les ventes afin d'atteindre l'objectif de 1 100 ventes dans l'Hexagone en 2006. Mais comme ces chiffres l'illustrent, si le volume est incontestablement restreint en termes d'image, il en est tout autre. "La Classe S joue un rôle très particulier dans notre gamme, explique François le Clec'h, le directeur général du Mercedes Car Group en France, elle nourrit l'imaginaire de nos clients, elle est la substance de Mercedes." Selon lui, la Classe S doit être synonyme "de qualité incontestable, d'un design fort sans ostentation, d'un confort digne d'un cocon, d'une sécurité optimale tout en donnant un réel plaisir de conduite." Voyons, si effectivement, cette nouvelle Classe S est à la hauteur des ambitions que Mercedes lui a assignées.

Un coup de crayon franc mariant l'impératif devoir de réserve et la séduction

Après une période franchement difficile en termes de qualité et de fiabilité qui a laissé des traces dans les esprits et dans les effectifs, Mercedes n'a pas le droit à l'erreur avec un modèle de cette envergure. Si au premier regard, la qualité de fabrication semble en phase avec le standing de l'auto, l'usage nous renseignera sur sa fiabilité. Afin d'éviter toutes mauvaises surprises, on pourrait presque dire que Mercedes est revenue à une certaine "simplicité" ou plutôt à une complexité éprouvée. Le meilleur exemple demeure sans doute le système de freinage où l'hydraulique seul a repris le pouvoir. Exit les freins électro-hydrauliques SBC inaugurés sur la Classe E. Toutefois, la Classe S innove, respectueuse de la tradition. Ainsi, elle gagne un système de vision de nuit basé sur la technologie infrarouge, le Distronic Plus ou une nouvelle évolution du Pre-Safe. De plus, dans sa quête de fiabilité, Mercedes a fait rouler pas moins de 500 Classe S, en plus des flottes classiques de test, pour traquer le bug. Mercedes semble serein. L'avenir nous en dira plus. En revanche, au chapitre du design, élément subjectif par excellence, le temps et les kilomètres ne changeront rien. Une fois de plus, après notamment des CLS et Classe B réussis, on retrouve un coup de crayon franc mariant l'impératif devoir de réserve d'une voiture de ce rang et la séduction. Les designers ont trouvé ce subtil équilibre faisant de la Classe S une limousine non ostentatoire mais non dénuée de charme. "La Classe S affiche la nouvelle tendance du design de la marque, s'exalte Martin Bremer, son designer, tout en reflétant l'histoire de Mercedes, ses traditions." Passages de roues marqués, toit en coupole ou la continuité de chaque ligne sont autant de traits caractéristiques de ce modèle. A l'intérieur, un même souci du détail règne comme le cristallise l'éclairage indirect sous les boiseries qui encercle l'habitacle. Un habitacle où les maîtres mots ont été agrément et sécurité.

Au service de la sécurité physiologique du conducteur

A l'instar de la Série 7 avec l'iDrive et de l'A8 avec le MMI, la Classe S gagne elle aussi son système, le Comand, de gestion des diverses fonctionnalités. Sièges, climatisation, radio, CD, DVD, télévision, téléphone ou GPS, tout est réglable par le biais du Comand. Considéré de prime abord comme une usine à gaz, ce système est toutefois facile de prise en main notamment grâce aux touches de raccourci placées sur la console centrale. Ainsi, mettre en marche la fonction massage des sièges multicontours ne demande que quelques secondes. Un ensemble de fonctions de confort, qui associées à celles de sécurité active et passive, se mettent au service de la sécurité physiologique du conducteur. En effet, selon une étude réalisée par le constructeur, au volant d'une Classe S, le conducteur est moins stressé (sa fréquence cardiaque baisse de 6 %) grâce à cet ensemble technologique le dégageant de certaines contraintes lui permettant ainsi de se consacrer d'avantage à la route. Toujours au chapitre sécurité, la Classe S propose une nouvelle évolution de son système de freinage d'urgence, le BAS Plus. Assisté par un radar, le BAS Plus est capable de détecter un véhicule le devançant afin d'offrir un freinage optimal même si le conducteur n'enfonce pas franchement la pédale de freins. Dans cet objectif de confort et de sécurité de Distronic Plus a vu également ses fonctions s'élargir. Aujourd'hui, ce système est opérationnel de 0 à 200 km/h. Ainsi, dans les embouteillages, il est capable de stopper seul la voiture et de la redémarrer sur une simple demande du conducteur via sa commande à gauche du volant. Le conducteur est donc "chouchouté", baignant dans un cocon, qui n'empêche toutefois pas d'avoir des sensations notamment grâce aux mécaniques.

Dommage de voir ce V8 cantonné au rang de simple figurant sur un segment où le Diesel croque 70 % du gâteau

Pour l'heure, seules les S 350 et S500 sont disponibles. Si pour la première, le V6 de 272 chevaux, déjà connu, se montre, malgré quelques craintes, à son aise, que dire du tout nouveau V8. Entièrement nouvelle et appartenant à la même famille que le V6, cette mécanique affiche une cylindrée plus importante (5,5 litres) ainsi d'une distribution variable et enfin 4 soupapes par cylindres. Cette refonte totale a permis d'atteindre une puissance de 388 chevaux mais surtout un couple de 530 Nm disponible de 2 800 à 4 800 tr/mn. C'est presque dommage de voir une si belle mécanique cantonnée au rang de figurante sur un segment où le Diesel croque 70 % du gâteau. Cependant, si l'essence revient en grâce, un jour peut être, ce nouveau V8, c'est sûr, se fera une belle place au soleil. Bien que seulement disponible en début d'année prochaine, nous avons pu faire quelques kilomètres avec la nouvelle S 600 et son V12 bi-turbo. Les performances sont toujours aussi folles. Avec 517 chevaux et 830 Nm de couple les aiguilles du chrono ont rendu l'âme ! La déjà véloce S 500, qui abat le 0 à 100 km/h en 5,4 s, doit s'incliner face aux 4,6 s de cette limousine-missile. Des mécaniques bien servies pour l'ensemble des trains roulants et des suspensions où Mercedes a généralisé l'Airmatic sauf sur la S 600 où l'ABC (Air Body Control) devient standard.
Au final, cette nouvelle Classe S peut effectivement être ambitieuse et François le Clec'h, n'y voit qu'une "réaffirmation de notre leadership sur ce segment". Alors même si le patron de Mercedes France affirme que la fidélité de leur client est quasi sans failles sur ce segment, les concurrents que son Audi et BMW ont également des arguments, notamment lors du passage en caisse ! La précédente génération de la Classe S s'est vendue à plus de 500 000 exemplaires, celle-ci fera-t-elle mieux ?

Christophe Jaussaud

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