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C6 : "French"ement Citroën

C6 : "French"ement Citroën

Six ans après l'arrêt de la production de la XM, Citroën s'apprête à faire un retour remarqué sur le segment du haut de gamme. Dans les placards du constructeur français depuis 2001, C6 débarquera, en effet, en concession au mois de février. L'occasion de sonder la côte d'amour d'un véhicule...

...profondément marqué par l'esprit de ses aïeules. Entre attente et perplexité, focus sur "Le" rendez-vous de Citroën pour 2006.

Depuis le printemps 2000 et la discrète mort du haut de gamme "chevronné", l'appétit de l'incurable amoureux du luxe selon Citroën pouvait se languir du modèle en gestation. Aussi, prévu pour le début 2006, le lancement du nouveau fleuron du constructeur suscitait tant l'enthousiasme que la crainte. En arrivant au rendez-vous fixé par Citroën, je me voyais ainsi investi des sentiments contrastés des amateurs. Au premier coup d'œil pourtant, pas de ballottage. S'étalant de sa prestance présidentielle, le dernier modèle du constructeur français trônait, là, devant moi, affichant finalement plus de promesses que d'appréhensions, opérant déjà sur moi son pouvoir d'attraction. Oui, Citroën a, pour moi, déjà réussi son pari. La C6 affiche, en effet, une tout autre idée du dynamisme que C5.

Les Chevrons de la République

Au moment de m'installer à bord, je me serais presque excusé de n'être qu'un conducteur ordinaire. Trop ordinaire pensais-je au regard de l'effluve de charmes qui se dégage du véhicule. Avec ces courbes excessivement marquées par l'esprit du constructeur, la bête ne laisse aucun doute quant à

LA CITROËN C6 EN BREF

  • Date de lancement :
    février 2006
  • Segment de marché : Berlines haut de gamme
  • Principales concurrentes :
    - Audi A6 (34 120 à 61 140 €),
    - BMW Série 5 (36 500 à 67 050 €),
    - Mercedes Classe E (37 000 à 101 350 €)
  • Objectif 2006 :
    20 000 monde, 6 000 France
  • Prix en Euros :
    de 41 900 à 51 800 Versions essence 3.0i V6 215 ch
    de 44 700 à 54 600 Versions Diesel 2.7 V6 HDI 208 ch
  • sa filiation. Lignes plongeantes et fluides, capot bombé, c'est une Citroën, une vraie. Un simple coup d'œil suffit à identifier son origine. Je vois la DS, la SM, la CX, la XM… euh non pas celle-ci. C6 a quelque chose d'incroyablement familier. Sa silhouette semble déjà s'être promenée de réceptions en visites officielles. Comme si, finalement, son galbe n'avait été songé que pour une image nationale. Je sens la France, je goûte aux relents d'histoire qui se dégagent du véhicule et me souviens de la plus haute autorité de l'Etat, un soir de mai 1995, cheminant triomphalement vers l'Elysée. Premier spasme schizophrénique issu de ma déroutante rencontre, je suis alors tenté d'entrouvrir ma fenêtre et de saluer nonchalamment les passants qui posent le regard sur ces lignes. Mais rapidement, je reviens à moi. Car, balayant du regard l'espace intérieur, mon enthousiasme s'étiole. L'aspect du tableau de bord semble en effet ne pas être en phase avec l'univers de l'ensemble. Même constat pour la console centrale. Sobriété ou obsolescence ? Chacun tranchera. D'aucuns regretteront simplement ce manque de relief d'un poste de conduite pourtant agréable à l'oeil.

    80 % des ventes devraient concerner la version Diesel

    Dès les premiers kilomètres, mes ambitions électorales s'effacent pour goûter simplement au plaisir de conduite que procure le véhicule. Car C6 n'est pas qu'une vitrine pour le constructeur. Le chef de l'Etat a beau se muer en vecteur marketing et s'offrir deux exemplaires, C6 n'en est pas moins un véhicule qui roule. Par ailleurs, quelques tours de roues suffisent pour s'en convaincre. Sur les chaussées ondoyantes des contrées champenoises, pas un bruit, pas un son ne viendront troubler mon ouïe. C6 a l'acoustique avenante. Un confort loin d'être luxueux, mais qui, quand il s'allie à la douceur des suspensions, devient plus qu'appréciable. Trop peut-être ! Dangereux, serais-je même tenté de dire, au regard de cet incommensurable sentiment de cocooning que cette alliance procure. La souplesse de l'ensemble est, en effet, tout à fait significative. Agréable, semble être alors le terme à retenir. Quoique "surprenant" soit également approprié à l'usage. Malgré l'enchaînement des virages et des relances, jamais, en effet, les deux tonnes du véhicule (1 950 kilos à vide) ne se feront sentir. Constat plus de circonstances encore sur autoroute. A peine regretterons-nous que le 3.0i V6 215 chevaux, avec lequel Citroën entend réaliser 20 % des ventes (contre 80 % à la version 2,7 l HDi), manque de tonicité. Toujours en campagne, les kilomètres s'égrainent. Et si son dessin ne fait pas l'unanimité, son équipement, lui, rassemble les suffrages. Petit à petit, le conducteur découvre les agréments du véhicule qui légitiment son rang. L'affichage tête haute, par exemple. Qui n'est pas un gadget pour garder une drue posture en toute occasion mais bien un confort de conduite dont il est difficile de se passer, une fois utilisé. Sièges avant et arrière réglables électriquement, connexion bluetooth, navigation fonctionnelle, reconnaissance vocale, installation audio signée JBL, projecteurs directionnels au xénon bifonction, aide au stationnement avant et arrière, ou l'AFIL, encore. L'alerte de franchissement involontaire de lignes, premier élément de sécurité d'un dispositif des plus fournis. Avec notamment neuf airbags de série et, pour la première fois sur une berline européenne, le système du capot actif destiné à absorber les chocs piétons. En réalité, il faut peu de temps au conducteur pour saisir le degré de finition du modèle. Un niveau peut-être jamais encore atteint par le constructeur. C6 est une véritable alliance de la prestance passée et du modernisme technologique dont la marque se fend aujourd'hui. La voiture est indubitablement marquée par cet esprit inhérent aux modèles de luxe de la marque. Citroën retrouve en C6 une image que le constructeur avait perdu. Celle d'un haut de gamme - témoin d'un vieux savoir-faire national.

     David Paques

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