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BMW X3 : Un petit qui deviendra grand

BMW X3 : Un petit qui deviendra grand

Fort du succès du X5, BMW continue d'investir le segment des SUV. Le X3 est la nouvelle arme de la marque pour profiter au mieux de la croissance de ce segment mais aussi de celui des breaks. La polyvalence est son maître mot. Après son coup magistral avec le X5, BMW veut récidiver avec le...

...X3. Ces deux véhicules sont d'ailleurs relativement proches sur le plan technique, le cadet bénéficiant d'un design plus jeune et plus dynamique. Un dynamisme qui se retrouve également au volant, puisque même si le X3 est plus logeable que son aîné, il accuse 230 kg de moins sur la balance à motorisation égale. L'autre bon point commun des deux frères est le xDrive. Ce système de transmission intégrale intelligent permet une répartition en continu entièrement variable du couple entre les essieux avant et arrière. Sa rapidité de traitement des informations et d'exécution peut même le conduire à répartir la puissance avant même qu'une roue ne perde de l'adhérence. Agilité, plaisir et sécurité se conjuguent donc avec xDrive, qui permet aussi d'intervenir en cas de sur ou de sous-virage avant même le DSC. On le voit bien, le X3 et le X5 ont beaucoup de points communs, mais leur positionnement sera de plus en plus distinct au fur et à mesure du développement de la gamme. D'ailleurs, selon le constructeur, le X3 ne devrait pas réellement chasser sur le territoire du X5, même s'il y aura sûrement des clients X5 qui seront séduits par lui. BMW voit plutôt son petit SUV venir jouer les trouble-fête sur un autre segment. Compte tenu de sa polyvalence, de son prix, de ses équipements, mais aussi de la faible offre sur ce segment des SUV compacts de luxe, le constructeur pense que ses concurrents les plus directs devraient être les breaks comme la Mercedes Classe C, l'Audi Avant A4 et le Volvo XC70. De la même manière que pour le X5, BMW n'exclut pas non plus que la Série 3 Touring soit touchée par le petit dernier.
Le X3 offre au lancement deux motorisations déjà connues, mais vu leurs performances et leur agrément, cela ne constitue en rien un handicap. Avec le 3 l essence de 231 ch, à la sonorité toujours aussi envoûtante, le X3 est capable de croiser à 210 km/h, voire même 224 km/h avec les réglages spécifiques du Pack Sport. Une possibilité de réglage que la version Diesel offre également et qui permet ainsi au X3 3.0d, développant 204 ch, d'atteindre 218 km/h au lieu de 210 km/h. Mais l'offre mécanique va s'élargir tout au long de l'année, afin de mieux positionner le véhicule.

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C'est l'écart en longueur et millimètres entre un X3 et un X5. Le X3 est également moins large de 19 mm, moins haut de 41 mm et son empattement est réduit de 25 mm. Mais, paradoxalement, le volume de son coffre est supérieur de 15 litres à celui du X5.

Un positionnement par les mécaniques

En effet, vu la taille de ce "petit" SUV, la question de la cannibalisation avec le X5 semble légitime et Didier Maitret y répond sans détours avec deux arguments : "Nous retrouvons ici le même chevauchement qu'entre une Série 3 et une Série 5. Mais le positionnement va s'effectuer également avec les mécaniques. En effet, aujourd'hui, le X3 est seulement disponible avec des 6 cylindres 3 litres mais, d'ici peu, des moteurs 4 cylindres feront leur apparition, alors que le X5, lui, voit sa gamme débuter avec ces 6 cylindres 3 litres pour aller jusqu'au V8 de 4,8 litres. De plus, il faut noter que le X5 est à la moitié de son cycle de vie et que son remplaçant sera plus grand." La gamme X3 comptera donc à terme 5 motorisations. Aux côtés des 6 cylindres 3 litres, une variante avec une cylindrée de 2,5 litres sera proposée dès le mois de juin et fin 2004, voire début 2005, un 4 cylindres turbodiesel de 150 ch sera également proposé. Un 2 litres essence est même prévu. Mais pourquoi un si large choix de mécaniques alors que l'on sait déjà que les volumes attribués à chaque pays, notamment en France, seront insuffisants pour satisfaire la demande de la clientèle. La première solution consistait à dire qu'effectivement il n'y en aurait pas assez, qu'il valait par conséquent mieux vendre des 6 cylindres, plus chers, donc entraînant plus de marge. Mais une deuxième école, soutenue par Didier Maitret, affirmait qu'en restant exclusivement proposé en 6 cylindres, le risque de confusion avec le X5 était grand. Pour l'heure, l'école qui privilégie les marges est toutefois satisfaite car avec seulement 3 500 à 3 700 unités de X3 prévues pour la France en 2004, la question des motorisations ne se posera pas et les délais risquent même de ressembler à ceux du X5. Pour le X5, justement, la France devrait bénéficier de volumes plus conséquents en 2004. Après avoir écoulé plus de 3 600 X5 en 2003, Didier Maitret pourra compter sur 4 500 unités en 2004. Mais 2 200 sont déjà vendues ! Toutefois, il n'est pas impossible que la France puisse récupérer quelques unités supplémentaires grâce à l'euro. En effet, avec un euro fort, il est plus intéressant pour le constructeur de vendre en Europe des X5 produits aux Etats-Unis. Avec le X3, c'est la première fois que BMW confie l'assemblage en grande quantité d'un de ses véhicules à un sous-traitant. La production est effectuée en Autriche dans l'usine de Steyer Puch. Pourquoi une telle externalisation ? Les moyens de production de la marque bavaroise, pourtant nombreux, ne pouvaient pas accueillir ce nouveau modèle malgré les travaux d'agrandissement réalisés notamment aux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Quant à la nouvelle usine, proche de Leipzig, elle est entièrement dédiée à la Série 1 qui va apparaître en septembre prochain.

L'assemblage du X3 entièrement sous-traité

Fallait-il alors construire une nouvelle usine et ainsi reculer la commercialisation du X3 ? Même si la santé financière de BMW ne fait plus de doute, le projet d'une nouvelle usine a été écarté au profit de l'accord avec Steyer Puch qui permet de minimiser ce risque et de produire le X3 dans un délai raisonnable.
Le X3 semble donc né sous une bonne étoile et va pouvoir capitaliser sur le succès de son grand frère. L'élève dépassera-t-il le maître ?

Christophe Jaussaud

BMW Group en 2003

Le groupe, regroupant les marques Rolls Royce, BMW et Mini, a dépassé 1,1 million de ventes en 2003 et s'attend encore à engranger des profits records.

  • Pour sa première année dans le giron du groupe, Rolls Royce a livré 250 unités de la nouvelle Phantom. Produites à la cadence de 7 à 8 véhicules par jour, dans la toute nouvelle usine de Goodwood, 900 à 1 000 Phantom devraient prendre la route en 2004.
    Pour BMW, 2003 rime encore avec record. En effet, avec 928 000 unités, la marque allemande dépasse les 913 000 unités déjà historiques de 2002. Et pour 2004, BMW voit encore plus grand avec l'arrivée du coupé et du cabriolet Série 6, de la Série 1 et la montée en puissance de la Série 5 et du X3.
    Pour Mini, "c'est à se demander si cela s'arrêtera de monter !", souligne Didier Maitret.
    En 2003, 175 000 Mini ont été produites et vendues, un nouveau record. L'arrivée de la Mini Cabriolet cet été devrait encore gonfler les chiffres. Si à l'échelle mondiale, le groupe fait un carton plein, en France, il y a un bémol.
  • Avec 32 500 voitures livrées en 2003, la marque BMW affiche un recul d'environ 7 % sur un marché à - 6,4 % et un segment à - 8,5 %. "Nous avons connu un premier trimestre calamiteux, avoue Didier Maitret. Ensuite, avec l'arrivée du Z4, des nouvelles Série 3 et Compact, puis de la Série 5, il y a eu de grandes satisfactions." Pour 2004, le patron de BMW France reste optimiste. "Le marché français a été l'un des plus touchés en Europe et sera sûrement le plus lent à redémarrer", admet-il. Mais il ajoute malgré tout : "Notre objectif de croissance est ambitieux avec 40 000 unités." Un chiffre qui s'explique en partie par les 4 000 exemplaires de la Série 1 prévus en fin d'année 2004.
    En revanche, pour Mini, tous les indicateurs sont au vert. "Nous avons livré tout ce que l'on avait, soit 10 660 unités. Il s'agit là d'un succès qui dépasse toutes nos attentes", avoue le patron du groupe.
    Pas de Rolls Royce dans les chiffres ou prévisions françaises, car les ventes ne passent pas par le siège français du groupe.
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