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Renault Samsung SM5 : Une coréenne dans la ville

Renault Samsung SM5 : Une coréenne dans la ville

Inconnue ou presque en France, la marque Renault Samsung participe pourtant à la croissance du groupe en Asie depuis 2000. L'occasion de découvrir plus en détail l'une des berlines de cette gamme. Galop d'essai avec la seule SM5 roulant en France. Connaissez-vous Samsung...

...? Oui pour ses téléphones portables ou ses télévisions plasmas. Mais connaissez-vous Renault Samsung ? Non ! C'est normal, car les trois berlines que produit aujourd'hui la marque coréenne ne sont pas importées en Europe. Pourtant, Renault Samsung Motors (RSM) est à 70 % française. En effet, cette ex-filiale automobile du conglomérat Samsung, née en 1995, est depuis le printemps 2000 devenue une filiale du groupe Renault dont l'importance est grandissante. Notamment au regard de sa proximité avec la Chine. Au même titre que Dacia, RSM va devoir fournir une partie de la croissance attendue par Carlos Ghosn. Les premiers effets seront d'ailleurs palpables dès 2006 puisque la production du constructeur coréen va augmenter crescendo. En effet, l'usine de Busan, très récente et ultra-moderne, mais encore sous utilisée, va voir sa cadence augmenter pour atteindre 300 000 unités en 2008. Un chiffre à la fois ambitieux, rapporté à la production 2005 qui n'a pas dépassé 120 000 unités, et réalisable vu la progression enregistrée cette année et le plan de charge de l'usine. Après une progression de 40 % des ventes en 2005, à 115 000 unités, RSM devra atteindre 150 000 unités cette année. De plus, l'usine de Busan va assembler, dès cette année, des SM3 destinées à l'exportation. La dernière-née du

LA SM5 ET RSM EN BREF

  • Date de lancement SM 5: Janvier 2005 en Corée. Non commercialisée en France.
  • Objectif de ventes 2006 de RSM : 150 000 unités, dont 30 000 SM3 rebadgées Nissan destinées à l'exportation.
  • Site de production : Busan : capacité annuelle de 300 000 unités qui devrait être atteinte en 2008
  • Renault Samsung Technical Center (RSTC), un Technocentre à la coréenne situé à Giehung, à une cinquantaine de kilomètres de Séoul, sera ainsi exportée dans un premier temps vers la Russie et l'Ukraine avant d'attaquer les marchés du Moyen-Orient et de l'Amérique du Sud. Mais subtilité de l'Alliance, ces SM3 exportées en 2006 (30 000 unités) seront badgées Nissan ! Elle sera également la première Renault Samsung à disposer d'une mécanique Diesel avec le 1.5 dCi bien connu sous nos latitudes. Et des Renault sortiront également de l'usine coréenne dès 2007 puisque le futur 4X4 au losange sera produit au pays du matin calme.

    Une Nissan à la sauce coréenne

    Le calme est aussi l'une des caractéristiques de la SM5 dont nous avons pu prendre le volant. En effet, bien que cette auto ne soit pas commercialisée en France, Renault nous a déniché une berline coréenne. Et autant le dire tout de suite, le premier contact fut bon. Paradoxalement massive, mais assez discrète, cette deuxième génération de SM5, lancée en janvier 2005 en Corée, est plus proche avec ses 4,89 mètres de longueur d'une Vel Satis (4,86 m) que d'une Laguna berline (4,60 m). Equipée d'une mécanique 4 cylindres de 140 chevaux associée à une boîte automatique à 4 rapports, notre SM5 se montre très agréable à conduire à condition d'adopter une allure de sénateur. Dans le cas contraire, la mécanique se montre assez bruyante et le comportement se dégrade en raison de suspensions vraiment trop souples. Mais rappelons que cette SM5 n'est aucunement destinée au marché français. Poursuivons cette découverte. A l'intérieur, rien ne manque : cuir, climatisation automatique multi-zone, airbags, démarrage sans clef avec carte, etc. A l'extérieur, cette SM5 ne manque pas de style, mais il ne lui est pas propre ! En effet, la nouvelle SM5 est en fait très largement inspirée d'une Nissan Teana. Cette grande berline Nissan, commercialisée au Japon, a en effet donné la quasi totalité de ses éléments à la SM5. Seuls des détails modelant la personnalité, tels les feux ou la calandre, font de la SM5 une Renault Samsung. Rappelons qu'il ne s'agit pas d'une première car le premier opus de la SM5, en 1998, avait également été largement inspiré par la Nissan Maxima. Un partage Nissan Samsung qui fonctionne également sur la SM7. En effet, la berline haut de gamme de Renault Samsung, lancée en novembre 2004, repose déjà sur cette même plate-forme. De taille identique que la SM5, la SM7 est en quelque sorte une version luxe, voire limousine. Cela se traduit dans les faits par un équipement encore plus riche et par des mécaniques plus en phase avec ce statut puisque l'on retrouve notamment sous le capot le V6 3,5 litres de l'Alliance. Une coopération qui a fait des merveilles en lui permettant notamment de renouer avec les bénéfices dès 2002 et qui à l'avenir devrait faciliter son émancipation.

     Christophe Jaussaud

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