Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Kia Magentis : le pouvoir de surprendre ?

Kia Magentis : le pouvoir de surprendre ?

Avec l'ambition clairement affichée d'imposer sa berline sur le marché européen, Kia dévoile aujourd'hui les arguments de la nouvelle Magentis. Pas de révolution, mais une attention plus marquée sur les véritables attentes du consommateur européen. Enfin dotée d'un Diesel, la nouvelle Magentis...

...change de dimension.

"Le pouvoir de surprendre". Tel est le slogan de la marque coréenne. Peut-être en présentant la nouvelle mouture de sa Magentis, Kia entend-t-il voir son leitmotiv se vérifier dans les foyers européens. "Plus longue, plus large, plus haute, cette voiture a été pensée pour le marché européen", nous dit-on. En laissant ses attributs génériques qui répondaient aux doléances asiatiques ou nord américaines, la Magentis réussira-t-elle à surprendre ? En tous les cas, la mission n'apparaît pas des plus ardues. Rappelons qu'en 2005, Kia n'avait écoulé que 83 unités de son modèle sur le marché hexagonal. Alors surprendre, oui, certainement. D'autant que la Magentis a des arguments à faire valoir. Pour sa première année de commercialisation, la filiale de Hyundai entend atteindre les 10 000 immatriculations en Europe. Quant au marché français, Dominique Person, directeur général de Kia Motors France, vise les 1 000 unités. "J'ai même bon espoir d'aller au-delà de cet objectif", confie-t-il. En endossant de nouveaux habits taillés pour l'Europe, Magentis donne aujourd'hui une autre envergure à ses ambitions.

Une berline européenne

De prime abord, le design n'apparaît pas aussi dynamique que celui d'une Peugeot 407 ou aussi séduisant que celui d'une Série 3 de BMW. Kia n'a d'ailleurs pas l'ambition d'aller bousculer ces modèles. La Magentis offre pourtant des courbes plus charmeuses que son aïeule. Le dessin extérieur a été conçu entre les Etats-Unis, la Corée et l'Europe. Quant à l'intérieur, il a entièrement été pensé dans le centre de design européen du groupe. Ergonomique, agréable, la console centrale reflète les ambitions de la marque et distille une ambiance intérieure confortable. Pas de prétention mal placée, Magentis est accueillante, plaisante même, et semble bel et bien avoir fait sa mue. Ses plastiques en sont un exemple. Leur qualité est tout à fait honorable. Par ailleurs, le taux d'équipement est l'un des véritables attraits du modèle. Kia propose, en effet, deux niveaux de finition qui font la part belle aux équipements de série, indispensables sur un véhicule de ce segment. Six airbags de série, EPS, climatisation, radar de recul, capteur de pluie, ordinateur de bord, lecteur CD MP3… En entrée de gamme, Magentis regorge ainsi d'équipements qui nécessitent bien souvent un supplément tarifaire chez ses concurrentes.
Mais l'essence même de son nouvel intérêt ne se trouve pas dans le dessin, pas même dans son prix. Notons ici que celle-ci s'acquiert entre 21 990 € et 28 990 €. Une fourchette de tarifs qui pourrait étonner certains, tant il est communément attendu, de la part de certaines marques, que le prix fasse l'intérêt de la voiture. Sur la dernière berline du constructeur sud-coréen, ce n'est pas le cas.

Enfin une version Diesel

Un bon équipement pour un tarif raisonnable, certes. Mais sur ce modèle, l'essentiel est dans le Diesel. L'ancienne Magentis n'était disponible qu'agrémentée d'un moteur essence. La Magentis proposera toujours 2 blocs essence : un quatre cylindres de 2,0 l et 140 ch ainsi qu'un 2,7 l V6 de 188 ch. Kia semble aujourd'hui avoir saisi l'intérêt de se doter d'un moteur Diesel pour s'imposer sur ce segment. Dès la fin du mois d'avril, Magentis accueillera donc un moteur 2.0 CRDi 140 chevaux. Peut-être, alors, pourra-t-elle vraiment surprendre. Ce bloc moteur, doté d'un turbo à géométrie variable, était dévoilé récemment sur le Kia Sportage. Sur la berline, il est ainsi proposé avec une boîte manuelle à six rapports. Une boîte un peu rugueuse et dont les rapports paraissent légèrement mal étagés, contrairement à la version munie d'une boîte automatique à 4 rapports. Les performances routières semblent, quant à elles, en phase avec l'identité du véhicule. Sobre ! Sans afficher un couple vertigineux, Magentis rend une évolution des plus linéaires et finalement très classique.
Kia se veut donc optimiste pour son Diesel : le constructeur entend, en effet, réaliser 85 % de ses ventes avec cette version ! Kia souhaite en effet miser sur les entreprises pour assurer le succès de la Magentis. Aujourd'hui à la 35e place des ventes sur son segment, Magentis devrait donc davantage se montrer sur le marché français dans les mois à venir.

David Paques

Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
L'incontournable mais problématique vente en ligne

La majorité du parcours client est déjà digitalisé mais l'ultime acte, l'achat, peine encore à être dématérialisé. Tous les constructeurs traditionnels mènent des expérimentations pour faire

L'arrêt des voitures thermiques coûtera plusieurs centaines de milliards d'euros

En 2040, le gouvernement a prévu la fin de la commercialisation des voitures thermiques. Mais le coût de cette décision est-il bien mesuré ? Un rapport parlementaire parle de plusieurs centaines de milliards

Renault nomme en France, en Europe et en Chine

La France, l'Europe mais aussi la Chine et la zone Pacifique sont au centre des nominations que Renault vient d'annoncer.

Carlos Tavares, PSA :

Le patron de PSA prévoit un impact sur l’ensemble de la filière automobile dès la mise en œuvre des normes d’émission de CO2 en 2021. Le groupe pilote d’ores et déjà ses niveaux de stocks

Les immatriculations 2018 de véhicules diesel ont encore baissé en Europe

Les dernières statistiques de l'Acea montrent un recul de 18,3 % des immatriculations de véhicules diesel dans l'Union européenne en 2018, au plus grand bénéfice de l'essence. La part des véhicules

Electromobilité : les points à retenir du rapport reçu par l'Elysée

Quatre mois après avoir confié une mission sur les nouvelles mobilités et les véhicules autonomes à Patrick Pelata et Xavier Mosquet (BCG Consulting), Emmanuel Macron a présenté les conclusions

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page