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Le Brexit met l'automobile britannique en péril

Le 1er décembre 2016, quelques mois après le vote favorable au Brexit, l'usine BMW Mini d'Oxford fêtait la production de la trois millionième Mini.

Le Brexit met l'automobile britannique en péril

Selon le président du patronat britannique, l'industrie automobile de son pays s'apprête à vivre des heures sombres si une forme d'union douanière avec l'UE n'est pas préservée.

 

Le président de la CBI, le Medef local, n'a pas mâché ses mots. En effet, pour Paul Dreschler, "si nous n'avons pas d'union douanière, il y a des secteurs industriels au Royaume-Uni qui seront menacés d'extinction". Il a souligné que l'industrie automobile serait particulièrement touchée si un éventuel accord entre Londres et Bruxelles ne garantissait pas "un commerce sans aucune friction" avec l'UE après le Brexit.

 

La Première ministre britannique Theresa May est sous pression de conclure un accord assurant au moins une certaine forme de partenariat douanier avec l'UE, au moment où la loi organisant la sortie du Royaume-Uni est étudiée par le Parlement. La dirigeante conservatrice doit concilier l'engagement de maintenir de bonnes relations commerciales avec l'UE avec celui d'une véritable séparation permettant au Royaume-Uni de conclure ses propres accords commerciaux bilatéraux à l'avenir.

 

Le président de la CBI a jugé qu'il n'y avait "aucun élément" laissant penser que ce type d'accords bilatéraux avec d'autres pays du monde serait vraiment profitable à l'économie du pays. "Tout cela, c'est un mythe" inventé par les partisans d'un Brexit sans concession, a-t-il martelé.

 

Le secteur automobile au Royaume-Uni s'appuie sur des constructeurs étrangers implantés sur son sol davantage que sur des champions nationaux. Il était en plein essor depuis le début de cette décennie, mais a dû enterrer son objectif de produire 2 millions de voitures par an dans la foulée du référendum pour le Brexit.

 

Au-delà des voitures, le patron des patrons britanniques a souligné que les incertitudes du Brexit dissuadaient des entreprises d'investir. "Nous savons que des dizaines de millions, en fait des centaines de millions, n'ont pas été dépensés par des entreprises des secteurs pharmaceutiques et financiers pour se préparer au pire scénario du Brexit", a dit M. Dreschler, regrettant que ces fonds n'aient pu être investis ailleurs. (Avec AFP)

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