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Hyundai Kona electric : le SUV vert débridé

Hyundai Kona electric : le SUV vert débridé

Hyundai prend de l’avance sur ses concurrents en proposant le premier SUV 100 % électrique, le Kona electric, conçu pour abolir les contraintes liées à l’autonomie. Résultat, un modèle en haut du panier en termes d'autonomie électrique, mais aussi de positionnement prix, bien supérieur à celui habituellement proposé par la marque coréenne.

 

Cà et là, les constructeurs multiplient les annonces et les plans stratégiques sur le développement de leur gamme électrique, avec des autonomies record annoncées. Hyundai n’en est plus au stade des annonces, mais bien de la commercialisation. Le 10 juillet dernier, le Coréen a lancé la vente de la déclinaison électrique de son Kona, le Kona electric.

 

"Nous voulons profiter d’une situation d’offre restreinte, toutefois très temporaire. Cette zone de confort durera dix-huit mois car il existera, au plus tard en 2020, une offre plus diversifiée qu'aujourd’hui et qui, je le crois, fera bouger la demande", explique Lionel French Keogh, directeur de Hyundai France.

 

Peu de changement côté esthétique

 

A l’extérieur, peu de changements par rapport à la version thermique avec, pour le plus notable d’entre eux, la calandre fermée. Toujours à l’avant, Hyundai a opté pour un nouveau design du bouclier et de l’entourage de feux. Les flancs héritent d’un bas de caisse couleur argent tandis que les pneumatiques s’habillent de jantes alliages 17’’. Niveau dimensions, le Kona electric ne bouge pas d’un millimètre en largeur et en empattement par rapport à son cousin thermique (1,8 m et 2,6 m), mais grandit en longueur (4 180 mm, soit +10 mm).

 

Avec, comme résultat, une longueur aux jambes similaire au thermique à l’avant, rabotée de 31 mm à l’arrière, et un coffre qui perd de 29 litres par rapport à la déclinaison thermique. A noter que, contrairement au Kona thermique, la version électrique ne peut pas disposer en France de l’option bi-ton pour la carrosserie.

 

Jusqu’à 482 km d’autonomie

 

Le parti pris de la marque a surtout été de permettre aux automobilistes de s’affranchir de l’écueil psychologique de l’autonomie en proposant un modèle dont l’autonomie atteint entre 312 et 482 km, homologuée en cycle WLTP. Dans la version 312 km, le Kona est équipé d’une batterie lithium-ion polymère de 39,2 kWh et d’un moteur électrique de 136 ch, pour une consommation homologuée, selon Hyundai, de 13,9 kWh/100 km. La seconde configuration, notre version d’essai, dispose d’une batterie de 64 kWh avec un moteur électrique de 204 ch. Le tout, pour une consommation observée de 12,5 kWh, inférieure à celle homologuée par Hyundai.

 

Un résultat permis notamment par un système de freinage à récupération d’énergie efficient. Ce dernier permet de moduler l’intensité de la récupération d’énergie au freinage au moyen d’une commande au volant, avec quatre niveaux différents proposés. Bien employé, ce système permet de ne quasiment jamais toucher la pédale de frein pendant tout un trajet et une récupération d’énergie optimale, et ce, quel que soit le type de parcours.

 

Une conduite souple et sportive

 

Une attention portée à la consommation et à la récupération d’énergie au freinage qui n’empêche pas une conduite souple du Kona electric. L’autonomie affichée et le système d’énergie au freinage permettent au conducteur de ne pas conduire les yeux rivés sur le tableau de bord de peur de ne pas parvenir au bout du trajet. Les informations de conduite relatives, ou non, à l’électrique s'affichent sur les compteurs 7’’ avec, à la clé, la vitesse, le niveau de charge de la batterie, le flux d’énergie et le mode de conduite. Sans oublier que les 395 Nm offrent la possibilité de donner dans la conduite sportive avec un 0 à 100 km/h abattu à 7,6 secondes.

 

De 54 minutes à 31 heures de temps de recharge

 

Mais autonomie boostée est aussi synonyme de temps de charge augmentée. Sur la version 64 kWh et avec un chargeur de 7,2 kW, il ne faut pas moins de 9h35 au Kona EV pour se recharger, contre 6h10 pour la version dotée de la batterie 39,2 kWh. Avec une borne de recharge rapide de 100 kW, 80 % de la batterie est retrouvée en 54 minutes. A noter qu’il est possible de recharger le Kona electric sur une prise domestique, cependant rendue compatible avec le câble fourni par Hyundai, le tout pour un temps de charge de pas moins de 19 h pour la version 39 kWh et 31 h pour la configuration 64 kWh. Les possesseurs de Kona electric bénéficient d’un abonnement Kiwi Pass d’un an ainsi que d’un accompagnement financier de 234 euros pour l’installation à domicile d’une infrastructure 7,2 kW.

 

Un prix digne d’un premium

 

Mais cette technologie et la promesse de dépasser l’écueil de l’autonomie qui en découle ont un prix. La gamme du Kona électrique ne s’agence pas de la même façon que celle du thermique avec l’entrée de gamme Intuitive supprimée. Au final, la gamme est composée en tout et pour tout de deux finitions baptisées "Creative" et "Executive". En version entrée de gamme, le Kona se négocie à partir de 38 000 euros pour la version de base avec la batterie 32 kW et 42 000 euros pour la version avec la batterie de 64 KW.

 

Heureusement, Hyundai met le paquet sur les équipements de série dès la première finition. "Un véhicule à 40 000 euros c’est un véhicule premium, nous nous devons de soigner d’autant plus le client et de lui proposer une prestation de service à la hauteur. Les gens n’achètent pas qu’un véhicule électrique, mais aussi un véhicule bien équipé", admet Lionel French Keogh

 

Une version entrée de gamme hautement équipée

 

On y retrouve ainsi côté confort l’allumage automatique des feux, l’accès main-libre avec le démarrage sans clé, l’affichage tête haute, le capteur de pluie ainsi que le système multimédia avec écran couleur tactile 8’’ et la climatisation automatique. La connectivité du Kona EV est assurée par la recharge à induction smartphone, Apple CarPlay et Android Auto, la connexion Bluetooth et le système de navigation Europe.

 

Les équipements de sécurité ne sont pas en reste avec notamment l’assistance active de maintien de voie, la caméra de recul avec lignes de guidage, le système de détection de fatigue du conducteur ou encore le freinage d’urgence autonome avec reconnaissances piéton et le régulateur de vitesse adaptatif. Le constructeur prévoit d’écouler en France environ 2 000 unités en année pleine de son Kona EV commercialisé mi-juillet, dont deux tiers avec la batterie de 64 KW. Le SUV pourrait ainsi se hisser dans le Top 5 des modèles Hyundai les plus vendus.

 

 

 

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