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Comment Renault se lance dans la mobilité autonome

Le groupe Renault et quatre partenaires lancent aujourd'hui deux offres de mobilité s’appuyant sur des véhicules autonomes et électriques.

Comment Renault se lance dans la mobilité autonome

Du projet Paris-Saclay Autonomous Lab’, notamment à l’initiative du groupe Renault, naissent aujourd’hui deux services de transport collectif s’appuyant sur des véhicules autonomes et électriques.

 

Groupe Renault, groupe Transdev, IRT SystemX, institut Vedecom et Université Paris-Saclay, cinq acteurs de l’univers de la mobilité réunis autour d’un seul projet, Paris-Saclay Autonomous Lab’. Les fruits de ce travail commun viennent d’être dévoilés : il s’agit de deux services de mobilité ayant pour base commune des véhicules autonomes et électriques. Premier d’entre eux, un service de transport collectif nocturne qui desservira les quartiers du plateau de Saclay à partir de la gare de Massy. Ce service, qui se veut complémentaire aux transports en commun en étant opérationnel de 00h30 à 3h du matin, s’appuie sur une navette autonome baptisée sobrement Transdev-Lohr-i-Cristal. En utilisant les voies réservées aux transports en commun, cette navette desservira dans les deux sens de circulation quatre arrêts déjà existants. Le trajet de la navette peut être suivi en temps réelle via l'application "Mobibot by Transdev".

 

Deuxième service issu du projet Paris-Saclay Autonomous Lab’, des voitures autonomes à la demande, alternative de déplacement aux personnes se rendant en transports en commun sur le campus de Saclay. Via une application smartphone Marcel dédiée, les utilisateurs pourront appeler en temps réel ou réserver un des trois prototypes Renault Zoé Cab autonome, qui viendront ensuite les chercher au point de rencontre le plus proche. Ils seront ensuite déposés, sur le même principe, au point de rencontre le plus proche de leur destination. Ce service se veut partagé puisque, si besoin, la Zoé pourra s’arrêter en chemin pour prendre en charge d’autres passagers.

 

Un dispositif de supervision pointu

 

Mais ces services destinés aux utilisateurs finaux ne forment que la partie visible de l’iceberg. Derrière eux se cachent un ensemble de dispositifs perfectionnés, dont une infrastructure urbaine connectée composée de feux connectés permettant d’adapter la vitesse d’approche des véhicules, de capteurs et d’équipements de connectivité en bord de route. Il s’agit principalement de caméras thermiques et de lidars disposés sur 25 emplacements stratégiques. Objectif de cet ensemble, intégrer, en toute sécurité, les deux services dans le flux de circulation des routes ouvertes et des voies de bus.

 

La supervision de ces deux offres de mobilité s’effectue depuis un poste de contrôle centralisé situé en gare de Massy. Le superviseur peut visualiser l’ensemble des véhicules en circulation, surveiller leur état, l’état des composants du système, et, grâce à l’infrastructure connectée, anticiper les obstacles potentiels sur le parcours. Ce superviseur peut également entrer en contact avec les passagers et interagir avec eux si nécessaire.

 

Sonder le degré d’appropriation des utilisateurs

 

Au-delà d’offrir des alternatives de déplacements sur un plateau de Saclay en pleine expansion démographique, ces deux  expérimentations doivent aussi permettre de définir dans quelles conditions peuvent être déployés des services de mobilité autonome à plus grande échelle.

 

Deux volets principaux sont plus particulièrement passés au crible : le volet technologique, d’une part, via la mise en place de cet écosystème de transport autonome réunissant deux types de services complémentaires. Second volet à l’étude, le volet acceptabilité dont le but est d’évaluer l’appropriation de ces services de mobilité par les clients finaux. Pour ce faire, les deux service pré-cités seront progressivement ouverts à des utilisateurs afin de recueillir leur avis et attentes.

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