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PSA revoit sa copie en Chine

Les ventes de PSA en Asie, Chine comprise, ont encore reculé de 60,6 % au premier semestre 2019.

PSA revoit sa copie en Chine

Pour tenter d'enrayer la chute, PSA va revoir sa stratégie en Chine. Avant d'envisager à nouveau la croissance, le constructeur va faire des coupes franches pour abaisser son seuil de rentabilité à 150 000 unités d'ici 2021.

 

Avec des ventes en chute de 60,6 % au premier semestre 2019, la performance de PSA en Asie, et particulièrement en Chine, n'est pas à la hauteur des ambitions de Carlos Tavares. Après avoir discuté durant l'été avec son homologue chez Dongfeng, Zhu Yanfeng, le président du groupe français vient de dévoiler les grandes lignes de son plan pour redresser l'activité dans la zone.

 

L'annonce a été faite du salon automobile de Chengdu (Sichuan, sud-ouest), a précisé à l'AFP une porte-parole du groupe à Paris. Ce plan vise naturellement à retrouver de la rentabilité et atteindre un volume de 400 000 unités en 2025. Il s'agit d'un plan stratégique "qui part du diagnostic que les résultats générés récemment ne sont pas satisfaisants, l'on n'était pas assez efficace, le marketing n'était pas assez efficace, que la situation ne satisfaisait personne et qu'il y avait des efforts à faire sur les produits proposés aux clients chinois", a déclaré la porte-parole.

 

Le plan, qui s'articule en trois phases, prévoit à court terme une stabilisation des ventes et la réduction du "point mort", le seuil de rentabilité, à 180 000 unités, puis à 150 000 à l'horizon 2021. Les coentreprises DPCA, avec Dongfeng, et CAPSA, avec Changan, devraient donc fortement réduire la voilure selon des documents consultés par Reuters début août. Sur les 5 usines actuelles, une serait fermée et une autre vendue. Le nombre de salariés sera divisé par deux pour revenir à 4 000 personnes.

 

De quoi contrer la descente aux enfers de PSA sur le premier marché mondial. Le constructeur, pourtant présent depuis les années 80 avec Citroën, a complétement raté l'envol de l'automobile en Chine. Sa meilleure performance date de 2014, avec 742 000 ventes, et ce point haut avait fait naître l'ambition de viser 1 million d'unités en 2018. Mais depuis les choses sont tombées de Charybde en Scylla. Chaque année a été pire que la précédente : - 1 % en 2015, -16 % en 2016, -37 % en 2017 (387 300 unités), -34 % en 2018... avec seulement 262 000 ventes. Et les mauvais chiffres continuent. Au premier semestre 2019, les ventes en Asie du Sud-Est, Chine comprise, ont atteint 64 200 unités, soit un nouveau repli de 60,6 % ! Une goutte d'eau dans un marché qui dépasse les 20 millions d'unités par an, pour la seule Chine.

 

Heureusement pour PSA, ces marques enregistrent de meilleures performances ailleurs dans le monde. Cela a permis au groupe de présenter de très bons résultats financiers pour l'exercice 2018 et même au premier semestre 2019 malgré une baisse de ses ventes mondiales. Certaines zones géographiques permettent d'équilibrer les choses mais il ne faut vraiment pas que le marché européen se retourne car dans ce cas PSA serait en grande difficulté. En 2018, avec 3 106 200 unités, les ventes européennes ont représenté 80,1 % des ventes totales de PSA. Cette part s'est encore accentuée au premier semestre 2019 avec 88,2 % !

 

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