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Les démolisseurs s’interrogent sur leur avenir

Les centres VHU estiment que la mise en place d'éco-organismes ne suffira pas à régler le problème de la filière illégale.

Les démolisseurs s’interrogent sur leur avenir

Adopté définitivement le 30 janvier 2020 au Sénat, le projet de loi économie circulaire provoque la colère des recycleurs automobiles. Ces derniers s’opposent à la création d’éco-organismes dans leur filière qu’ils jugent inutiles.

 

Fin du suspense pour les recycleurs automobiles. Après plusieurs semaines de débats, le Sénat a donné son ultime feu vert, le 30 janvier 2020, au projet de loi de lutte contre le gaspillage et pour une économie circulaire. Un coup dur pour les démolisseurs qui s’étaient opposé à ce texte qui prévoit d’instaurer, à partir du 1er janvier 2025, des éco-organismes ou systèmes individuels dans leur activité. Une mesure censée favoriser la lutte contre la filière illégale de traitement des VHU qui attire chaque année environ 500 000 véhicules.

 

Seul hic : les professionnels du recyclage automobiles jugent cette disposition inefficace. Selon eux, la mise en place d’éco-organismes ou systèmes individuels ne suffira pas à contrecarrer les circuits parallèles. "L’éco-organisme ne réglera rien. […] La filière sauvage vit essentiellement de la méconnaissance des particuliers quant à la nécessité de déposer leurs véhicules hors d’usage chez des professionnels agréés", rappelle Loïc Bey-Rozet, directeur général d’Indra Automobile Recycling.

 

Déplorant le manque de concertation autour de ce projet de loi, les démolisseurs regrettent tout particulièrement que les députés n’aient pas retenu la proposition émise dans le rapport Vernier qui suggérait la création d’un certificat de destruction du véhicule lors d'une résiliation d'assurance.

 

Des démolisseurs déjà fragilisés

 

Plus grave, les centres VHU estiment que la loi pourrait, à terme, fragiliser leurs affaires dans un environnement de marché déjà instable. A l’image des cours des matières recyclables qui ont connu de fortes fluctuations ces derniers mois. Le prix à la tonne des VHU vendus aux broyeurs est ainsi passé de 160 euros à 25 euros au cours de l'année écoulée. Outre un contexte économique délicat, les centres VHU doivent faire face à une réglementation plus stricte avec l’application de la loi de Transition énergétique qui prévoit une réduction de moitié des volumes de déchets dits "ultimes" mis en décharge entre 2010 et 2025, soit un objectif de 10 millions de tonnes.

 

Alors que l’équilibre économique de leur activité pourrait donc être menacé, les professionnels du recyclage automobile entendent suivre de près les modalités d'application de la loi. Président de la branche des recycleurs du CNPA, Patrick Poincelet nous a confirmé qu’il travaillait déjà sur les prochaines actions qui seront menées par l’organisation professionnelle. Cette dernière surveillera tout particulièrement la rédaction du cahier des charges qui sera bientôt imposé aux démolisseurs…

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