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Valeo veut revoir sa compétitivité en France

Valeo souhaite baisser ses coûts salariaux en France de 10 %, soit de 100 millions d'euros.

Valeo veut revoir sa compétitivité en France

L'équipementier va ouvrir des négociations avec les syndicats afin de réduire les coûts salariaux de 10 % en France. Une réponse nécessaire, pour la direction, liée à la grave crise que traverse l'industrie automobile.

 

La direction Valeo souhaite discuter salaires et temps de travail afin de réduire de 10 % ses coûts salariaux en France, a appris l'AFP de sources concordantes. Face à l'impact de la crise sanitaire, Valeo "a fixé un objectif de réduction des coûts salariaux français de 10 %, soit 100 millions d'euros", selon un message de la direction adressé récemment aux salariés et dont l'AFP a obtenu copie.

 

"On fait face à une crise exceptionnelle liée au Covid-19 et à une baisse sans précédent du marché automobile qui touche l'ensemble des acteurs du secteur. Dans ce contexte, la direction de Valeo a fait part aux organisations syndicales de la nécessité de prendre des mesures permettant d'améliorer la compétitivité de ses activités en France", a indiqué, jeudi 9 juillet 2020, la direction, contactée par l'AFP.

 

Le groupe souhaite "ouvrir rapidement des négociations (...) avec un objectif clair, contribuer à limiter et à prévenir les conséquences de la crise sur l'emploi", ajoute-t-elle, soulignant que "Valeo n'a jamais oublié ses racines et son ancrage français". La direction a présenté "un ensemble de mesures portant sur le temps de travail, les rémunérations et les avantages sociaux", un projet d'accord de performance collective qui constitue un "véritable recul social", a dénoncé la CFE-CGC, premier syndicat chez Valeo.

 

"Il y a tout un panel de propositions mises sur la table", observe Pascal Phan, coordinateur de la CFE-CGC Valeo, selon qui les forfaits jours pourraient passer de 215 à 218 jours et le salaire de base des ingénieurs et cadres baisser de 5 %. "On est ouverts à la discussion mais le calendrier est très resserré vu l'enjeu de la négociation", estime-t-il. "Nous sommes plutôt prêts à regarder une hausse du temps de travail, dans le contexte actuel on comprend qu'il faut faire des efforts, mais la question des salaires de base est sensible", souligne-t-il.

 

Pascal Phan identifie un "point bloquant, l'absence de contreparties en termes de maintien de l'emploi et de l'activité sur les sites français", une critique partagée par la CGT, deuxième syndicat de l'entreprise. "Il n'y a pas de tabous pour la direction, l'ensemble des mesures est sur la table", a indiqué à l'AFP Patrice Caux, de la CGT, même si "on ne parle pas d'emplois pour l'instant". Les syndicats attendent des précisions lors de la prochaine réunion prévue avec la direction, le 17 juillet. (avec AFP)

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