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Mouvement social chez les cols blancs de Renault

Le site de Lardy, situé dans l'Essonne, est sorti de terre en 1951.

Mouvement social chez les cols blancs de Renault

Dénonçant une stratégie de "licenciements déguisés" d'une partie des équipes, les salariés de l'ingénierie de Renault ont organisé deux mouvements de protestation au cours des derniers jours. Un plan de transfert vers un sous-traitant est à l'origine du conflit.

 

Mardi 30 mars 2021, pour la seconde fois en moins de deux semaines, les salariés de l'ingénierie de Renault ont débrayé. Des mouvements de protestation contre un projet d'externalisation qu'ils n'acceptent pas. Le constructeur français souhaite en effet transférer 27 des leurs collègues chez un sous-traitant. Les ingénieurs dénoncent des "licenciements déguisés".

 

"On est là pour dire non à l'externalisation de la maintenance" des matériels d'essai des moteurs, "on est dégoûté de voir qu'au bout de 35 ans de carrière, on peut être jeté comme des kleenex", s'est insurgé au micro, Florent Grimaldi, de la CGT, devant des salariés connectés à distance ou réunis au centre technique de Lardy, dans l'Essonne, à l'appel de l'intersyndicale de ce site du groupe automobile.

 

À Lardy justement, 17 techniciens et ingénieurs de Renault sont visés par le projet qui concerne aussi des salariés du groupe à Aubevoye (Eure), Guyancourt (Yvelines) et au Mans. Des "départs contraints" aux yeux des syndicats, alors qu'en parallèle, des dispositifs de départs volontaires sont ouverts dans l'ingénierie pour supprimer 2 500 postes en France, via des pré-retraites ou un accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

 

"Il faut nous opposer de toutes nos forces" à cette externalisation, basée sur "l'article L 1224-1 du Code du travail" et "se battre jusqu'au bout", a clamé Florent Grimaldi, en plaidant pour une mobilisation "plus dure" et en craignant, après ce premier projet, d'autres transferts d'activités et de salariés à des entreprises sous-traitantes. Saluant l'unité syndicale à Lardy contre une "vente frauduleuse", Noël Desgrippes, de la CFDT a précisé que les élus du comité social et économique (CSE) du site avait obtenu la veille la réalisation d'une "expertise" sur ce projet qui contient "une réorganisation absolument pas légale" de l'activité visée, préalable à l'externalisation.

 

"On est vent debout contre cette vente", "les salariés restent Renault" et "on va continuer" la mobilisation, a aussi promis Noël Desgrippes. Et le syndicaliste de mettre en exergue une ressemblance avec un autre dossier dont le dénominateur commun n'est autre que Gilles Le Borgne, le directeur de l'ingénierie de Renault. Le représentant CFDT souligne que le haut responsable "a fait exactement la même chose" quand il était chez Peugeot. En 2015, "il avait commencé par la maintenance, c'était vingt salariés", mais "il en avait viré en tout 400", transférés cette année-là vers des "boîtes de sous-traitance", a argué Noël Desgrippes.

 

La CFE-CGC et SUD se sont associés à la lutte. Ces "licenciements déguisés" sont "inacceptables" et "on est tous concernés", a jugé Stéphane Rousseau, du syndicat SUD, en rappelant que le président de Renault, Jean-Dominique Senard, avait affirmé au printemps 2020 que la restructuration du groupe n'engendrerait "aucune souffrance sociale". Selon l'intersyndicale de Lardy, "830 salariés de l'ingénierie se sont mobilisés" mardi sur différents sites, y compris des salariés de sous-traitants. La direction a compté de son côté "500 personnes mobilisées sur quatre sites", a déclaré une porte-parole de Renault.

 

Une nouvelle action sera menée le 8 avril 2021 devant le siège de Boulogne-Billancourt, ont fait savoir les représentants de la CGT par voie de communiqué. (avec AFP)

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