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Toyota : Auris... que de plaire !

Toyota : Auris... que de plaire !

Toyota était attendu au tournant avec le remplacement de la Corolla en Europe, un best-seller… La nouvelle Auris, si elle n'émeut pas particulièrement, ne déçoit pas. A l'image du constructeur nippon, qui livre ici un véhicule conforme à ses standards de qualité, sans risque de choquer les...

...esprits.

Plantons le décor. Auris succède à Corolla en Europe, voiture emblématique de Toyota, qui s'est vendue à près de 31 millions d'exemplaires dans le monde, en neuf générations. La tâche se révèle donc ardue pour une auto qui se pose désormais en nouvelle familiale compacte du segment M1 pour le constructeur. Dans ce segment, le plus bataillé de tous, il faudra composer avec des poids lourds à la renommée déjà faite, comme la Renault Megane, la Peugeot 307, mais aussi avec des outsiders plus inattendus, comme la Kia Cee'd, qui bénéficie quant à elle d'un "booster de ventes", avec sa garantie de 7 ans. Toyota a pour ambition de livrer 9 600 Auris d'ici à la fin de 2007 en France, pour des objectifs allant jusqu'à 16 000 voitures en année pleine. 82 % des ventes devraient se tourner vers les versions 5 portes, pour 22 % de motorisations essence. Quelle stratégie Toyota a-t-il mis en œuvre pour positionner son Auris ? Comment se comporte la voiture face à ses concurrentes ? Premier galop d'essai.

Sans surprise

Comme le laissait présager le véhicule de pré série, la ligne de l'Auris n'est pas révolutionnaire. Pourtant, sans vraiment trancher avec l'ancienne Corolla, ou avec les lignes de design actuelles de ses concurrentes, elle reste agréable à regarder. La filiation du japonais est évidente. Et pas seulement dans le nom, proche de l'Avensis, ou encore de la Yaris. L'Auris est courte, haute, avec des porte-à-faux courts, et dispose d'un avant très inspiré de la petite Yaris. Elle a d'ailleurs entièrement été conçue pour le marché européen, au centre de design français de Toyota, basé à Sophia-Antipolis. Utilisant une plate-forme tout à fait inédite, Auris sera disponible en 3 et 5 portes avec un choix de 5 moteurs, dont un tout nouveau moteur essence 1,6 litre Dual VVT-i et une boîte robotisée en option. La gamme dispose des quatre niveaux d'équipement connus chez Toyota, à savoir Standard, Linéa Terra, Linéa Luna, et Linéa Sol. La nouvelle berline compacte sera fabriquée chez TMUK en Grande-Bretagne comme l'Avensis, et chez TMMT en Turquie, aux côtés de la Corolla Verso, qui continue sa route.

Un intérieur plus étonnant

Selon les designers de Sophia-Antipolis, Auris a été dessinée autour du conducteur et des passagers, ce qui expliquerait la sensation d'espace qui s'impose en entrant dans l'habitacle. L'espace, au propre et au figuré. Le conducteur a de la place, certes, mais l'instrumentation et l'environnement, d'une manière générale, font penser à un cockpit de navette spatiale !
Ainsi, Auris dispose de la plus grande garde au toit de la catégorie, tout comme le volume habitable et la distance entre l'assise AR et les sièges AV. Flatté par une qualité de plastiques plutôt agréable au toucher, l'utilisateur prendra, à n'en pas douter, beaucoup de plaisir à observer la console

LA AURIS EN BREF

  • Date de lancement :
    Disponible
  • Segment de marché :
    Berlines compactes (M1)
  • Principales concurrentes :
    Peugeot 307 1.6 l HDi Confort pack 3 p 20 400 ¤,
    Renault Megane 1.5 Dci 105 ch expression 21 050 ¤
  • Objectifs de vente :
    9 600 sur 2007.
    16 000 en année pleine.
  • Prix :
    16 400 ¤ 97 WT-i Linéa Terra 3 portes
    25 000 ¤ 177 D-4D Clean Power 5 portes
  • centrale. Un exercice de style en forme de pont, qui tombe de la planche de bord vers l'entre-sièges avant, intégrant par la même occasion le levier de frein à main. Le court levier de vitesses ajoute un peu plus encore à l'effet futuriste de l'ensemble. Les sièges avant, très enveloppants, offrent un maintien de haut niveau, très sécurisant, au niveau des hanches et des épaules. De plus, la position du volant a été reculée pour créer un poste de conduite plus équilibré, mais nous regrettons l'absence de réglage en hauteur du siège conducteur, devenu presque indispensable quand on y a goûté.
    Le système exclusif de rabat des sièges arrière Toyota Easy-Flat, inauguré dans la Corolla Verso, se retrouve dans l'Auris, et permet de libérer, d'un seul geste, un vaste compartiment à bagages quasiment plat, une fois les sièges escamotés. Autre élément de confort pour les passagers arrière, les ingénieurs sont parvenus à modifier le passage de l'échappement et d'autres organes du dessous de caisse, afin de supprimer le tunnel central, et donc offrir un plancher arrière complètement plat.

    Comportement de star

    Comme Auris est développée spécifiquement pour le marché européen, il lui fallait une structure en adéquation avec les attentes de ce public exigeant. Toyota a donc choisi d'inaugurer une nouvelle plate-forme, plus rigide, sur la berline compacte.
    La géométrie de la suspension avant a été optimisée, en veillant tout particulièrement à l'angle de carrossage, de chasse et à l'inclinaison du pivot de fusée. Des réglages fins qui offrent à Auris une excellente stabilité en ligne droite et une direction vive, parfois déroutante, mais toujours saine. A l'arrière, deux versions sont proposées selon les modèles.
    En haut de gamme, avec le moteur Diesel de 177 ch, Auris se dote d'une toute nouvelle suspension à double triangulation, afin d'offrir une stabilité conforme au surcroît de puissance de l'engin. Le reste de la gamme Auris dispose d'une suspension arrière à essieu de torsion. Lors de nos essais routiers, outre le confort procuré par ces suspensions, l'Auris nous a paru particulièrement silencieuse, quels que soient les moteurs testés. Ceci est dû au bon aérodynamisme de l'ensemble, ainsi qu'à un important travail sur l'insonorisation de la caisse. Des traverses et des points de renfort supplémentaires suppriment les mouvements de structure et aident à filtrer bruits et vibrations. Derrière le tableau de bord, une traverse atténue également les secousses et les parasites vibratoires, pour préserver la quiétude de l'habitacle.

    Silence et sobriété

    De l'aveu même de Toyota, Auris vise à séduire une clientèle éclectique. Pour ce faire, pas moins de 5 motorisations seront proposées. La gamme comprend notamment un tout nouveau moteur 1,6 litre essence et les dernières évolutions des moteurs Diesel D-4D Clean Power. Modèle phare de la gamme, le 2,2 litres 177 D-4D est un bloc connu, qui s'est déjà illustré sur l'Avensis, la Corolla Verso et le nouveau RAV4. Bien sûr, il est le plus plaisant à conduire en raison de son couple, son silence et de son confort. Ce qui est notamment dû à son taux de compression, le plus faible au monde sur un moteur Diesel de série. Une motorisation idéale pour Auris, mais qui ne devrait pas générer de gros volumes, compte tenu de son prix et des qualités de la version inférieure. La gamme Diesel se pare en effet d'un nouveau 2 litres D-4D développant 126 ch, dérivé du 2,2 litres D-4D précité. Ce moteur se dotera, selon les pays de commercialisation, d'un catalyseur à oxydation, ou bien d'un filtre à particules. En utilisation courante, ce moteur se révèle largement suffisant pour propulser l'Auris, dans un silence parfait. Ces deux moteurs seront couplés à une toute nouvelle boîte à six rapports. Et comme la mode n'est qu'un éternel recommencement, toutes les boîtes manuelles seront équipées d'un indicateur de changement de vitesse, à la manière des "éconostats" utilisés par Peugeot dans les années 70. Un système qui indique au conducteur l'instant opportun pour engager le rapport supérieur ou rétrograder, au moyen d'un signal lumineux. Le "Gear Shift Indicator" permettrait d'économiser jusqu'à 5 % de carburant selon le constructeur.
    La gamme des motorisations Diesel Auris se complète d'un 1,4 litre développant 90 ch, version idéale pour la ville, économique sur route, mais un peu juste en reprise de 5e.
    Parallèlement à la gamme Diesel, Auris se pare du nouveau bloc essence 1.6 l Dual VVT-i, un terme désignant une gestion indépendante des arbres à cames d'admission et d'échappement. Dans la pratique, le calage variable de la distribution renforce considérablement le couple à bas et moyen régimes, tout en augmentant la puissance à haut régime. Ainsi, si le 1,6 litre essence VVT-i développe 124 ch pour un couple maxi de 157 Nm à 5 200 tr/mn, le couple reste supérieur à 140 Nm de 2 000 à 6 000 tr/mn. Il en ressort un sentiment agréable de puissance sur une large plage d'utilisation et une sensation de sécurité. Au rang des autres améliorations apportées à ce bloc, on citera pêle-mêle le système de basculeurs à galets qui réduit les frictions, les bougies longue durée, les pistons basse friction... Enfin, la motorisation urbaine par excellence sera confiée au 1.4l VVT-i, de 97 ch, donné pour une consommation de 6,9 l aux 100 km.

    Coût d'exploitation

    Toyota a tenté de baisser le coût d'entretien de l'Auris, un critère primordial pour la clientèle du segment M1, mais dont on ne parle que rarement à l'achat… Qu'il s'agisse de particuliers ou de flottes. Outre la rationalisation de la consommation, l'exploitation d'un véhicule repose aussi sur le prix de ses révisions ou de ses réparations. Ainsi, Auris a été conçue pour minimiser les dommages au soubassement du châssis lors des collisions mineures, ce qui abaisse les coûts en cas de sinistre. Autre point de détail qui a son importance, les projecteurs de la nouvelle Toyota sont munis de pattes de fixation amovibles. Quand on sait que dans la majorité des sinistres, on remplace l'ensemble du projecteur si ces pattes sont cassées...

    Frédéric Richard

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