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Mégane: La boucle est bouclée !

Mégane: La boucle est bouclée !

La septième et dernière carrosserie de la famille Mégane est arrivée mi-mars dans les concessions. Le Grand Scénic, avec 23 cm supplémentaires, est une déclinaison inédite de la berline compacte. Autre version inédite à faire son apparition, la Mégane RS qui a pour mission de véhiculer une image...

...sportive et dynamique de la marque au Losange.

Chose promise, chose due ! Dès les premières présentations de la nouvelle Mégane, le constructeur l'avait annoncé : la famille Mégane comprendrait en tout 7 carrosseries différentes. Après la berline en 3 et 5 portes, le Scénic, le coupé-cabriolet, le break, la Sedan, et la toute dernière variante du clan Mégane : le Grand Scénic. Version rallongée par rapport au Scénic classique, le Grand Scénic est aussi un type de carrosserie totalement inédit pour la marque au Losange qui propose ainsi un monospace plus petit que l'Espace, mais disposant néanmoins de 7 places. Le constructeur a, pour cela, "étiré" son véhicule classique de 23 cm, ces centimètres supplémentaires étant répartis entre l'empattement du véhicule (+ 5 cm) et le porte-à-faux arrière (+ 18 cm). Plus qu'un simple réaménagement du Scénic, c'est la plate-forme même du véhicule qui a été modifiée pour pouvoir l'agrandir ; le Grand Scénic partage ainsi cette plate-forme allongée avec les versions tricorps et break. Il sera néanmoins produit sur le site de Douai, sur la même ligne d'assemblage que le Scénic II. A l'extérieur, cet allongement se perçoit nettement par rapport à la version courte, sans pour autant complètement dénaturer la ligne générale du monospace. C'est donc plutôt à l'intérieur de l'habitacle que l'on peut constater les véritables effets de ces 23 cm de plus. A l'avant, pas de changement, la planche de bord et les équipements demeurent les mêmes. A l'arrière, seuls les

ZOOM

1 000 euros

C'est en moyenne la différence de prix entre le Grand Scénic et le Scénic II.
deux petits coffres situés sous les sièges des passagers ont disparu, afin de laisser de la place pour les personnes qui s'installeront tout à l'arrière de la voiture. C'est donc, bien sûr, dans le coffre que le bénéfice se retrouve. Deux sièges ont été ajoutés par le constructeur, des sièges qui présentent l'avantage d'être complètement escamotables et qui, en version repliée, laissent le plancher du coffre totalement plat. Ces deux sièges supplémentaires sont néanmoins plutôt des sièges d'appoint, un adulte ayant du mal à glisser ses jambes entre les deux rangées de sièges, même lorsque la rangée du milieu est en position avancée. Le Grand Scénic dispose cependant d'une capacité de chargement record, sans qu'il soit nécessaire, comme c'est le cas sur un Espace par exemple, de démonter les sièges arrière et de les sortir du véhicule. Le volume du coffre passe ainsi de 200 dm3 en version 7 places à 605 dm3 lorsque les 2 sièges arrière sont escamotés dans le plancher, et peut aller jusqu'à 1 920 dm3 en repliant la rangée du milieu.

La famille Mégane accueille une nouvelle motorisation

Les familles de plus de deux enfants sont, bien entendu, le cœur de la cible envisagée par Renault, cette clientèle représentant, selon le constructeur, 30 % des propriétaires de monospace du segment M1. Le Grand Scénic va en quelque sorte prendre la place vacante entre le Scénic et l'Espace, ce dernier, qui était à l'origine un véhicule pour les grandes familles, ayant été repositionné par le constructeur vers le haut de gamme plutôt que le familial. Côté motorisations, le Grand Scénic reprend exactement les mêmes que la version courte, avec deux moteurs Diesel, le 1,5 dCi de 100 ch et le 1,9 dCi de 120 ch, et deux essence, le 1,6 l de 115 ch et le 2,0 l de 136 ch. Une nouveauté fait par contre son entrée dans la gamme Mégane : le moteur essence 2,0 l turbo développant 165 ch. Le Grand Scénic n'en aura pas l'exclusivité, puisqu'il équipe également les Mégane Scénic et coupé-cabriolet. Inaugurée sur l'Avantime puis sur la Vel Satis, cette motorisation a ensuite été adaptée à la Laguna II avant d'arriver dans la famille Mégane. Avec son couple de 270 Nm, elle permet de donner un caractère plus sportif à la Mégane coupé-cabriolet et un agrément de conduite amélioré au Scénic.

Une version survoltée du 2,0 l turbo

Toutefois, pour la conduite sportive, Renault a tout prévu ! Le constructeur a fait travailler sa filiale Renault Sport Technologies sur la Mégane afin d'en créer une déclinaison à l'image de ce que la Clio RS est à la Clio. Reprenant les carrosseries de la berline en 3 ou 5 portes, la Mégane RS a néanmoins été enrichie de quelques éléments discrets, tels que des prises d'air sur les boucliers avant, des feux antibrouillard excentrés ou encore la double sortie d'échappement à l'arrière du véhicule. L'intérieur a été doté d'une sellerie spécifique, avec des coutures rappelant la couleur de la carrosserie, et de sièges enveloppant donnant une allure sportive à l'ensemble. Sous le capot, la Mégane RS a également été équipée d'un développement du moteur 2,0 l turbo de la Vel Satis. Ce dernier a néanmoins fait l'objet de soins attentifs de la part des ingénieurs de Renault Sport Technologies qui ont décuplé sa puissance qui atteint 225 ch pour un couple de 300 Nm ; il réalise ainsi le 0 à 100 km/h en 6,5 secondes. Le moteur ne fait cependant pas tout et le constructeur a aussi amélioré la suspension afin d'assurer une bonne tenue de route à son véhicule. Le train avant à pivot indépendant permet ainsi d'éviter les mauvaises tenues de cap dues aux sollicitations élevées imposées aux trains avant en cas de fortes accélérations ou de freinages appuyés. La Mégane RS est avant tout un moyen de véhiculer une image dynamique de la marque au Losange et n'a donc pas vocation à faire d'importants volumes, même si les représentants du constructeur soulignent que "le segment des sportives M1 a été multiplié par 5 entre 98 et 2003 pour atteindre 27 000 unités aujourd'hui". La Mégane RS doit ainsi faire face à la concurrence des Seat Leon Cupra R, Audi S3 ou encore Alfa Romeo 147 GTA, une concurrence qui semble particulièrement rude, et Renault préfère d'ailleurs ne pas donner de prévisions de ventes. Plus étrange, le constructeur reste également très prudent en ce qui concerne le Grand Scénic, pour lequel il ne communique pas non plus d'objectif de volume. Il estime néanmoins que la proportion de Grand Scénic par rapport au Scénic sera la même que celle du Grand Espace par rapport à l'Espace, soit environ 25 % des ventes.

Arnaud Dumas

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