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SLR Roadster : Envoûtante

Avec le roadster, Mercedes ouvre un nouveau chapitre de l'incroyable histoire du SLR qui se conjugue toujours au superlatif. 626 chevaux, 332 km/h en pointe, 0 à 100 km/h en 3,8 s… n'en jetez plus ! En route.McLaren Mercedes a perdu le titre...
...du Champion du Monde des constructeurs en Formule 1. Certes rien ne le remplacera, mais avec le SLR roadster, les associés de Woking peuvent se targuer de proposer l'un des roadsters les plus ébouriffants de la planète ! 626 chevaux, 332 km/h en pointe, le 0 à 100 abattu en 3,8 s, des sensations à la pelle, le tout facturé 500 000 euros.
Rendez-vous est pris pour faire plus ample connaissance. Esthétiquement pas de surprise. Le museau inspiré des Flèches d'Argent est toujours aussi ravageur. Comme l'ouverture des portes en élytre. Les ouïes latérales vous font imaginer les autres véhicules en simples proies comme pourrait le faire un squale. Le premier contact est donc à la hauteur de l'excitation qu'avait suscitée l'annonce de cette rencontre. A l'intérieur la sensation est différente. Bien que traitée avec raffinement, l'atmosphère est familière, finalement assez proche d'une Mercedes. Mais l'essentiel n'est pas là, il se situe juste devant nous, sous cet interminable capot. Une fois enfoncé dans le baquet, le levier de vitesse en main, on fait basculer le haut du pommeau avec le pouce pour pouvoir enfin de découvrir le bouton Start Engine. Le V8 compressé AMG laisse alors échapper un son rauque déjà envoûtant. Bien aidé en cela par les sorties d'échappement latérales placées juste derrière les roues avant qui vous transforment en auditeur privilégié. Les premiers kilomètres se résument à un tour de chauffe. Une découverte nécessaire avant d'aller plus loin. Sur l'autoroute par exemple. Ca tombe bien, nous sommes en Allemagne. Mais malheureusement pas de "no limit" en vue. Tant pis, car les policiers allemands sont simplement friands, pour l'heure, d'euros et non de points. Alors gaz ! Atteindre 200 km/h est une formalité. Au-delà également mais la circulation ne nous permettra pas de tenter une V max. Dommage. Mais nous avons déjà pu juger du travail aérodynamique car même à plus de 200 km/h les deux places restent très bien préservées.

Notre périple nous conduit ensuite sur des routes plus étroites et sinueuses. Nous abandonnant alors les modes automatiques de la boîte (Comfort ou Sport) pour prendre le contrôle de la boîte 5 rapports avec les palettes situées derrière le volant. Un legs de la version Edition 722 du coupé fabriquée à 150 exemplaires en hommage à la 300 SLR que Sir Stirling Moss mena à la victoire aux Mille Miglia en 1955. Une fois sur Manuel, trois modes s'offrent encore à vous : Sport, Supersport et Race. Les temps de passages diminuant à chaque niveau. Et là les choses sérieuses commencent. Une fois de plus les lignes droites deviennent trop courtes. Le SLR est certes né sous le signe de la F1 mais ascendant dragster. Chaque accélération, chaque changement de rapport est un régal. Dès que la route devient plus sinueuse et que le revêtement se dégrade, le plaisir va croissant mais la dilettante est interdite vu le gabarit de l'engin et les quelques réactions venant parasiter un comportement qui reste toutefois à la hauteur. Dire que le SLR Roadster penche davantage vers le grand tourisme d'exception que vers la sportivité pure et dure n'a rien d'une offense. Pour retrouver un comportement proche du coupé, les ingénieurs n'ont pas hésité à retravailler la coque en carbone. En effet, afin de conserver une rigidité exemplaire, le tissage du carbone a évolué changeant l'angle entre les nappes de matériau, passant de 90 à 45°, pour encore plus d'efficacité. Le poids a également été surveillé de près. L'inflation n'est que de 57 kg (1 825 kg contre 1 768 pour le coupé) alors que la capote et son mécanisme en représentent déjà 30. Dix-huit autres sont à mettre à l'actif de la sécurité avec l'apparition de tubes d'acier dans les montants de pare-brise. Un ajout jugé nécessaire car le carbone utilisé sur le coupé est certes plus résistant mais ici, sans le toit, les montants pourraient se casser net. Mieux vaut donc de l'acier qui se pliera en cas de retournement. Dans ce tableau quasi idyllique, seul le freinage se laisse difficilement appréhender. Non pas que le bolide ne freine pas, bien au contraire avec des disques carbone-céramique, mais la pédale implantée façon smart, c'est-à-dire non suspendue comme dans la majorité des cas, rend difficile le dosage. C'est particulièrement vrai en ville où un simple freinage peut se transformer en un pile ! D'aucuns regrettent également que la capote demande un déverrouillage manuel avant que son pliage en Z ne se fasse électriquement. Certes, les acheteurs potentiels à 500 000 euros ne sont pas forcément très jeunes mais ils arriveront sûrement à opérer le demi-tour nécessaire qui prend au moins 1 à 2 secondes !

Le succès sera-t-il au rendez-vous ? On peut le parier ! Le SLR roadster reste et restera une voiture d'exception. Comme le coupé d'ailleurs qui s'est tout de même vendu à plus de 1 100 exemplaires depuis son lancement en 2004, malgré un pied de facture à 460 000 euros !

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