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Jeep Cherokee : American Idol

Jeep Cherokee : American Idol

Telles les "nouvelles stars" de la célèbre émission américaine, le Cherokee va devoir séduire un public de plus en plus exigeant face à une offre toujours plus large. Revu de fond en comble, il a toutefois su conserver son caractère baroudeur...

...sans perdre de vue le confort nécessaire au quotidien...

Wrangler mise à part, car héritière de LA Jeep, le Cherokee est sans aucun doute le modèle de la marque américaine le plus connu dans l'Hexagone. A l'heure où le concept de SUV était encore loin, le Cherokee s'était taillé une belle part de marché dans ce que l'on appelait simplement à l'époque les 4x4. Il était même quasi incontournable car cette génération-là du baroudeur américain était presque française. En effet, ce Cherokee né en 1984 (le premier étant apparu en 1974, voir encadré) faisait partie de la gamme d'AMC, alors détenu à 49 % par Renault. Le Diesel étant déjà un impératif, il avait hérité du bloc 2,1 l turbo Diesel de la Régie (et de ses problèmes !) mais aussi et surtout de la force de frappe du réseau Renault. Une situation qui durera jusqu'en 1993, malgré la vente d'AMC à Chrysler en 1987. Depuis, les choses ont bien changé. Renault n'a plus depuis cette époque de véritable quatre roues motrices dans sa gamme (le Koleos arrive au printemps) mais la marque Jeep a trouvé une nouvelle place de choix dans le groupe américain. Une histoire mouvementée qui n'a toutefois pas empêché le Cherokee de rester une icône. Mais une icône "fatiguée" qui a souffert à la fois de l'émergence des SUV compacts, Rav4 en tête, mais aussi des SUV de luxe tels le Mercedes ML ou le BMW X5 à la fin de la décennie 90. Avec la génération suivante, lancée en 2002 et baptisée Liberty en Amérique du Nord, Jeep tente de se replacer. Le constructeur voulait que son SUV compact reprenne plus d'importance dans sa gamme où le Grand Cherokee avait pris le leadership. Aujourd'hui, la volonté est identique à ceci près que la gamme a littéralement explosé avec pas moins de 7 lignes de produits contre 3 au début de la décennie.

LE CHEROKEE EN BREF

  • Date de lancement :
    Mars 2008
  • Segment de marché : SUV compacts
  • Objectif : 1 000 unités en 2008
  • Principaux concurrents du 2.8 CRD 177 ch Sport à 29 900 euros : Toyota Rav4 177 D-4D Clean Power : 34 650 euros ; Land Rover Freelander 2.2 Td4 E 160 ch : 30 500 euros ; Nissan XTrail 2.0 dCi SE 173 ch : 31 800 euros ; Honda CR-V 2.2 i-CTDi 140 ch Confort : 28 700 euros.
  • Prix :
    - de 29 900 à 35 000 euros pour la 2.8 CRD 177 ch
    - 35 000 euros pour la 3.7 V6 205 ch.

  • Progressions à tous les étages

    Finies les rondeurs relatives de la génération 2002. Le style redevient "carré". On croirait presque à un hommage au Cherokee de 1984. Les sept ouvertures verticales de la calandre demeurent le seul trait invariable. Incontestablement massif au premier regard, une rapide lecture de ses mesures confirme qu'il s'agit bien d'un SUV compact. Avec une longueur de 4,49 m, il affiche seulement 7 cm de plus que le Volkswagen Tiguan et il est même plus court qu'un Land Rover Freelander (4,50 m) ou qu'un BMW X3 (4,57 m). Et les bonnes surprises ne s'arrêtent pas ici. Une fois à bord, il est heureux de constater que le "programme qualité", dont le constructeur a souvent parlé ces derniers mois, porte enfin ses fruits. Pour autant, ce Cherokee n'est pas parfait mais une large partie des matériaux et l'assemblage progressent. Tout comme le niveau d'équipement qui ne souffre la critique tant au chapitre confort que sécurité. L'autre bonne surprise se cache sous le capot. L'ombre du Nitro planait ! Le 2,8 CRD se montre enfin plus discret ! Même s'il n'est pas devenu le benchmark de la catégorie, les progrès de cette mécanique et de son insonorisation sont réels et rendent le Cherokee agréable. Cette mécanique en a même profité pour gagner quelques chevaux (177 contre 163 sur la génération précédente) et offrir plus de couple (460 Nm contre 400 Nm en BVA). Certes, tous sont nécessaires pour mouvoir les 2 tonnes du modèle mais tout bon père de famille y trouvera son compte d'autant que le comportement routier est à la hauteur. Mais contrairement à de nombreux concurrents, la fin de la route ne signifie pas la fin du voyage.

    Le Cherokee respecte son héritage de baroudeur

    Si une ballade champêtre est à portée de tous, le franchissement de dunes dans le désert marocain ne l'est pas. Et là, le Cherokee, fidèle à son héritage, brille encore davantage. Grâce à sa transmission Select-Trac II, les difficultés sont vites effacées. En mode automatique, Auto 4WD, la répartition entre les trains est de 42/58 mais peut varier en fonction de l'adhérence du sol et donc de la motricité. Une fois le mode Low 4WD enclenché, c'est-à-dire la gamme courte, la répartition est bloquée à 50/50 et les franchissements peuvent commencer. Ce parcours off road aura également permis de tester l'aide à la descente et l'assistance au démarrage en cote. L'aide à la descente se montre particulièrement efficace et bien pensée. Seulement opérationnelle avec les vitesses courtes, elle offre la possibilité de "régler" sa descente. En effet, contrairement à de nombreux systèmes, ici le conducteur peut agir sur l'accélérateur ou les freins sans déconnecter pour autant le système. Il peut même changer le rapport engagé pour descendre plus ou moins vite. Pour autant est-ce bien utile aujourd'hui dans un monde où les SUV préfèrent la "jungle urbaine" ? Peut-être pas, mais qu'elle serait alors la raison d'être de ce Cherokee face à ses petits frères Compass et Patriot, qui eux, ont fait de la ville leur terrain de jeu favori. Le Cherokee respecte ainsi la tradition tout en y alliant la polyvalence et le confort pour une utilisation quotidienne.

    Jeep évolue pour la plus grande satisfaction du groupe. Un groupe Chrysler qui a largement évolué depuis 2003, mais l'année 2007 restera dans les mémoires à plus d'un titre. Le rachat par Cerberus y a bien sûr une place de choix, mais elle ne doit pas masquer les avancées des trois marques… hors de la zone Nafta. En effet, grâce à une large offensive produits, qui c'est notamment matérialisée par 10 lancements en 2007, les ventes à l'international ont gagné 18 %. Dodge confirme avec 18 % de mieux, mais Jeep n'est pas loin avec une progression de 15 %. Avec 9 %, Chrysler fait figure de parent pauvre mais l'arrivée du nouveau Grand Voyager, lui aussi commercialisé en mars prochain, devrait venir réorienter ce chiffre. Cependant, ces progressions doivent être mises en perspective. En effet, les ventes internationales ne représentent que 8 % des ventes du groupe (l'objectif est de les doubler d'ici à 2012 afin d'atteindre 400 000 unités) donc la dépendance aux marchés nord-américains et à ses problèmes n'est pas encore réglée.

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