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Pour mieux transporter

Pour mieux transporter

En offrant de profonds changements à son best-seller, le T5, Volkswagen Utilitaires veut rebondir sur un marché difficile. Plus moderne, avec un design reprenant la veine VW du moment, mieux équipé, le T5 pourra surtout compter...
...sur de nouvelles mécaniques Diesel common rail moins gourmandes.

Alors que la croissance était ininterrompue depuis 2003, le marché Français du VUL connaît aujourd'hui une période délicate. En effet, après une période faste notamment grâce aux renouvellements de produits phares ou l'apparition d'un nouveau segment avec les Bipper, Qubo et autres Kangoo Compact, depuis mi-2008 et le début de la crise, chaque mois est synonyme d'une nouvelle baisse. Le constat est identique en Europe où le mois de septembre dernier, a rimé avec un 17e repli consécutif. Dans ce contexte, difficile d'afficher de belles performances. Volkswagen Utilitaires France comme les autres. Cependant, bien que l'évolution des volumes reste négative - à l'exception de Dacia - une poignée d'acteurs font mieux que le marché et grignotent donc quelques dixièmes de parts de marché. Citroën, Peugeot, Fiat, Ford et Volkswagen sont dans ce cas. Mais il ne faut pas se faire d'illusion, 2009 restera comme une mauvaise année avec la perte d'environ 100 000 immatriculations par rapport à 2008 si la chute demeure proche des 23 % en fin d'exercice. Le marché retomberait ainsi à 355 000 unités contre 460 000 un an plus tôt. Dans cet environnement difficile, le lancement d'un nouveau véhicule prend donc un relief tout particulier surtout lorsqu'il s'agit de votre best-seller. C'est le cas du Transporter pour Volkswagen Utilitaires.


Place au common rail


Le Transporter et ses dérivés, Caravelle, Multivan et California, sont de véritables icônes dans la gamme du constructeur basé à Hanovre. En effet, impossible de ne pas faire le lien avec le fameux Combi VW qui a fêté ses 60 ans l'année dernière. Mais les souvenirs ne font pas tout. Pour que la saga continue, Volkswagen a offert un large face-lift à son T5 qui était apparu en 2003 et dont les ventes ont dépassé le million d'unités depuis cette date. Design, habitacle, mais surtout moteurs et boîtes marquent un vrai changement. Concernant le design, ce T5 bis adopte le design Volkswagen du moment avec une face avant plus agressive. A l'intérieur, les évolutions sont plus nombreuses avec de nouveaux sièges, une nouvelle instrumentation, des commandes de climatisation entièrement revues ou un nouveau système d'infotainment. La liste des équipements possibles et notamment ceux liés à la sécurité s'est également enrichie. En effet, le Side Assist (changement de trajectoire), le Rear Assist (caméra de recul) ou encore le contrôle de la pression des pneus font partie des options possibles ou de l'équipement de série selon la finition. En revanche, tous les T5 disposent de série d'un nouvel ESP aux réglages affinés ainsi que du Hill Holder (aide au démarrage en cote). Mais l'essentiel des évolutions se cache en fait sous le capot avec une nouvelle palette de moteurs Diesel common rail et l'arrivée de la boîte DSG7 qui pourra être associée à la transmission 4Motion. Des nouveautés qui, en moyenne, permettraient, selon le constructeur, de faire baisser les consommations et les émissions de 10 %. L'écart peut même atteindre 20 %. Exit donc le 1.9 TDi injecteurs-pompes, place au 2.0 TDi common rail dans des versions développant 84, 103, 140 et 180 chevaux. Ce dernier étant d'ailleurs une "exclu" T5. En effet, il s'agit d'un 2.0 TDi biturbo qui vient remplacer le 5 cylindres de 173 chevaux. Certes, le bruit caractéristique et plaisant du vieux bloc a disparu mais une comparaison, notamment des consommations, ne laisse planer aucun doute quant à l'issue du combat. D'autant qu'avec un couple de 400 Nm, le petit 4 cylindres offre un agrément qui n'a rien à envier à son aîné. Ainsi, le 2.0 Bi-TDi associé à la DSG7 consomme 1,9 litre aux 100 km de moins et rejette 52 g de CO2 de moins par km qu'un 5 cylindres TDi 173 en boîte automatique. Certes, ce ne sera pas la version la plus vendue, mais les économies sur les versions TDi 84, 102 et 140 sont également au rendez-vous avec des consommations mixtes annoncées en baisse de 0,9 litre, s'échelonnant ainsi de 7 litres à 7,4 litres. Mais l'utilisation de ces nouvelles mécaniques permet également de réduire les coûts d'utilisation avec notamment un remplacement de la courroie de distribution tous les 210 000 km contre 125 000 km sur la génération précédente. 


Bientôt la reprise ? 


Autre conséquence de cette généralisation du 4 cylindres Diesel, moins lourd, la charge utile a augmenté de 5 à 15 % selon les versions. Et des versions, cette gamme T5 n'en manque pas. En effet, 460 combinaisons sont possibles ! La majeure partie est produite dans l'usine d'Hanovre, seuls les double-cabines et les pick-up sortant de l'usine de Poznam, en Pologne, où est également produit le Caddy. En revanche, le volume (5,8 m3 pour le tolé court) reste identique car la structure n'a pas évolué.

Le Transporter et ses dérivés Life ont donc bien évolué et Luc Chausson reste optimiste quant à l'arrivée de ces nouveautés. Si leur effet sera forcément limité cette année avec un lancement commercial le 12 novembre prochain, il espère réaliser 5 000 unités en 2010 dont 4 000 rien que pour le Transporter. Un objectif ambitieux dans le contexte actuel, mais si le VUL avait été le premier secteur touché par la crise, beaucoup pensent qu'il sera également le premier à repartir. A moins qu'une nouvelle taxe vienne ruiner cet espoir. Bien qu'une taxation semble effectivement difficile à mettre en place, j'entends une taxation juste, il faut toutefois s'attendre, dans un avenir pas si lointain, à ce que le gouvernement mette en place une usine à gaz afin de faire rentrer de l'argent dans les caisses.

Le Transporter en bref



Date de lancement : 12 novembre 2009

Segment de marché : Fourgons.

Objectif : 4 000 Transporter + 1 000 unités Caravelle, Multivan, California en année pleine.

Concurrents du Transporter  2.0 TDi 84 tolé court bas 2.8 T : 21 190 euros HT :
Opel Vivaro 2.0 CDTi 90 : 18 400 euros HT
Fiat Scudo Multijet 90 Pack : 19 150 euros HT
Renault Trafic 2.0 dCi 90: 19 200 euros HT
Ford Transit 2.2 TDCi 85 : 19 310 euros HT
Citroën Jumpy 1.6 HDi 90 Confort : 19 900 euros HT
Iveco Daily Minivan 2.3 HPi 96 : 20 500 euros HT

Prix euros HT selon carrosseries :
De 21 190 à 23 560 euros (TDi 84 )
De 22 320 à 24 690 euros (TDi 102)
De 24 160 à 28 990 euros (TDi 140)
De 26 750 à 30 960 euros (BiTDi 180)

QUESTIONS À



Luc Chausson, directeur Volkswagen Utilitaires France.

"Nous ne craignons pas une taxation dans l'immédiat"

Journal de l'Automobile. Sur un marché du VUL très délicat, comment évolue Volkswagen Utilitaires ?
LUC CHAUSSON. Avec un recul de 22 % à fin septembre, nous faisons légèrement mieux que le marché qui, lui, perd 23 %. Depuis 2003, la croissance était au rendez-vous, notamment grâce aux nouveaux produits lancés, mais depuis le début de la crise, le marché ne cesse de chuter. Il y a moins de marchandises à transporter. Les artisans, par manque de visibilité, conservent leur véhicule plus longtemps. Quant au marché des châssis, il est à l'arrêt. De plus, la prime à la casse pour les VUL n'a eu strictement aucun effet.

JA. La taxation des VUL est souvent évoquée mais jusqu'ici sans concrétisation. Ne craignez-vous pas, vu le contexte environnemental conjugué aux besoins de ressources de l'Etat, quelle finisse par voir le jour ?
LC. Une réflexion avait été lancée par le gouvernement, en concertation avec le CNPA, il y a quelques mois. Les conclusions ont laissé apparaître qu'une taxation liée au CO2 était très difficile à mettre en place dans l'univers des VUL. Les gammes de produits sont tellement larges, avec notamment un nombre important d'aménagements, et les utilisations tellement diverses, certains privilégiant le volume d'autres le chargement, que cela paraît vraiment très compliqué. Nous ne craignons donc pas une taxation dans l'immédiat.

JA. Vous lancez aujourd'hui le nouveau Transporter. Quelle est son importance dans votre gamme et quelles sont vos ambitions ?
LC. Le Transporter est un produit historique. Il a pu représenter jusqu'à 60 % de nos ventes dans le passé. Aujourd'hui, notre mix s'est rééquilibré, grâce aux Caddy et Crafter, mais le Transporter représentait encore 45 % de notre volume en 2008. Sans remettre en cause ses performances, cela devrait encore évoluer, puisqu'en 2010, le réseau Volkswagen Utilitaires va distribuer le pick-up Amarok. Quant à nos ambitions pour le Transporter, nous pouvons légitimement atteindre 4 000 ventes en année pleine auxquelles nous devrons ajouter 1 000 unités pour la gamme Life qui comprend la Caravelle, le Multivan et le California.

JA. Un mot sur votre réseau et votre volonté d'exclusivité ?
LC. Nous comptons aujourd'hui 42 points de vente exclusifs, mais j'avoue que dans le contexte actuel, le développement est au ralenti. Ceci étant, nous ne remettons pas en cause cet axe de notre stratégie car apporter une réponse adaptée aux besoins des professionnels est primordial. Nous devons proposer, au minimum, une équipe dédiée.

Photo : Bien que le design ait évolué, les plus gros changements sont sous le capot avec l'arrivée du 2.0 TDi qui permet d'afficher, en moyenne, des consommations en baisse de 10 %. Une version biturbo de ce bloc, une première, développant 180 ch, pousse le TDi 5 cylindres (173 ch) à la retraite. De plus, la boîte DSG7 fait son apparition dans la gamme.


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