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Le baroudeur s’embourgeoise

Le baroudeur s’embourgeoise

Trois ans après son arrivée sur nos routes, l'Outlander revient aujourd'hui avec les épaules un peu plus large, un caractère plus affirmé et un discours marketing ajusté aux mutations du marché et de la gamme Mitsubishi....
..."Coincé" entre le développement des berlines, puis les traditionnels 4X4 de la marque, l'Outlander se forge une identité plus haut de gamme pour conserver la place qui est la sienne.

Quand l'Outlander a débarqué en France en 2006, sa sortie avait presque été éclipsée par celles de ses cousins français. Les Peugeot 4007 et Citroën C-Crosser, construits sur la même base et dérivés du crossover japonais par le biais d'un accord industriel. Pourtant, l'Outlander a trouvé son public. En Europe, il s'est écoulé à 130 166 unités, soit près de 40 % des ventes mondiales du modèle entre 2006 et 2009. Honorable donc. En France, en revanche, la marque a vendu 3 317 Outlander depuis son lancement, quand Peugeot écoulait 6 622 exemplaires de son 4007 et Citroën, 5 529 unités de son C-Crosser. Rien de bien étonnant. Malheureusement, pour le constructeur, depuis, le marché a muté. En France, peut-être plus qu'ailleurs. Et les 1 925 unités d'Outlander écoulées dans l'Hexagone en 2007 constituent une performance qu'il sera difficile de rééditer (887 en 2008 et 459 en 2009). Dans l'Hexagone, les ventes de SUV du segment D ont en effet représenté 25 % des ventes de SUV, soit 26 636 immatriculations, l'an dernier, contre près de 40 000 unités en 2007. Entre temps, le nombre d'acteurs a quant à lui doublé et les ventes se sont peu à peu reportées sur les petits SUV. Alors, sortir un nouvel Outlander dans ces conditions apparaît comme un défi. Le constructeur préfère y voir une étape. Pourquoi ? Parce que ce lifting marque également la naissance d'une gamme de SUV, nichée entre les véhicules de tourisme (i-Miev, Colt, Lancer, Grandis) et les 4X4 (Pajero, L200) du constructeur. En cours d'année, sera en effet lancé l'ASX, futur SUV Compact de la marque. A la lumière de tout cela, rien d'étonnant à voir l'Outlander chercher à s'affirmer.


Ne l'appelez plus SUV


La cure de Jouvence que vient de subir le modèle, ressemble plus à une renaissance qu'à un simple lifting. C'est en tout cas l'idée que souhaite véhiculer le constructeur. Non pas que cette nouvelle mouture doit atteindre des sommets commerciaux, mais plus sûrement parce que l'Outlander change de statut. Et pas seulement parce que le véhicule a troqué sa proue de baroudeur pour un minois qui sied davantage à la clientèle des villes qu'à celles des sentiers alpins. Cette nouvelle génération accueille en effet le "nez de requin", ou le look "jet fighter". C'est-à-dire cette calandre en trapèze inversé qu'arborent les berlines et citadines de la marque. Tout un symbole, tant l'ambition de Mitsuibishi est de faire de son Outlander un concurrent aux breaks du segment D, plutôt qu'aux véritables 4X4. D'ailleurs, désormais, on ne parle plus de SUV, mais de crossover. Nuance chère au constructeur. Cette volonté explique également la montée en gamme du véhicule. Tant au niveau des équipements - l'Outlander accueille une plus large palette d'équipement, des revêtements de planche de bord et de sellerie plus sophistiqués - qu'au niveau de l'habitabilité ou de l'agrément. Le confort a par exemple été soigné. Du point de vue acoustique notamment. Mais également au niveau de la conduite. Le modèle accueille ainsi la transmission TC-SST (Twin Clutsch Sport Shift Transmission), sur les versions équipées du bloc 2.2 DI-D. Combinaison vue, jusque-là sur la Lancer. Nouvelle preuve du rapprochement opéré avec le monde des berlines.


Un handicap à faire oublier


Arrivé en concession durant le mois de décembre, l'Outlander a donc commencé cette nouvelle vie. Malheureusement pour lui, depuis le 1er janvier, les seuils des malus écologiques ont évolué. Et ils ne semblent pas vraiment à l'avantage du modèle. Dans sa version la plus vertueuse, c'est-à-dire celle propulsée par le bloc 2 l DI-D, le véhicule rejette 180 g de CO2/km. Et l'on passe à 185 g/km pour le moteur 2,2 l DI-D et à 192 g/Km quand ce bloc est associé à la transmission TC-SST. Tous les modèles sont ainsi assortis d'un malus de 750 euros. "Pas rédhibitoire", assure-t-on. D'autant que les ambitions de la marque sur le marché français sont "raisonnables". Mitsubishi ambitionne de commercialiser 700 Outlander dès cette année. Sur le seul mois de janvier, 63 exemplaires ont été immatriculés. On imagine d'ailleurs que les commandes de décembre ont facilité cette performance. Pour réaliser son objectif, le constructeur va devoir garder le rythme. Mission délicate si l'on en croît les prévisions pour l'année en cours.

Le Outlander en bref



• Date de lancement : décembre 2009
• Segment de marché : SUV du segment D (26 636 immatriculations en 2009)
• Les principaux concurrents du Mitsubishi Outlander 2,0 DI-D BM6 140 ch Intense (32 500 euros) :
Volkswagen Tiguan 2 l TDi 140ch FAP Carat Blue (33 930 euros),
Toyota Rav 4 150 D-4D Lounge (30 600 euros),
Nissan X-Trail 2 l dCi 150 SE (30 300 euros),
Hyundai Santa Fe 2,2 l CRDi 155 Pack Confort (31 620 euros).
• Objectifs de ventes 2010 : 700
• Prix : De 29 900 à 39 200 euros (Diesel)

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