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En tête des outsiders

En tête des outsiders

Ford ne désespère pas de monter un jour sur le podium des ventes de monospaces compacts, en France. Une ambition qui ne peut être atteinte sans un réel attrait esthétique ni d’alternative sept places. Son C-Max, leader historique dans la catégorie des véhicules importés sur son segment, s’est pris au jeu pour revenir en force sur le marché.

Le style dicte sa loi. A en croire les études marketing de Ford, 26 % des acheteurs de monospaces compacts privilégient le look du véhicule dans leur décision d’achat. C’est tout de même 10 points au-dessus du confort et 13 de plus que le suffrage obtenu par la modularité.

Devant un tel constat, Ford a pris la décision de passer son C-Max sous l’influence du Kinetic Design. Nous avions pu découvrir le produit lors d’une présentation statique en mai dernier, en intérieur, et déjà il était prometteur avec son ADN sportif. A la lumière du jour, il ne déçoit pas. Un atout, quand on sait que le C-Max est opposé à 17 modèles concurrents sur son segment, dont les C4 Picasso et 5008, plébiscités pour leur coup de crayon, et aux crossovers, Qashqai et Tiguan en tête. Maintenir son statut de premier véhicule importé dans la catégorie ne sera pas chose aisée.

A ce jour, le segment des monospaces compacts cumule 10 % des immatriculations, dominé par un Renault Scenic qui, en 2009, vendait 53 000 unités, tandis que le C-Max terminait à 19 356 unités (- 18,6 % par rapport à 2008).

Ce nouvel opus, qui profitera de toute l’année 2011 pour s’exprimer, devrait totaliser 30 000 exemplaires. Et pour cause, il mise sur le renfort d’une version sept places inédite dans la gamme, le Grand C-Max. A elle seule, elle n’apportera que 7 500 bons de commande, d’après le constructeur, mais elle permet surtout à la marque d’entrer sur un terrain de jeu dont elle était jusqu’à présent exclue.

Agressif dans son physique et dans ses prix

Quatre moteurs sont disponibles sous les capots des C-Max et Grand C-Max. Il s’agit des blocs 1,6 litre, en version essence Ti-VCT (105 et 125 ch) ou SCTi EcoBoost (150 et 180 ch) et Diesel, TDCi FAP (95 et 115 ch), ainsi que du 2 l TDCi FAP (115, 140 et 163 ch). Ford prévoit de commercialiser une majorité de véhicules équipés du 1,6 l TDCi 115, à hauteur de 64 % des volumes C-Max et 56 % des Grand C-Max. Si le choix semble pertinent dans la configuration 5 places, il le sera peut-être un peu moins dans le cas du modèle 7 personnes. Plus lourd de 100 kg, le bloc 140 chevaux s’accommodera mieux aux exigences du véhicule, d’autant qu’avec la nouvelle grille du Bonus-Malus écologique, le client n’est pas lésé puisque les deux alternatives se trouvent en zone neutre, avec 129 ou 139 g de CO2/km.

La clientèle, composée à 89 % de familles de 4 personnes, optera à 74 % en moyenne pour le haut de gamme Titanium, que ce soit en 5 ou en 7 places, toujours selon les prévisions de Ford France.

A l’intérieur de l’habitacle, sans surprise, le constructeur joue la carte de la modularité. Il ne parvient néanmoins pas à révolutionner un genre constamment repensé par une concurrence ingénieuse. Ce qui ne grève pas le confort, bien au contraire, il y flotte un parfum de berline. Toutes les configurations de sièges sont envisageables dans le Grand C-Max, dont un mode six places avec traverse centrale facilitant l’accès au rang 3. Une rangée qui ne fait pas de miracle : Le Grand C-Max demeure, à l’instar de la concurrence, un “5+2” de dépannage, au coffre réduit. Et ce, malgré les 6 cm de hauteur et les 14 cm de longueur en plus par rapport au C-Max (4,52 m contre 4,38 m).

Ford a habitué sa clientèle à se trouver en présence de produits fournis en équipements. La famille C-max ne déroge pas à la règle. Cette débauche d’instruments, d’aides et d’options de confort et de sécurité se matérialise malheureusement par une console centrale surchargée. On s’y perd. La fausse note pourrait être corrigée par l’emploi d’un écran tactile, à l’aura plus conviviale et ouvrant définitivement la voix du multimédia, mais une fois encore, Ford a retenu l’option du prix agressif. Positionné dans la fourchette basse, à 24 000 euros, le C-Max talonne la gamme Renault Scenic (23 500 euros), au coude à coude avec les Peugeot 5008 (24 400 euros) et Citroën C4 Picasso (24 300 euros). Constat identique pour le Grand C-Max, à 25 300. L’Opel Zafira, affiché au tarif de 22 390 euros, conserve sa palme du prix et de la modularité, car il couvre à lui seul les deux segments. 

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Le C-Max en bref

Date de lancement : Disponible
Segment de marché : Monospace compact
Les concurrents du C-Max :
Citroën C4 Picasso 1.6 Hdi 110 FAP Attraction 24 300 euros
Peugeot 3008 1.6 HDI 112 FAP Comfort Pack 24 250 euros
Renault Megane Scenic 1.5 dCi 100 Authentique 23 500 euros
Opel Zafira 1.7 CDTTI 100 FAP ecoFLEX 22 390 euros
Objectif de vente : 30 000 unités dont 22 500 C-Max et 7 500 Grand C-Max
Prix :
+ 2 100 euros pour la finition Titanium
24 000 euros C-Max 1.6 TDCi 115 FAP Trend
25 300 euros Grand C-Max 1.6 TDCi 115 FAP

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