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Yaris 3, étendard européen de Toyota

Résolument plus moderne, la nouvelle Yaris cède à l’engouement pour les technologies d’aide à la conduite et à la connectivité. Avec un tableau de bord beaucoup plus fonctionnel et esthétiquement mieux travaillé, la Yaris 3 devrait toucher davantage les jeunes.

Yaris 3, étendard européen de Toyota

Le “Made in France” préside à la campagne de communication de la nouvelle Yaris, ouvrant une ère de changements majeurs dans la stratégie du groupe.

“Lorsque Akio Toyoda a pris les rênes du groupe Toyota Motors, son ambition était de mettre plus de passion dans la voiture. La Yaris en constitue une première étape et nous avons beaucoup à faire encore” s’exprimait, ainsi, lors de la présentation à la presse, à Copenhague, Didier Leroy, P-dg de Toyota Motors Europe et Chief Regional Officer pour ce continent. Beaucoup d’espoirs, en effet, ont été placés dans ce nouveau modèle, dont l’inscription dans le fameux segment B, ne doit souffrir aucun raté à l’allumage. D’abord parce que la Yaris 2 continue à se vendre, ensuite parce que cette voiture constitue l’un des fers de lance de Toyota sur le marché européen. En initiant 26 % des ventes de véhicules en Europe, le segment B force les talents des constructeurs, les obligeant à se démarquer en tentant de démultiplier les cibles. C’est, en ce sens, que la Yaris troisième génération a été conçue pour toucher une clientèle très large comme en témoigne le lancement, d’un seul coup d’un seul, d’une gamme composée de pas moins de 30 versions, de 12 900 euros (3 portes) à 19 550 euros (5 portes Lounge). Plusieurs clientèles types ont été ainsi identifiées, à commencer par les fidèles de ce segment (soit 50 % du volume global) et aussi par les acheteurs des segments supérieurs, comme le C, que l’habitabilité, le confort, ou le taux d’équipements pourraient faire basculer dans le cadre d’une approche plus rationnelle. Ajoutons les fidèles des compactes maniables attirés par le rapport qualité-prix, et bien sûr les jeunes (célibataires ou en couple) dont la panoplie multimédia très riche et innovante constituerait une force d’attraction et on devrait atteindre les 200 000 Yaris vendues en 2012 en Europe. Un objectif ambitieux mais jouable.

Plus punchy et plus spacieuse

C’est avec beaucoup de sérieux qu’Hirofumi Yamamoto, ingénieur en chef, a redéfini pour nous le concept de la quadrature du cercle, à savoir, sortir une Yaris, bien mieux que les précédentes, offrir plus d’espace tout en privilégiant la compacité, soigner sa tenue de route tout en accentuant son agilité en ville, un impératif pour nos citadines et, bien sûr, entrevoir toutes les motorisations tout en restant compétitifs. Un challenge pas facile surtout quand on a déjà 5,5 millions de propriétaires de Yaris dans le monde (50 % en Europe), qui attendent au tournant le nouveau modèle. Sur bien des points, le pari est gagné comme pour l’habitabilité, incontestable : avec seulement 10 centimètres en plus sur la longueur, la Yaris semble changer de catégorie, elle offre un volume intérieur très agréable et donne de vraies places à l’arrière, et un coffre digne de ce nom, alors qu’elle reste l’une des plus compactes du segment. Pour les modèles disposant d’un toit vitré panoramique, l’impression de grand volume est encore plus sensible. Certains grincheux contesteront en disant que c’est au détriment des espaces de rangement, soit une boîte à gants trop économe, et une “réglette” vide-poches peu fonctionnelle, préjudiciable aux femmes, notamment. Répondons en signalant un vaste espace porte-gobelets au centre, qui servira bien à tout ce qu’on veut y mettre, car de gobelets, rarement l’on y met… A noter que le cockpit plus directement orienté vers le conducteur et le volant plus droit renforcent la sensation d’espace.

Des lignes, du style et quelques regrets

Dans un court-métrage édifiant, le designer de la Yaris, Dezi Nagaya, affichait son ambition, de réaliser un modèle plus haut de gamme, plus aérodynamique et surtout plus dynamique. L’avant de la Yaris a bénéficié ainsi d’un vrai changement stylistique, se traduisant par une modification des proportions de la calandre, “qui préfigurent les modèles à venir”. La partie supérieure s’incurve, l’entrée d’air s’élargit, les lignes sont renforcées et la partie basse abaisse le centre de gravité, ce qui confère à l’ensemble, plus d’agressivité, et de sportivité. L’arrière reprend un motif en Y plus marqué. En fait, l’ensemble de la voiture semble avoir été davantage sculpté dans une perspective plus virile, aux angles et arrêtes plus tranchées alors que l’étirement des lignes conserve malgré tout une silhouette harmonieuse, sans rupture. A l’intérieur, la console centrale offre un sacré coup de jeune par rapport à la précédente version. En revanche, le plastique retenu n’attire pas le chaland, surtout que la nouvelle Yaris déroule une grande surface plane. Côté sellerie, là aussi, on apprécie le changement mais c’est vraiment du côté du multimédia que la révolution a eu lieu puisque cette Yaris vous permet de communiquer dans tous les sens jusqu’à avoir Internet en direct moyennant un abonnement de 5 euros par mois (en illimité et avec la version Touch & Go). Le Toyota Touch, c’est une commande centralisée avec écran tactile qui permet le branchement de tous nos joujoux modernes, (en plus du Bluetooth pour la téléphonie), et qui sert également à regarder derrière soi : la caméra de recul ! Le Toyota Touch & Go ajoute la navigation, la mise à jour en temps réel et Google Map, l’envoi de SMS, une connexion Facebook… L’essai de cette machine de guerre a été publié dans le numéro 1145 du Journal de l’Automobile.

A qui profite le choix ?

Indiscutablement, la Yaris 3 ne veut oublier personne ! Entre l’offre en termes de motorisations et celle des versions, le client ne peut qu’objecter la carence de l’électrique pour moucher le vendeur qui se vengera en annonçant l’hybride pour l’année prochaine et le Stop and Start, dès aujourd’hui en option sur la 1,33 essence. Au sommaire des motorisations, toutes moins gourmandes les unes que les autres, puisqu’évoluant entre 103 g et 120 g de CO2, 3 modèles à la norme Euro V, le 1 l VVT-i, le 1,33 l Dual VVT-i et le 1,4 l D-4D. Le 1,33 l Dual VVT-i bénéficiant en outre d’une boîte automatique MultiDrive S et le 1,4 l D-4D d’une boîte robotisée MultiMode. Questions finitions, comme le précise le porte-parole du groupe en France, “le point d’entrée sera la version “Active” pour les clients en quête de qualité et de sécurité (ensemble complet d’airbags), la version “Dynamic”, constituera le gros des ventes (50 %) pour les clients attentifs à un niveau d’équipements élevés pour le segment (Système Toyota Touch) et un excellent rapport qualité prix.” Quant à la version “Style”, elle appellerait une nouvelle clientèle, plus jeune et plus masculine (jantes en alliage etc.) alors que “Lounge” visera la clientèle fidèle, les femmes et les “transfuges” des segments supérieurs. En somme, une armada au service d’une arme de conviction massive…

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La Yaris 3 en bref

Date de lancement : Septembre 2011
Marché et Objectif : Segment B en 2010 : 26 % du marché européen. 33 % du marché français.
200 000 unités en Europe.
Principales Concurrentes de la Toyota Yaris 90 D-4D Dynamic 5p : 17 200 €.
Kia Rio 1.4 CRDi 90 ch Style : 16 590 €
Opel Corsa 1.3 CDTi 95 ch ecoFlex Edition 5p : 18 190 €
Renault Clio 1.5 dCi 90 Expression Clim 5p : 18 250 €
Ford Fiesta 1.6 TDCi 95 ch Econetic 5p : 18 350 €
Prix :
de 12 900 à 17 400 € - Essence
de 15 200 à 19 550 € - Diesel

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Verbatim - Didier Leroy, président de Toyota Motors Europe et Chief Regional Officer, Toyota Motors Corporation

“Le site de Valenciennes dispose d’une capacité de production de 265 000 véhicules environ et mon ambition consiste à l’atteindre le plus rapidement. Et ce sera possible en fabricant à la fois les modèles essence, Diesel et Hybride. Là, ce sera le vrai succès du site et de la Yaris.”
“Je me refuse à mener une politique sur le véhicule hybride en Europe qui serait fondée sur les aides gouvernementales”.
“Les Français sont souvent très durs sur leurs propres capacités à innover et à produire… en France. Pourtant, c’est à Valenciennes que tous les modèles de la Yaris seront produits, c’est aussi là, que nous avons pour partenaires le plus grand nombre d’équipementiers français, et Valenciennes n’est pas qu’un site d’assemblage ! Nous y développons quasiment toutes les étapes de production d’un véhicule.”
“En termes de compétitivité, il faut tenir compte de tous les paramètres. Le coût de la main-d’œuvre participe à hauteur de 7 à 15 % dans le prix du véhicule. Mais à combien revient le transport des véhicules que l’on fait venir de très loin. Il ne faut pas se tromper de débat. Ceci constitue une réponse à la question de savoir comment Toyota réussit à fabriquer en Europe.”
“Nous pourrions craindre, chez Toyota, que la motorisation hybride se banalise, et que tout le monde la propose, comme cela semble se dessiner à Francfort. Je suis convaincu, au contraire, que, quand l’hybride se démocratise, les freins à l’achat disparaissent d’eux-mêmes. C’est alors que la fiabilité de la batterie fait la différence. Et c’est plutôt une bonne nouvelle pour nous”.
“Pour une raison évidente, nous avons oublié ce qu’avait de résolument novateur, le discours de Akio Toyoda le 9 mars, un discours de rupture très fort, parce que deux jours après se produisait la catastrophe du Tsunami. M. Toyoda a donné une profonde “autonomie”, responsabilité à chaque région du monde. En tant que Chief Regional Officer, j’ai en charge la zone Europe dans sa totalité (production, ventes, R&D, ressources humaines, développement, etc.) Cela donne une extraordinaire liberté pour coller aux besoins des Européens. C’est, d’ailleurs, la région Europe qui est, depuis le 1er avril, prioritaire pour les segments A, B et C.”
“Comme nous travaillons beaucoup plus en amont avec nos fournisseurs équipementiers, et que nos partenariats se sont resserrés, je compte pousser davantage encore ces partenariats de façon à ce que la technologie européenne ne soit pas seulement retenue pour les sites européens mais aussi pour les autres usines du groupe au Japon ou ailleurs. Valeo, par exemple, livre déjà des pièces au Japon parce que sa capacité d’innovation s’avère très forte. Et il y en a d’autres !”
“Comme vous avez pu le constater, c’est pour la Yaris 3, que nous avons, pour la première fois, le designer, en direct, et non le porte-parole du groupe. C’est un changement radical dans le positionnement du design au sein de l’entreprise.”

 


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