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Mutation en cours

Marché de niche, le lavage manuel sans eau représente une autre alternative intéressante. Ici, l’équipe d’Ecolave en action…

Mutation en cours

Tandis que l’exercice 2011 restera largement positif en termes de résultats et que les perspectives pour l’exercice en cours laissent apparaître certaines craintes côté fabricants, le marché poursuit sa mutation sur le plan structurel.

Assurément, le secteur du lavage connaît actuellement une certaine mutation. A plusieurs niveaux, à commencer par les intervenants. Face à face durant des décennies, devenues, depuis peu, complémentaires pour les besoins du marché, les deux techniques de lavage “historiques”, soit le lavage automatique à brosses et le lavage haute pression, doivent désormais composer avec l’émergence du lavage manuel sans eau ou à la vapeur. Un nouveau segment de marché qui connaît un engouement certain, ne serait-ce qu’en raison de l’aspect écologique. Une brèche commerciale aussi, dans laquelle se sont engouffrées, sans coup férir, des sociétés telles Sineo, Ecolave, Ecowash Mobile ou encore Nestor Wash, pour ne citer qu’elles. Reste que, aux yeux des représentants des systèmes traditionnels, une certaine réserve doit accompagner cette évolution. En effet, au regard du prix et de la durée de la prestation, cette technique de lavage restera un marché de niche, principalement orienté vers une clientèle de professionnels ou en réponse à une demande ponctuelle des particuliers. Raison pour laquelle la part de marché du lavage sans eau, estimée à 3 ou 4 % aujourd’hui, ne devrait pas dépasser les 6 à 8 % du marché à moyen terme, d’autant que la fréquence de la prestation (4,5 lavages/an) se révèle en plus sous le niveau de la prestation traditionnelle. Un niveau toujours relativement bas sur le territoire français, comparé à celui des autres pays européens. Ainsi en moyenne, chez un professionnel, la fréquence de lavage est de 6,2 lavages par an contre 13, Outre-Rhin. Une précision, cette donnée moyenne est issue de la mise en parallèle des fréquences relatives au lavage automatique (5,5 lavages/an) et de celles relatives au lavage haute pression (6,8 lavages/an), ceci compte tenu également que le lavage à domicile a connu une régression de plus de 10 % ces dix dernières années. Aujourd’hui, sa part est estimée à 42 %, contre 58 % pour le lavage chez un professionnel. Une répartition bien sûr fluctuante au gré des restrictions d’eau mises en place par les différents départements, ces dernières faisant dans ce cas le jeu des stations professionnelles équipées de recyclage. Cela dit, globalement, cette proportion demeure constante au fil des ans, ce qui amène les professionnels à penser qu’il existe encore un énorme potentiel…

Côté fabricants, l’exercice 2011 restera particulièrement soutenu

Une chose est certaine. Face à la “percée” des partisans du lavage sans eau, les WashTec, Lavance (80 % du marché à eux deux, faut-il le rappeler), Christ, Madic (qui distribue la marque italienne Aquarama), Tecnolec Autoequip, Kärcher, Hypromat, Heurtaux, Tsunamo, etc., peuvent encore couler des jours heureux. D’ailleurs, pour ce qui est de l’année passée, les deux grands du secteur parlent ni plus ni moins d’une “année record”. Précédemment directeur administratif et financier de Washtec France, aujourd’hui directeur général en remplacement de Jochen Schraff appelé à d’autres fonctions au sein du groupe, Bertrand Jugie confirme : “au-delà du fait que 2011 symbolisait le 10e anniversaire de la création de WashTec France (née de la fusion de Wesumat et de California Kleindienst, N.D.L.R.), cette année restera comme une année record avec une progression de 25 % des ventes machines et de 50 % au niveau des produits de lavage, notamment grâce à notre politique d’éditions spéciales telle la Pro Shinetecs Express, machine alliant la rapidité et la qualité de lustrage”. Ainsi, pour WashTec France, il faut parler d’un CA 2011 d’un peu plus de 42 millions d’euros et de quelque 600 installations y compris pistes HP et portiques PL.

De son côté, Christ avoue avoir réalisé une croissance de 40 %, équivalente à la commercialisation de quelque 240 machines VL. Autre exemple, Heurtaux, qui a réalisé 280 pistes HP dans le cadre de son cœur de métier. “En moyenne, il s’agit de centres de deux à trois pistes, sachant que nous essayons de plus en plus d’y adjoindre notre robot HP Airtone”, indique Patrice Rabecq, le directeur Commercial de la société de St-Aubin-lès-Elbeuf (76). Bref, pour ce qui est du marché global 2011, et ceci exclusivement au niveau du VL, celui-ci doit sans doute s’établir à environ 850 portiques neufs, auxquels il convient d’ajouter près de 300 centres HP de trois pistes en moyenne. Sur le plan de l’exploitation, bien que 2011 ne soit pas considérée comme une année record, celle-ci demeure positive avec des mois de pointe en début d’année, notamment avril/mai.

L’affluence du samedi peut désormais se retrouver n’importe quel jour de
la semaine


Maintenant, quelles perspectives pour 2012 ? Certes, côté exploitation, la période de gel de début février a quelque peu ralenti l’activité avec des portiques à l’arrêt. En outre, si le lavage HP peut continuer à fonctionner dans ces conditions, certains exploitants préfèrent fermer leur station pour plusieurs raisons, notamment afin d’éviter les dégradations de l’enrobé avec le sel déposé. Cela dit, à partir du 15 février, l’activité a repris de plus belle avec, comme souvent, des bonds significatifs du chiffre d’affaires (+ 25 à 30 % en moyenne). “Globalement, les deux premiers mois de l’année se sont révélés porteurs en dépit de la crise patente, fait remarquer Fabrice Collet, directeur Grands Comptes et Produits de Lavage au sein de WashTec France. Le phénomène est symptomatique, dès que l’on retrouve les conditions idéales de lavage, le consommateur effectue la démarche. Il faut savoir que la chimie, que nous gérons également dorénavant, constitue un baromètre infaillible de comportement du marché, ce dernier pouvant être qualifié d’extrêmement réactif”. En outre, selon lui, le seul samedi ne constitue plus un jour de pointe, dans la mesure où un jour de semaine normal peut s’avérer dorénavant aussi porteur. Un engouement pour le lavage de la part du consommateur donc, mais aussi un phénomène quelque peu paradoxal compte tenu des prix du carburant pratiqués actuellement à la pompe, largement à même de réduire les déplacements. Comprenne qui pourra. Mieux, ainsi que nous avons pu le constater par nous-mêmes, certains n’hésitent pas à “préparer” leur véhicule au lavage HP avant de l’emmener au lavage aux rouleaux ! Une proportion de consommateurs pour le moins méticuleux évaluée entre 4 et 5 %. “Outre le spectacle, les deux autres critères plébiscités par le consommateur au niveau du lavage à brosses sont aujourd’hui le séchage et la brillance, souligne Fabrice Collet. Ces critères figurent au cœur des développements actuels et représentent la grande force des fabricants allemands, d’autant qu’ils ont toujours figuré en tête de liste sur leur marché”. En d’autres termes, la qualité de lavage figurerait au deuxième plan, derrière cette notion de brillance. “Cela dit, le véritable cheval de bataille au niveau des bureaux d’étude des fabricants est l’optimisation des vitesses machines sans détériorer les critères qualitatifs, et aussi en prenant en compte l’ajout de programmes de plus en plus complets”, précise Fabrice Collet.

Si l’heure est au beau fixe, les perspectives sur l’année demeurent plus incertaines

Ainsi aujourd’hui, les fabricants estiment qu’un portique est considéré comme performant au-delà des 1 000 lavages/mois, contre 800 lavages/mois il y a cinq ans. Mine de rien, une très belle progression, en mesure de contrebalancer l’inconvénient majeur du lavage, à savoir la périodicité (due en particulier au facteur météo) avec pour conséquence directe la saturation du portique. Plus concrètement, sur un programme complet d’une durée préalable de 10 minutes, le challenge sera de travailler en 7’30, donc d’obtenir un gain de plus de 2’30 sur un cycle équivalent.    

Mais, retour au marché. L’un des points positifs est que la météo très défavorable du mois de février n’aurait pas eu d’incidence sur le plan du business, le portefeuille des commandes étant resté stable chez les fabricants. Maintenant, pour ce qui est de la suite, les avis semblent converger. “La plupart des acteurs du marché prévoient néanmoins une régression sensible des résultats commerciaux en 2012 par rapport à l’année passée”, note Fabrice Collet. Les propos de Patrick König, directeur commercial de Christ vont dans le même sens. “Sur le strict plan économique, les statistiques ne sont pas favorables, pense-t-il. Cela dit, avec nos clients, nous nous trouvons sur un segment qui ne devrait pas subir la récession nationale, au même titre que vont la subir les concessionnaires ou un autre maillon de la chaîne automobile. En effet, le consommateur qui ne va pas changer son véhicule pour x raisons, va tout de même continuer à l’entretenir”. En outre, selon lui, la politique actuelle de fermeture de stations-service (près de 300 fermetures programmées en 2012 toutes marques confondues, et sans doute autant en 2013), dont bon nombre d’entre elles équipées de matériel de lavage, engendre un transfert de l’activité vers les centres de lavage professionnels. Rappelons qu’aujourd’hui, le gros du marché pétrolier sur le plan national est essentiellement représenté par Total qui pèse un peu plus d’une centaine d’installations par an (dorénavant réparties entre WashTec et Christ), quand bien même la situation serait sur le point d’évoluer du côté de BP/Delek avec une quarantaine d’installations prévues en 2012. Il s’agit ici de portiques à brosses, bien sûr. “Du fait des nouvelles réglementations relatives à la vente d’alcool en boutique, les pétroliers cherchent des moyens de compenser leurs marges et en ce sens, l’activité lavage tient la corde”, note Fabrice Collet. Mais, retour au cœur de marché. Aujourd’hui, les investisseurs privés représentent la majorité, avec près de 50 % des parts. Cela dit, pour Patrice Rabecq, directeur commercial d’Heurtaux, les difficultés liées à l’investissement ne varient guère. “L’acquisition du foncier demeure un problème dans certains cas et surtout, le financement constitue le principal écueil, en particulier pour l’investisseur qui part de zéro ou presque d’un point de vue budgétaire, explique-t-il. Celui-ci devra présenter de sérieuses garanties pour obtenir un prêt bancaire, d’autant que les banques font montre d’une certaine prudence en période de crise”. Difficultés pour se lancer d’un côté mais aussi, difficultés pour survivre de l’autre. En ce sens, Fabrice Collet et Patrick König sont sur la même longueur d’ondes. “Tandis que les grands centres dotés du matériel dernier cri montent en puissance et battent des records en termes de résultats, les petits arrivent tout juste à s’en sortir”, note le représentant de WashTec France. Selon lui, le phénomène peut même se vérifier sur les agglomérations de 10 000 à 15 000 habitants, sur lesquelles figure souvent un centre de référence. “En dépit du potentiel réel, on peut imaginer aisément qu’un certain nombre de stations de lavage implantées sur le territoire vont fermer dans la mesure où le profil d’exploitation a beaucoup évolué par rapport à ce qui existait il y a une vingtaine d’années, déclare le représentant de Christ. En particulier, les stations “fantômes” sur lesquelles le client est livré à lui-même, sont en très forte régression, au profit des stations professionnelles. Un phénomène un peu plus marqué en province que sur la région parisienne”. Il est vrai qu’il y a une vingtaine d’années, n’importe quel “notable” pouvait investir localement dans une station de lavage et ils furent nombreux à effectuer la démarche, tous horizons confondus.

Le tunnel peine toujours autant à trouver ses marques sur le territoire

Bref, parallèlement, comme le fait remarquer fort justement Patrick König, la communication plus moderne et plus dynamique fait qu’aujourd’hui, les professionnels disposent d’éléments de comparaison par rapport à d’autres. “Du coup, celui qui place la barre relativement haute dans le choix de la station, de son identification et de la communication vers le consommateur, va à un moment donné faire office de référence absolue au niveau de la concurrence, note-t-il. De plus, la réussite amène souvent la curiosité”.    

Pour sa part, Philippe Dumas, le président de Lavance, ne voit pas de modifications profondes du marché. En fait selon lui, le marché aurait tendance à se scinder en deux catégories. “D’un côté figurent de gros investisseurs qui plébiscitent des produits de très haut de gamme avec bon nombre d’options, de l’autre figurent des loueurs, des garagistes, des concessionnaires ainsi que des représentants de la grande distribution, qui, là, investissent dans des produits d’entrée de gamme en vue d’offrir un service de proximité, explique-t-il. Ainsi, le milieu de gamme se trouve quelque peu “dilué” actuellement”. Des produits de très haut de gamme certes, mais pour ce qui est du tunnel pourtant fort plébiscité Outre-Rhin (1 800 unités environ), le cas s’avère plus complexe. En effet, à l’exception d’American Car Wash qui en possède une trentaine sur le territoire, bon nombre d’investisseurs français ne sont pas encore prêts à sauter le pas, pour plusieurs raisons. Le coût élevé (entre 400 000 et 500 000 euros en fonction de la longueur) en est une, et il s’agit même de la principale. A ce niveau, le seuil d’amortissement de la structure passerait par la vente d’au moins 35 000 lavages par an. En ce sens, logiquement, un tunnel de lavage devrait pouvoir s’installer dans les zones rurales à partir de 50 000 habitants.

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ZOOM - Kärcher lance une nouvelle gamme de nettoyeurs HP

Outre le fait de répondre aux attentes des professionnels de l’automobile et de l’industrie, la nouvelle gamme de nettoyeurs haute pression à eau chaude HDS Compact de Kärcher fait rimer efficacité avec économie et écologie. Mieux, la marque allemande se positionne désormais comme le premier fabricant de nettoyeurs HP à proposer un mode d’utilisation “ecolefficiency”. Avec ce mode, l’appareil fonctionne dans la plage de température la plus économique (jusqu’à 60 °C) et aussi la plus universelle, entraînant une réduction de la consommation de fuel de 20 %. La conception du brûleur repose, quant à elle, sur une technologie éprouvée qui vise à réduire les émissions polluantes tout en augmentant le rendement. En outre, ces nettoyeurs adoptent de multiples protections (sécurité manque d’eau, contrôle de température, pressostat…) à même d’assurer la bonne marche des machines.

Les HDS Compact font également la part belle au service. En effet, la maintenance a été intégralement repensée, de la conception de l’appareil à l’assistance au dépannage désormais entièrement intuitive grâce à un affichage par LED. A noter que la gamme HDS Compact comporte deux modèles en Monophasé (230 V) et deux modèles en Triphasé (400 V). Hormis le modèle d’entrée de gamme (HDS 5/12 C), les trois autres modèles disposent d’un débit réglable (de 240 à 760 l/h selon version) et d’une pression réglable (de 30 à 170 bars maxi selon version). Bien sûr, les dimensions compactes des appareils associées à la présence de deux poignées, de deux grandes roues et d’une roue directionnelle à l’avant avec frein, facilitent leur déplacement.

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