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Vendredi 24 Mai 2013, 18:57 JournalAuto.com, le site du Journal de l’Automobile : actualités auto, constructeurs, équipementiers.
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Première Mazda offrant l’ensemble des technologies SkyActiv, le CX-5 ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du constructeur japonais. Celui de la reconquête. Elle passera, pour l’heure, par le segment des SUV compacts.
CX-5 : Mazda à l’heure de la reconquête

Compte tenu du succès du CX-5 et des contraintes de production, Mazda France devrait pouvoir compter sur 2 500 unités cette année, avant d’atteindre 5 000 à 6 000 unités en 2013.

La conception du CX-5 a sans doute dû être le rêve pour les ingénieurs de la marque japonaise. Ils sont partis d’une feuille complètement blanche. En effet, le CX-5 est le premier modèle de la marque à offrir toutes les technologies que le constructeur a rassemblées sur le vocable SkyActiv. Caisse, châssis, trains roulants, moteurs essence et Diesel, boîtes automatique et manuelle, tout est absolument nouveau. Même le design l’est, avec la première application du Kodo, le nouveau langage styliste de la marque. Et autant le dire tout de suite, ce nouveau Mazda est une réussite, venant confirmer ce que nous avions pu apercevoir en juin 2011 lorsque nous avions pu essayer des prototypes SkyActiv (JA n° 1142). Mazda, qui demeure un petit constructeur à l’échelle mondiale avec environ 1,2 million d’unités par an, a donc pris un gros risque en redéveloppant, en quelque sorte, un nouvel ADN.

Inverser la tendance en Europe

Ce projet a mobilisé les ingénieurs nippons dès 2006 et de nombreux tests ont été menés en Europe à partir de 2009. Le premier résultat est donc là, et on comprend mieux les enjeux commerciaux et financiers qui entourent le CX-5, mais aussi les modèles à venir. D’autant que Mazda vient de boucler un exercice 2011-2012 synonyme d’une perte de 988 millions d’euros (malgré un retour de la profitabilité au cours de son dernier trimestre d’exploitation de janvier à mars 2012), avec des ventes mondiales en recul de 2 %. Les catastrophes au Japon et en Thaïlande expliquent en partie ces résultats. Ainsi, Mazda est resté stable au Japon avec 206 000 ventes et a réussi une belle performance aux Etats-Unis avec une croissance de 8,6 %, à 372 000 unités (grâce au CX-5 notamment), et de 5,6 % en Chine (223 000 unités). Mais le constructeur a connu par ailleurs une très mauvaise année en Europe, avec une chute de 13,6 %, à 183 000 unités, et dans le reste du monde avec un repli de 4,7 % (263 000 ventes). Quant à la France, elle est sans doute dans le groupe des plus mauvais élèves avec des ventes en repli de 36,4 % sur l’exercice 2011, soit seulement 6 509 immatriculations. Le début d’année 2012 n’est pas meilleur avec 1 878 immatriculations à fin mai, soit une chute de 33 %.

L’ambassadeur du nouveau Mazda

Avec l’arrivée de ce SUV compact, Mazda compte bien profiter de la croissance du segment. Les 127 concessionnaires français de la marque aussi. A l’échelle mondiale, depuis 2006, ce segment a progressé de plus de 200 %, passant de 425 000 à 1,3 million d’unités. Et ce n’est pas fini car des marchés comme les Etats-Unis et naturellement la Chine sont encore loin de la saturation. Même l’Europe, marché mature, offre encore aux SUV compacts de bons résultats, même si, aujourd’hui, le gros de la croissance va se faire sur les SUV du segment inférieur où évolue le Nissan Juke. Pour autant, Mazda a une belle carte à jouer et son objectif 2015 en Europe demeure le même avec 300 000 ventes à cette date. L’Europe, qui devrait accueillir 1/4 de la production du CX-5, soit environ 40 000 unités cette année. En effet, les 160 000 SUV qui sortiront des chaînes pourraient ne pas suffire car les premiers résultats du CX-5 confirment qu’il a été bien accueilli par la clientèle. Dans ce contexte, la France devrait pouvoir obtenir 2 500 unités pour cet exercice, avant d’envisager 5 000 à 6 000 immatriculations en 2013. Conscient de ne pas être dans le véritable cœur du marché hexagonal, plutôt tourné vers des SUV plus compacts et moins puissants (110 ch), Philippe Geffroy, le président de Mazda France, n’est toutefois pas inquiet compte tenu des objectifs qu’il vise, alliés à la compétitivité du CX-5 sur la partie haut de gamme de ce segment. Un bon moyen également de dégager des marges pour la filiale et les distributeurs. Puis, malgré ses “grosses” mécaniques Diesel, un 2.2 150 ch ou 175 ch, le CX-5 fait mieux que nombre de ses concurrents équipés de “petits” Diesel avec des émissions de seulement 119 g/km (4,6 l en consommation mixte) pour la version 150 ch 4x2 BVM. Une vraie performance.

Le CX-5 ne manque donc pas d’atouts. Il va être un formidable ambassadeur pour le nouveau Mazda, celui de l’ère SkyActiv, préparant le terrain pour le reste de la gamme, notamment une très prometteuse Mazda6 dont le concept Takeri a dévoilé les lignes.

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Le CX-5 en bref

Date de lancement : 24 mai
Marché : SUV compact
Objectif : 2 500 unités en 2012, 6 000 en année pleine
Principaux Concurrents du CX-5 2.2 SkyActiv-D 150 4x2 BVM6 Elegance : 28 900 €
Nissan Qasqhai 1.6 dCi 130 Con. Ed. : 27 700 €
Kia Sportage 1.7 CRDi 115 Premium ISG : 29 390 €
Peugeot 3008 2.0 HDi 150 Allure : 31 000 €
Volkswagen Tiguan 2.0 TDi 140 Sportline : 31 590 €
Prix :
de 24 890 à 34 400 € - Essence
de 26 690 à 36 900 € - Diesel
 

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