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Opel Adam : M’Adam va adorer !

Opel Adam : M’Adam va adorer !

Avec l’Adam, Opel livre une copie étonnante et vraiment réussie. En attendant sa commercialisation en mars 2013, première rencontre avec cette citadine chic qui a le potentiel pour bouleverser la hiérarchie.

Opel est sans doute l’un des généralistes qui offre la gamme la plus large. Pourtant, le succès n’est pas vraiment au rendez-vous. La qualité intrinsèque des produits n’est pas forcément à remettre en cause, mais il faut plutôt y voir une mauvaise adéquation entre nouveautés et segments porteurs. Puis, également, le fait qu’Opel soit euro-centré, mais cela est un autre débat. Ainsi, les dernières nouveautés comme l’Insignia, le Meriva ou le Zafira Tourer évoluent sur des segments en difficulté à l’échelle du continent. Ce ne sera pas le cas avec le Mokka et l’Adam, qui débarquent sur le segment des petits SUV urbains en fin d’année et des citadines chic en mars 2013. Opel apparaît ainsi bien mieux armé. Sans faire injure au Mokka, qui a fait un “stage” à Rüsselsheim, mais qui demeure un produit international (Chevrolet Trax, Buick Encore), l’Adam est une pure production Opel et le restera. Cette citadine chic, qui a clairement la Fiat 500 dans le viseur, fait souffler un véritable vent de fraîcheur chez le constructeur. Certes anecdotiques, mais illustrant parfaitement ce vent nouveau, les choix du marketing Opel pour les couleurs de l’Adam : James Blonde, A Star in Brown, I’ll be Black, Purple Fiction, etc. Plus sérieusement, mais toujours dans cette optique de renouveau, la petite Opel pousse la personnalisation très loin. Le constructeur affirme que plus d’un million de combinaisons sont possibles en mariant les 12 teintes de carrosserie, 3 teintes de pavillon, 31 dessins de jantes, 4 jeux de clips de jantes, 4 teintes intérieures, 15 revêtements de sièges, 19 bandeaux de planche de bord, dont certains rétroéclairés, 6 décors de pavillon dont un éclairé par 64 LED, 8 lumières d’ambiance, etc. Il y en aura pour tous les goûts, et notamment ceux des femmes qui devraient représenter 60 % des acheteurs en France. Mais la personnalisation pour la personnalisation ne rimerait pas à grand-chose si elle se faisait sur des bases pas vraiment convaincantes. Et là encore, l’Adam fait un quasi sans faute avec un habitacle vraiment bien fini, bien assemblé, proposant des matériaux flatteurs. Elle surclasse la Fiat 500 sur ce point et tiendra tête à une Mini ou une Audi A1. C’est aussi valable pour l’équipement faisant la part belle à la technologie, mais aussi à l’infotainment grâce à IntelliLink, un système aussi simple qu’un smartphone, dont il se veut le prolongement.

Augmenter la facture moyenne de 1 500 à 2 000 euros grâce à la personnalisation

Une personnalisation également grande génératrice de marge, avec laquelle Opel France espère faire grimper la facture moyenne de 1 500 à 2 000 euros. Quant au mix de vente prévisionnel, il devrait être dominé par la finition intermédiaire Glam (de 14 540 à 15 550 euros) à hauteur de 45 %, suivie de près par celle baptisée “Jam” (de 13 390 à 14 100 euros), qui fait figure finalement de réelle entrée de gamme, même si cette dernière est matérialisée par la finition Adam proposée à 10 990 euros. L’Adam Slam, la finition haute, est proposée à 15 600 et 15 900 euros selon la motorisation. Au lancement, trois mécaniques essence seront disponibles avec le 1.2 70 ch, le 1.4 87 ch équipé du Stop & Start et, enfin, le 1.4 100 ch. Vous l’aurez noté, pas de Diesel qui ne représente que 10 à 15 % de ce marché en Europe. Et cela n’ira pas en s’améliorant avec les futures normes de dépollution de ces mécaniques. Cela étant, et c’est peut-être ici le seul reproche que l’on peut faire à l’Adam, sa gamme de mécaniques essence n’est pas aussi moderne que le reste. En effet, le 1.4 87 ch, qui sera le bloc le plus vendu, ne va pas tarder à souffler ses 10 bougies ! Rien de rédhibitoire toutefois, d’autant que la consommation mixte annoncée par Opel est de 5,1 l pour 119 g de CO2/km. Il manque également à cette citadine une boîte automatique. Mais Opel, ayant senti la critique venir, a également annoncé pour le premier trimestre 2014, soit juste un an après le lancement, un tout nouveau bloc 3 cylindres en aluminium ainsi qu’une nouvelle boîte 6 vitesses. Une boîte robotisée est également à l’étude. Si peu d’informations ont filtré sur cette boîte, concernant le 3 cylindres nous savons déjà qu’il sera d’une cylindrée d’un litre et qu’il sera proposé en deux niveaux de puissance, sans doute 80 et 100 ch pour l’Adam. Issu d’une nouvelle famille de moteurs annoncée par GM, à l’image du 1 litre Ecoboost de Ford, ce bloc prendra également place sous les capots des autres petites Opel, mais aussi des Chevrolet. Ce sera la seule “entorse” à la germanité du produit car l’Adam a été conçue à Rüsselsheim et sort de l’usine d’Eisenach. En effet, dans cette usine qui assemble également la Corsa 3 portes, dont l’Adam reprend, certes largement modifiés, la plate-forme et les trains roulants, Opel a investi 120 des 190 millions nécessaires à la mise en production du modèle. La capacité de production annuelle globale est de 180 000 unités, mais la répartition entre les deux modèles n’est pas figée. Si l’Adam est un succès et demande de nouvelles capacités, une partie de la production de la Corsa pourra être déplacée vers l’usine espagnole de Saragosse, qui produit également la Corsa.

10 000 immatriculations en 2013

En attendant, l’Adam va débuter sa carrière commerciale en début d’année en Europe, l’Italie et l’Allemagne devant être les plus gros marchés. Pour la France, il faudra attendre le mois de mars pour jauger du potentiel de ce modèle qui évolue sur un segment en croissance. En effet, depuis le début des années 2000 et l’arrivée de la Mini en 2001, les volumes vont crescendo. La Fiat 500, en 2007, a définitivement assis ce segment des mini-citadines chic dont les ventes sont passées de 480 000 à 630 000 unités entre 2008 et 2011 (+ 31,3 %). D’une manière plus large, si l’on considère les segments A et B, la progression est constante depuis plus de vingt ans. En effet, de 30 % du marché européen en 1990, les “petites” ont représenté 45 % des ventes en 2009. En France, cette part a même atteint 57 % du marché en 2009 avant de revenir à 47 % en 2011, soit plus d’un million d’unités tout de même. Le seul segment A, sur lequel évolue l’Adam, a ainsi représenté plus de 200 000 immatriculations dans l’Hexagone l’année dernière. Ce sera sans doute un peu moins cette année, mais cela reste un segment incontournable. Dans ce contexte et sans doute sur un marché 2013 encore compliqué, Opel vise 10 000 immatriculations, ce qui lui attribuerait, dans l’hypothèse d’un segment A à 200 000 unités fin 2013, une part de marché de 5 %. Pour mémoire, en 2011, la Fiat 500 représentait environ 8 % du segment avec plus de 15 300 unités. Parmi ces clients séduits par l’Adam, 80 % devraient être des particuliers et plus de la moitié d’entre eux devraient découvrir l’univers Opel et son réseau.

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L'Adam en bref

Date de lancement : Mars 2013
Objectif : 10 000 unités en 2013
Segment de marché : Citadine segment A
France : 200 000 unités en 2011
Principales Concurrentes de l’Adam Glam 1,4 Twinport 100 ch 15 550 € :
Twingo 1.2 Tce 100 ch Gordini : 15 000 € ;
Fiat 500 1.4 16v 100 ch Street : 16 100 € ;
Citroën DS3 1.4 VTi 95 ch Chic : 16 700 € ;
Mini One 98 ch : 16 950 €
Prix : de 10 990 à 15 900 € - Essence
 


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