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Clio 4 RS : A la recherche d’un supplément d’âme

Clio 4 RS : A la recherche d’un supplément d’âme

Héritière d’une très longue lignée de petites sportives, la Clio 4 RS est dans les showrooms. Bien que terriblement efficace, cette génération perd certains traits de caractères pour plus de polyvalence. Est-ce la bonne solution ?

Difficile de faire cohabiter passion et raison. Voilà le sentiment qui domine après avoir pris le volant de la nouvelle Clio RS. Pourtant, ce nouvel opus signé Renault Sport ne manque pas d’atouts, de charme et d’efficacité, mais il est privé de ce petit supplément d’âme, pas forcément rationnel, qui change le bon en très bon. Comme s’il s’agissait d’une Clio S et non d’une RS. Et pour confirmer ce changement, pour l’heure, il n’est pas prévu de décliner cette Clio 4 RS en versions de rallye. Mais partons du principe que ce petit “plus” sera présent sur une RS encore plus affûtée. Pourquoi pas une Clio Gordini, puisque Carlos Tavares a indiqué que les futurs modèles héritant des deux bandes blanches seraient les versions les plus sportives. En attendant, revenons à cette Clio 4 RS cuvée 2013.

Franchement, elle a tout ce qu’il faut, et c’est sans doute la plus efficace de la nouvelle génération de bombinettes. Mais l’alchimie n’opère pas. Déjà, comparativement à la Clio 3 RS lancée juste avant l’été 2006, sa personnalité est bien plus douce. Certes, il y a une lame type F1 dans le bouclier avant, un logo RS sous le grand losange à l’avant ou encore un extracteur à l’arrière et de grandes jantes spécifiques. Pour le reste, il s’agit d’une Clio “normale”. A l’intérieur, le traitement est plus sportif, mais les carences du modèle qui a servi de base sont toujours là.

Une offre en plein ­renouvellement

Cette Clio RS se veut donc plus polyvalente, et elle l’est effectivement. Mais ce n’était pas une torture de rouler au quotidien avec une Clio 3 RS ! Cela n’a pas empêché cette génération de s’octroyer jusqu’à 17 % de part de marché sur son segment en Europe. Un marché de la sportive du segment B qui pèse environ 30 000 unités, selon Renault. Et parions que ce sera d’avantage cette année et à l’avenir avec une offre complètement renouvelée. En effet, en plus de la Clio 4 RS, arrivent la 208 GTi, la Fiesta ST et l’Ibiza Cupra. La Renault pourra compter sur son bloc 1 600 cm3 suralimenté de 200 chevaux, issu de l’Alliance mais retravaillé pour l’occasion. Le calculateur, mais aussi le turbo plus petit, donc plus réactif, l’admission d’air et l’échappement (pas assez sonore) ont ainsi été revus. Et avec Renault, la F1 n’est jamais très loin. Ainsi, pour ce bloc, le constructeur a fait appel à une technologie issue de ses V8 avec des poussoirs DLC (Diamond Like Carbon). Quant à la boîte EDC, malgré quelques a priori, elle se marie finalement bien à l’ensemble grâce à l’influence des différents modes de conduite disponibles. Un groupe motopropulseur moderne qui explique la consommation mixte annoncée de 6,4 l, en repli de 25 %, et des émissions de CO2 de 144 g/km. Quant au châssis, revu par Renault Sport, il est plus rigide et embarque notamment de nouveaux amortisseurs avec une butée de compression hydraulique. Un châssis Cup est également disponible avec une garde au sol abaissée de 3 mm et des ressorts plus raides de 27 % à l’avant et 20 % à l’arrière. Cette Clio cache également un différentiel électronique pour encore plus d’efficacité. Le comportement très sain de l’auto laisse même penser que quelques dizaines de chevaux supplémentaires ne le mettraient pas à mal.

A vouloir plaire à tous, on ne séduit personne !

Très efficace, cette Clio RS est aussi très ludique avec son mode Lauch Control, son RS Monitor 2.0 et une tablette R-Link de série, qui fait de l’acquisition de données et vous offre une multitude d’informations sur le véhicule, vos performances à son volant, etc. Vous pouvez même choisir le modèle dont le son viendra vous accompagner dans l’habitacle. Vous l’aurez compris, cette Clio RS, toujours fabriquée dans l’usine de Dieppe, est très bien née mais, paradoxalement, risque de manquer sa cible. Du moins, sa cible historique. Ce n’est pas grave si la conquête est au rendez-vous, mais dans l’automobile comme ailleurs, à vouloir plaire à tous, on ne séduit personne !

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EN BREF - La Clio RS

Date de lancement
14 mars
Segment de marché
Citadines Sportives segment B
Objectif 2013*
3 000 unités en France
Principales concurrentes de la Clio RS 200 ch : 24 990 €
• Seat Ibiza Cupra 1.4 TSi 180 ch DSG7 : 21 950 €
• Peugeot 208 GTi 200 ch : 24 500 €
• Polo GTi 1.4 TSi 180 ch DSG7 : 26 470 €
Prix
24 990 €

*estimation JA


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