Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
La Quattroporte passe au Diesel

La Quattroporte passe au Diesel

Après la Ghibli, la Quattroporte succombe aux sirènes du Diesel. Equipée du même bloc V6 de 275 chevaux, la grande berline italienne se positionne en sérieuse prétendante pour briser l’hégémonie allemande. Malheureusement, 3 grammes de CO2 viennent lui compliquer l’existence.

“Révolution industrielle”. Rien à voir avec le grand mouvement du 19e siècle, mais Maserati, marque centenaire, considère qu’elle vient d’entrer dans sa révolution industrielle. Le 6e chapitre de son histoire. Le premier, baptisé “l’Origine”, a été ouvert en 1914 et dura jusqu’en 1939. Suivra l’âge d’or de 1940 à 1967. La suite sera plus trouble avec la période Bi-Turbo de 1967 à 1993 avant que ne s’ouvre le 4e chapitre en 1993 avec l’héritage Ferrari. Un premier renouveau en quelque sorte, qui évoluera à partir de 2006 pour conduire Maserati à l’année 2013, celle des grandes ambitions. En effet, le plan annoncé par Sergio Marchionne est clair : Maserati doit compter à nouveau dans l’univers du luxe avec un objectif de 50 000 ventes annuelles à l’horizon 2015. Ce total est encore loin aujourd’hui, mais la trajectoire prise par la marque ne fait plus de ce chiffre une utopie. Maserati doit donc s’organiser industriellement pour être cohérente avec sa volonté de croissance.

En attendant le SUV Levante

Alors que Maserati avait vendu seulement 6 228 véhicules en 2012, l’année 2013 a permis d’atteindre 15 400 unités. Et pour 2014, pas moins de 35 000 unités sont escomptées. En effet, en plus de l’arrivée de la Quattroporte Diesel, qui nous intéresse aujourd’hui, Maserati pourra compter sur la première année pleine de sa “petite” Ghibli. Un modèle qui, selon un responsable de la marque, devrait représenter plus de 20 000 immatriculations cette année. La Quattroporte devrait, quant à elle, atteindre 13 000 unités. Pour le prochain coup d’accélérateur, il faudra attendre 2015 et l’arrivée du Levante, le SUV de la marque, qui devrait être produit dans l’usine italienne de Mirafiori. Puis viendra, sans doute en 2016, le tour des GT, avec les GranTurismo et GranCabrio lesquels devraient être épaulés par un nouveau modèle plus petit, comme l’a illustré le concept Alfieri lors du dernier salon de Genève. En attendant, retour sur cette Quattroporte Diesel qui débarque dans les 320 showrooms de la marque.

Dans le cœur du marché

Lancée en 2012, cette nouvelle génération de Quattroporte a donc cédé aux sirènes du Diesel. Une nécessité, principalement en Europe où ce carburant représente l’immense majorité des immatriculations du segment. En effet, les sigles CDI, TDi ou d des Classe S, Audi A8, Porsche Panamera et autres Série 7 sont les plus répandus. Ainsi, le segment européen des limousines Diesel a représenté 15 871 unités en 2013, dont la grande majorité (13 202 unités) était propulsée par un bloc délivrant une puissance comprise entre 250 et 299 chevaux. Avec son bloc 3.0 V6 développant 275 chevaux, Maserati a donc choisi de se positionner au cœur du marché. Bien épaulé par une boîte ZF à 8 rapports, ce V6 venant de chez VM Motori se montre parfaitement à son aise sous le capot de la grande berline. Déjà monté sur d’autres modèles du groupe Fiat, ce bloc italien à simple turbo, utilisant notamment des roulements à billes en céramique, qui permet de réduire de 50 % les frottements, a été recalibré pour mériter de s’afficher avec un trident. La performance est au rendez-vous avec notamment les 100 km/h franchis en 6,3 secondes et une efficience relativement bonne.

Pour quelques grammes de trop…

En effet, la Quattroporte se contente, selon Maserati, de 6,2 l pour 100 km, ce qui correspond à des émissions moyennes de 163 g de CO2. Des valeurs de bonnes factures, mais la concurrence fait mieux ! En effet, une Audi A8 V6 Clean Diesel affiche 5,9 l et 155 g/km, une BMW 730d se limite à 5,6 l et 148 g/km et la reine de la catégorie, la Mercedes S350 CDi BlueTec, oscille entre 5,5 et 5,9 l et 146 et 155 g/km. Quelques grammes qui pénalisent l’Italienne car avec 163 g/km, un malus de 2 200 euros est à prévoir. Les concurrentes se limitant à 1 600 ou 900 euros. Même conséquence pour la TVS où le gramme de CO2 sera facturé aux entreprises 18 euros pour la Maserati contre 11,50 euros à ses trois concurrentes germaniques. Cela étant, c’est avec la Ghibli que Maserati est ambitieux sur le marché des entreprises.

---------
La Quattroporte Diesel

Date de lancement
Avril
Segment de marché
Berline luxe Diesel
2013 : 14 800 unités en Europe, 1 650 en France
Objectif*
150 unités en France
Principales concurrentes de la Quattroporte Diesel 275 ch : 96 800 €
• Porsche Panamera Diesel 250 ch : 87 365 €
• BMW 730d 258 ch Exclusive : 94 150 €
• Audi A8 3.0 TDi Clean Diesel Quattro 258 ch Avus : 98 310 €
• Mercedes S 350 BlueTec 258 ch Executive : 98 500 €
Prix
Diesel 96 800 €

*Estimation JA


Fichier lié à l'article

Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Ventes/France : la

Alors que la croissance des immatriculations s'est accélérée en novembre, avec un gain de 8,5%, la contribution à ce résultat des ventes tactiques explique en partie ce phénomène.

Une reprise de plus pour By my Car !

Le groupe dirigé par Jean-Louis Mosca et Jérôme Gerbier s'empare d'Auto Losange, distributeur Renault-Dacia dans la banlieue de Grenoble.

T3 : chiffre d'affaires en forte hausse pour Renault

Fort du succès rencontré par ses nouveaux modèles et par la bonne tenue de ses ventes en Europe, Renault voit son chiffre d'affaires progresser de 13% lors du troisième trimestre.

Résultats en baisse pour PSA au 3e trimestre

Confronté à des taux de change défavorables et au vieillissement de ses gammes, le constructeur tricolore voit son chiffre d'affaires reculer de 5% lors des trois derniers mois.

Mercedes a dévoilé son pick-up

Fruit de la collaboration entre Daimler et l'Alliance Renault-Nissan, le pick-up Mercedes sera lancé d'ici la fin de l'année 2017.

Exclusivité JA : Le futur des technologies automobiles selon Deloitte

Une étude réalisée par Deloitte démontre que l'intérêt des Français pour le véhicule autonome est en baisse et qu'ils ne sont pas nécessairement prêts à bourse délier pour toujours plus de technologies.

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page