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Les villes françaises ont un plan de déploiement de bornes de recharge

Les villes françaises ont un plan de déploiement de bornes de recharge

Sur la base d'une étude nationale réalisée par Les Clés de la mobilité et Athlon, impliquant 75 communes de plus de 65 000 habitants, 86 % des mairies ont un plan de développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques.

 

66 % des petites entreprises du domaine de la logistique urbaine prédisent que leur flotte sera totalement électrique d’ici 20 ans, pouvait-on découvrir récemment dans une enquête réalisée par Renault. Le moins que l'on puisse dire est que les villes françaises se préparent à ce changement de paradigme. Selon les résultats d'une étude menée par le cabinet Les Clés de la mobilité pour le compte d'Athlon auprès de 75 villes de plus de 65 000 habitants, 86 % d'entre elles prévoient d'installer de nouvelles bornes de recharge sur leur territoire dans les années à venir.

 

Elles sont déjà 38 % à disposer d'un parc de plus de 15 bornes actives. Elles sont tout autant à avoir un calendrier d'investissement à concrétiser dans les trois ans à venir, d'après les informations qu'elles ont transmises durant l'enquête. 30 % des communes se disent même prêtes à installer de nouvelles bornes au cours de l'année à venir.

 

Si 10 % n'ont encore pas tranché sur la cadence à adopter, 8 % des villes patienteront encore trois ans avant d'entamer les travaux. Le rapport de l'étude révèle par ailleurs que seules 4 villes ont mis en place un système de subvention en soutien à l'équipement des domiciles et que trois commues, en l'occurrence Paris, Marseille et Grenoble (pour les entreprises uniquement), contribuent à l'acquisition d'un véhicule électrique.

 

Caen, Clermont-Ferrand, Lyon, Nantes, Paris et Rouen sont les territoires de plus de 65 000 habitants à détenir des infrastructures de recharge des véhicules à hydrogènes. 88 % des territoires sondés ont clairement fait savoir qu'ils n'en disposaient pas. L'étude s'est, en outre, concentrée sur les objectifs d'amélioration de la qualité de l'air. 30 % des villes n'ont aucun objectif arrêté.

 

Mais la majeure partie (38 %) espère réduire de 20 à 34 % les émissions de CO2 dans les transports. 16 % vont jusqu'à envisager de réduire de plus de moitié. Quel que soit le niveau de baisse, plus d'une commune sur trois (34 %) entend remplir ses objectifs dans les cinq ans à venir. 14 % s'accordent 6 à 10 ans de délai. 1 ville sur 2 en France a adopté le système Crit'Air et les restrictions occasionnelles.

 

Plus d'une ville sur deux a vu rouler des navettes autonomes

 

Les routes solaires, à savoir celles dotées de panneaux photovoltaïques pour produire de l'énergie, ne retiennent l'attention que de quatre villes du panel : Nantes, Marseille, Rueil-Malmaison et Dijon. D'une manière générale, l'enquête nationale montre que les mairies sont peu enclines à se laisser séduire par l'innovation. 58 % d'entre elles n'envisagent pas de mettre en œuvre de nouveaux moyens de transport dans les années à suivre. Ce qui n'empêche pourtant pas quelques territoires de franchir le pas. 56 % des 75 communes contactées rapportent avoir expérimenté les navettes autonomes. Pêle-mêle, on peut citer notamment Angers, Lyon, La Rochelle, Dunkerque, Aix-en-Provence, Lille, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Mulhouse et Tourcoing.

 

Le cabinet à l'origine de cette étude inédite a établi un classement final à partir des éléments partagés par les sondés. Sur la première marche du podium des champions de la mobilité se hisse la métropole de Lyon. La cité rhodanienne s'est illustrée par ses efforts de diversifications et d'intensifications des efforts. Sa capacité à innover, à exploiter les données et à afficher un bon rapport qualité-prix des transport l'a placé devant Paris et Rouen, dont on se souvient qu'elle est la première ville européenne à avoir installer des robots-taxis sur une boucle fermée.

 

La suite du Top 10 des villes les plus favorables à la mobilité se compose dans l'ordre respectif de Bordeaux, Bourges, Saint-Denis (93), Lille, Vitry-sur-Seine (94), Caen et Marseille.

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