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Mais qui sont les acheteurs particuliers de véhicules ?

La baisse des ventes du canal des particuliers (-7 % depuis janvier 2019) s'explique par un retrait des primo-accédants des consommateurs réguliers mais aussi des petits budgets.

Mais qui sont les acheteurs particuliers de véhicules ?

AAA Data est parvenu à établir une nouvelle segmentation du canal des particuliers. Ses équipes ont analysé et décortiqué l'ensemble des données pour déterminer 10 catégories de particuliers, leurs caractéristiques et leurs évolutions d'achats.

 

83 % du marché automobile de véhicules neufs et d’occasion concerne les particuliers. Si ces derniers délaissent un peu les véhicules neufs (le canal des particuliers est en baisse de 7 % sur les 10 mois de l’année 2019), ils ont acheté ou loué 45 % des véhicules immatriculés sur cette même période. En revanche, ils sont à l’origine de 97 % des transactions de véhicules d’occasion. En volume, cette catégorie de clients pèse tout de même 5,512 millions d’unités depuis le mois de janvier 2019 sans que l’on sache réellement qui ils sont.

 

Une énorme inconnue à laquelle s’est attaquée la société AAA Data. Grâce au fichier SIV du ministère de l’Intérieur et aux datascientists, AAA Data a réussi à qualifier ce segment des particuliers afin d'en savoir plus sur ces clients. "Nous avons réalisé la première segmentation des modes de consommation automobiles en nous basant sur 10 années de parc automobile", explique Faïza Boufroura, responsable valorisation des données chez AAA Data.

 

L’ensemble des données du ministère ont donc été nettoyées, complétées, les erreurs d’orthographes sur les noms des acheteurs corrigées grâce à un historique des immatriculations depuis 2001. Une fois ce travail de fourmi réalisé, les consommateurs ont été segmentés dans des groupes homogènes et caractérisés selon le montant et la fréquence d’achat, l’âge et le sexe. Chacun de ces segments est ensuite analysé par rapport à l’acheteur moyen français qui est à 63 % masculin, est âgé de 52 ans, acquiert un véhicule d’occasion à 80 % (surtout dans les gammes inférieure et moyenne avec respectivement 35 % et 37 % des achats) qui émet en moyenne de 149 g de CO2/km, roule en diesel pour 55 % et privilégie les berlines.

 

Pour chacun des segments, AAA Data dispose de l'âge, du sexe, du département des données techniques de la voiture qu'ils possèdent (CO2, âge, puissance, énergie), de la carrosserie et de la gamme du véhicule. Des informations précieuses pour les équipes marketing des constructeurs mais aussi des groupes de distribution.

 

10 catégories d’acheteurs ont donc été répertoriées :

 

-  Primary needs : ces premiers acheteurs donnent la préférence au VO et sont âgés de 47 ans en moyenne. Leurs achats portent plutôt sur des véhicules essence (57 %). Ils pèsent environ 10 % des achats particuliers.

 

-  Low Budget : âgés de 48 ans, ces acheteurs à petits budgets sont masculins pour 63 % d'entre eux, se portent acquéreurs de VO en totalité et représentent 16,3 % des achats de VN à particulier.

 

- Settled : cette clientèle d'acheteurs bien installés affiche la cinquantaine raisonnable et se porte acquéreur d'un VO pour 95 % d'entre eux, 60 % roulant au gazole.

 

- Middle class : âgés de 52 ans, ces acheteurs sont plutôt concentrés géographiquement dans l'Ouest de la France, possèdent un véhicule de 10 ans en moyenne qui émet 134 g de CO2/km. Leur achat est dirigé vers le VO pour 77 %. Ils pèsent 16 % du marché des particuliers.

 

- Conservative : très masculins (68 % de cette catégorie), ils achètent également en majorité un VO (66 % d'entre eux), préfèrent le diesel (à 52 %) et les berlines à 69 %. Les conservateurs ne représentent que 2 % des achats de VN et VO aux particuliers.

 

- Regular consumer : ces acheteurs réguliers qui ne pèsent que 3 % du canal des particuliers sont très majoritairement masculins (à 82 %), âgés de 50 ans, habitent plutôt dans la moitié Nord de la France et achètent majoritairement des véhicules diesel (pour 61 % d'entre eux). Leur choix se porte essentiellement vers un achat VO (90 %).

 

- Opportunist : ces derniers, des hommes à 60 %, sont plus âgés que la moyenne (58 ans) et cherchent la bonne affaire sur le marché du véhicule d'occasion. Leur véhicule est aussi plus jeune que la moyenne (7 ans), et émet moins de CO2 que le reste du marché (126 g / km). 3% des achats de particuliers sont réalisés par les opportunistes.

 

- Easy moving : avec 12,2 % de la population des particuliers, les Easy moving doivent être traités avec attention car très difficiles à localiser. Ils achètent plutôt du VO (63 %) de gamme moyenne et supérieure (48%) mais en grande majorité de diesel (68 %).

 

- Renter : les locataires de véhicules sont les seuls parmi les 10 segments à rouler en voiture neuve essentiellement (74 %). Leur véhicule affiche 4 ans d'âge pour une émission de 116 g de CO2 / km et une puissance de 108 ch. Leur choix se porte majoritairement sur des motorisations essence (55 %) et vers les segments inférieurs et moyens. Ils représentent 8 % du canal des particuliers.

 

- Hedonist : ces clients à fort pouvoir d'achat pèsent lourd sur le canal des particuliers, 14 % des immatriculations. Leurs achats se portent aussi bien sur un véhicule neuf que d'occasion et gardent une préférence pour les véhicules de gamme moyenne ou supérieure.

 

Une fois ces segments établis, l'analyse du marché montre également une évolution très intéressante de ces acheteurs automobiles particuliers, comme le prouvent les deux graphiques ci-dessous. Il ressort en effet une baisse très nette des achats pour les Regular Consumer, - 23,8 % sur 2019 (10 mois d'immatriculations), par rapport à 2018.

 

Les Primary needs ont également fléchi au cours de cette année avec une diminution de 10,7 % des immatriculations. Enfin, les Low Budget ont également réduit leurs achats (-7,5 %) pour atteindre 16,3 % de ce canal des particuliers. Une baisse qui explique donc le retrait du canal des particuliers de 7 % depuis le début de l’année. Même si les segments à plus fort pouvoir d’achat (Middle Class, Settled, Hedonist et Easy moving) ont renouvelé plus fortement leurs achats en 2019, ils ne sont pas parvenus à compenser le retrait des segments à moindre pouvoir d’achat.

 

 

 

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