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Electrolease : naissance du premier loueur longue durée de véhicules électriques

Le groupe SWS lance Electrolease, le premier loueur longue durée de véhicules électriques en France.

Electrolease : naissance du premier loueur longue durée de véhicules électriques

Le groupe SWS, actif dans l’univers du leasing de biens d’équipements professionnels avec Axialease, se lance dans la location longue durée de véhicules électriques avec Electrolease, premier acteur du genre en France. Sébastien Luyat, son président, et Martin Lauthier, son directeur des opérations, nous exposent leur stratégie et leurs ambitions.

 

Pouvez-vous présenter le groupe SWS et sa principale filiale Axialease ?

Le groupe SWS est la holding d’Axialease, une entreprise spécialisée dans location financière d’équipements, principalement auprès de PME et d’ETI. A la base, notre métier est le leasing d’actifs technologiques dans le monde de l’IT, de l’informatique, de la bureautique et du télécom. Petit à petit, nous sommes allés chercher des relais de croissance. Nous nous sommes ainsi lancés dans le leasing de matériel médical et de matériel industriel, dont des véhicules. Axialease, c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros et une présence sur tout le territoire français à travers un réseau d’agences.

 

Vous lancez aujourd’hui Electrolease. Quelle est la spécificité de cette entité ?

Fort de notre expérience et au gré de nos rencontres, nous avons eu l’idée de lancer Electrolease, le premier loueur longue durée de véhicules 100 % électriques en France. Nous ne faisons donc ni d’hybride, ni de thermique. Nous parlons de véhicules qui permettent de se déplacer d’un point A à un point B, nous pouvons ainsi louer des camions, des bus, des motos, des vélos et bien entendu des voitures, en somme tous les moyens de locomotion 100 % électriques.

 

Pourquoi ne pas avoir tout simplement étendu le périmètre d’Axialease ?

Pour Electrolease, nous avons signé des accords avec des constructeurs qui n’avaient pas lieu d’être sur Axialease. Sur Axialease, on ne s’occupe que du financement et on laisse le client aller chercher ses fournisseurs. Sur Electrolease, c’est différent. Quand nous allons voir un client, nous lui proposons une solution clé en main avec le véhicule au travers de nos accords constructeurs et les services associés, dont les bornes. L’approche commerciale est également différente. Nous pouvons aller voir nos clients, essentiellement des PME et des ETI, en direct ou les aborder de manière indirecte par le biais d’accords avec des concessionnaires qui souhaitent disposer d’une solution de leasing de véhicules électriques. Nous nous sommes ici rapprochés de distributeurs automobiles, la stratégie étant de travailler en cross business avec des distributeurs concentrés sur l’Ile de France ou sur de grands territoires en régions. Nous souhaitons qu’ils soient à la fois distributeurs de notre offre, mais aussi promoteurs en proposant sur leur clientèle directe l’offre de LLD Electrolease. Je pense à la clientèle professions libérales et TPE, un business local que nous souhaitons conquérir sans pour autant venir phagocyter le business des captives. Nous venons en complément pour accompagner au mieux le développement des marques sur la partie électrique.

 

Quelles sont vos ambitions de développement ?

Sur 2020, nous projetons de faire 200 véhicules. Sur 2021, nous espèrons tripler ce volume et à nouveau tripler en 2022. Nous croyons fortement au développement du marché de l’électrique, nous sentons qu’un vrai virage a été pris. Tous les signaux le montrent. Nous n’avons jamais vu un tel niveau de vente de véhicules électriques. Nous pensons que quelque chose va se déclencher en 2020, ce sera une année de croissance très forte.

 

Pensez-vous que la fiscalité 2020 soit favorable à l’électrique, notamment la baisse du bonus ?

Nous pouvons voir ça de manière positive. Si le gouvernement décide de supprimer le bonus sur les véhicules à plus de 60 000 euros et le diminuer de moitié pour les professionnels, on peut se dire qu'il croit lui aussi à l’explosion du marché de l’électrique. Il y a certes moins d’aides mais a-t-on besoin d’un bonus de 6 000 euros pour une Tesla à 100 000 euros ? Le bonus est fait pour favoriser un investissement mais à partir du moment où on estime que le marché est lancé, il n’y a pas de raison qu’il soit maintenu en l’état. Et quoi qu’il en soit, nous n’avons pas construit notre approche commerciale sur le bonus, ce n’est pas un élément différenciateur dans la mesure où tout le monde est logé à la même enseigne.

 

Comment jugez-vous l’évolution du TCO des véhicules électriques ?

L’électrique est aujourd’hui compétitif en coût global par rapport à un équivalent thermique. Le véhicule reste plus cher à l’achat, et donc en loyer financier, mais plus pour très longtemps. Les économistes et les industriels pronostiquent un croisement des prix entre l’électrique et le thermique autour de 2022. Cette problématique d’écart de prix ne va pas durer même si on ne se voile pas la face sur cette réalité d’aujourd’hui. La deuxième variable sont toutes les prestations liées à l’utilisation du véhicule, à savoir la maintenance, l’assistance, le véhicule de remplacement, la carte de recharge –nous avons en l’occurrence un accord avec la carte Total Multi-Energies–, les pneumatiques, l’assurance… L’électrique est ici mieux positionné que le thermique. Et il y a enfin toute la fiscalité avec la TVS, le bonus, les amortissements non déductibles… qui est elle aussi favorable. Se pose également la question des avantages en nature. Il y a un coût de détention pour l’entreprise et un coût d’utilisation pour le conducteur. Peu de gestionnaires de parc ou de directeurs financiers le savent, mais un abattement de 50 % a été mis en place sur l’avantage en nature pour un véhicule électrique. Et il n’y a aucun avantage en nature sur la consommation d’électricité.

 

Quid des valeurs résiduelles ?

En tant que spécialiste du véhicule électrique, nous nous devons d’être optimistes, c’est notre positionnement. Nous croyons à l’électrique dans les entreprises, mais aussi à l’électrique sur le marché de l’occasion. Cela nous amène à prendre des positions de VR qui sont agressives. Quand vous parlez aux entreprises qui vont devoir faire évoluer leur flotte vers l’électrique, vous ne pouvez pas espérer faire des affaires sans prendre des positions de VR affirmées.

 

Quels types de contrats proposez-vous ?

Nous proposons des contrats à partir de 12 mois, c’est la durée minimum pour un contrat que l’on va qualifier de longue durée. En dessous, nous sommes sur de la location moyenne durée, ce que nous ne faisons pas. Mais dans les faits, nous n’allons pratiquement faire aucun contrat de 12 mois, ce n’est économiquement intéressant pour personne. Le gros du marché sera sur du 36 et 48 mois. Nous restons également ouverts à des contrats de 60 mois qui n’ont pas beaucoup d’intérêt sur le thermique en raison des coûts d’entretien qui augmentent, or il se trouve que nous n’avons pas cette problématique sur l’électrique. Il y a fort à parier que la part des contrats de 60 mois va se développer avec la montée en puissance de l’électrique. Les entreprises sont à la recherche des coûts d’usage les plus bas possibles, nous allons donc avoir des demandes d’allongement de contrats qui permettent justement cela.

 

Qu’avez-vous prévu en termes de bornes de recharge ?

Nous avons un accord avec ChargePoint pour la fourniture et l’installation des bornes de recharge. Ils se démarquent par leur qualité de service. Nous intervenons de concert pour accompagner nos clients sur l’implémentation de bornes, soit de 7 kW essentiellement pour la recharge à domicile, soit de 22 kW pour la recharge sur le parking de l’entreprise. La spécificité d’Electrolease est d’intégrer le contrat de la borne dans un contrat de location global. Nous louons la borne au même titre que le véhicule sur un même contrat. Nous sommes le seul acteur du marché à faire cela.

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