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IHS estime l’impact du coronavirus sur la demande mondiale d'automobiles

IHS estime l’impact du coronavirus sur la demande mondiale d'automobiles

Dans un contexte de crise sanitaire et économique, l’Institut IHS Markit a livré ses prévisions quant à la demande mondiale d’automobiles en 2020. Sans surprise, elle s’annonce en forte baisse, quel que soit le marché observé.

 

La pandémie de coronavirus a non seulement un impact sur l’offre, dû à la fermetures d’usines des constructeurs et des fournisseurs, mais aussi, bien entendu, sur la demande. Les mesure drastiques pris par les gouvernements, notamment en Europe, pour réduire le taux d’infection, ont évidemment un impact sur l'appétence des automobilistes à renouveller ou acheter un véhicule.

 

Mais à quelle échelle ? C’est ce qu’a voulu évaluer IHS Market. L’institut vient de révéler les résultats d’une de ses dernières études qui a évalué et analysé les conditions actuelles de la demande d'automobiles à la lumière des directives de confinement mais aussi des mesures prises par les différents acteurs du secteur, dont les concessionnaires.

 

Avec une première conclusion : la propagation mondiale de la pandémie de Coronavirus est devenue le principal facteur de risque auquel fait face l'industrie automobile, bien loin devant les fameux objectifs européens de CO2 qui, jusqu’ici, tenaient en haleine constructeurs et distributeurs. Balayée cette préoccupation qui devient désormais presque secondaire. Avant la question était de savoir comment livrer de l’électrifier. Désormais la question est celle de savoir comment livrer tout court, pour ne mettre en péril concédants et concédés. « La crise du coronavirus exerce une pression supplémentaire intense sur une industrie automobile déjà stressée et la dernière version des prévisions IHS Markit inclut des déclassements dans pratiquement toutes les régions, annonce l’Institut. L’attention passe d'un problème d'approvisionnement à un problème de demande à mesure que l'épidémie de coronavirus s'étend. »

 

Un ralentissement sans précédent de la demande automobile

 

Ainsi, les révisions à la baisse concernent évidemment le premier marché automobile mondial, la Chine, l'Europe et l'Amérique du Nord, bien que pratiquement tous les territoires soient confrontés à la perspective d'une certaine distorsion de la demande au cours des prochains mois. L’industrie automobile mondiale devrait connaître un ralentissement sans précédent et presque instantané de la demande en 2020. Avec, vraisemblablement une, certes lente, reprise.

 

IHS Markit table sur des ventes mondiales d'automobiles en chute d’environ 12 % en 2020, par rapport à 2019. 78,8 millions d’unités devraient trouver preneur, soit 10 millions d'unités en moins par rapport aux premières prévisions pré-coronavirus réalisées en janvier 2020. « Une baisse de 12 % pour 2020 serait considérablement pire que le creux de 8 % connu pendant la récession mondiale en 2008 et 2009 », note IHS Markit.

 

Pour le premier marché automobile mondial, les perspectives sont mitigées. Une lueur d'espoir subsiste pour ce pays, le premier en voie de sortir de cette crise sanitaire, mais qui reste vulnérable au risque de recrudescence du virus dans les prochains mois. En Chine, IHS Markit a revue la demande à la baisse de 2,3 millions d'unités pour 2020, avec des ventes de véhicules légers prévues à 22,4 millions d'unités pour l'année, soit un repli de près de 10 % sur un an.

 

Pour l’Europe, plus que jamais dans le dur de la pandémie de Coronavirus, IHS Markit mise sur une demande de 15,6 millions d'unités, en baisse de 13,6 % par rapport à 2019. Ce qui, en volume, représente une baisse de 1,9 million d'unités par rapport aux paramètres pré-coronavirus.

 

Enfin, concernant le marché américain, IHS Markit a remis à zéro ses prévisions, anticipant une forte récession de la demande, « les mesures annoncées de politique monétaire et budgétaire n'étant probablement pas suffisantes pour sauver le marché automobile d'un effondrement imminent de la demande. » Ce sont ainsi 14,4 millions d’unités en moins par rapport à 2019, qui ne devraient pas trouver preneur cette année, soit un repli d'au moins 15,3 % d'une année sur l'autre.

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